Exemplum epistolse quara scripsi
»vec lui tme escorte de notables et de prêtres. — Dédit 86 periculo. En réalité, ce n'était pas Eans courir un très grand péril, surtout après avoir refusé d'obéir, qu'il allait se mettre entre les mains du roi. Mais 11 comptait sur Dieu, et aussi sur son habileté personnelle. En outre, 11 espérait bien que Démétrius hésiterait à soulever toute la nation juive en faisant du mal à son chef. — Accepit aurum... (vers. 24) : pour gagner la faveur, alors si vénale, du roi et de ses principaux ministres. — Vestem est Ici un nom collectif : des vêtements. Ce genre de présent a toujours été en usage chez les Orientaux. Cf. Gen. XXIV, 53, et XLV, 22 ; IV Reg. v, 5, etc. — Xenia. Mot grec latinisé. A l'origine, il désignait les cadeaux faits par un hôte h son amphitryon, et réciproquement; plus tard il reçut, et c'est le cas ici, la sigrniacatlon de présents en gênerai. — Interpellabant... (vers. 25) : counne ils avalent déjà fait dans une circonstance semblable. Cf. X, 61 . — Fecit ei... sicut... (vers. 26). Voyez x, 3 - 6 et 69-65. — Exaltavit... in conspectu.. . En les rendant publics et officiels, le roi donnait à ses témoignages d'estime une valeur encore* plus considérable.— Statuit el... (vers. 27). Il lui conflrraa ladlgnitédegrand prêtre, qu'il tenait d'Alexandre. Cf. X, 20. — Qusecumque... pretiosa. C.-h-à., les autres honneurs qui lui avalent été conférés auparavant ; par exemple, le titre de général, le droit de porter la pourpre, la couronne et l'agrafe d'or. Cf. X, 20, 65, 89. — Principem amicorum. Le grec dit moins : Il le plaça parmi ses premiers unis. Cf. X , 85. — Postulavit... (vers. 28). Voyant le loi si bien disposé, Jonathas lui demanda une
faveur considérable, l'exemption de tout impdt pour la Judée et pour ceitains autres districts, « C'était presque demander l'indépendance, s II est vrai que Démétrius I" avait autrefois offert spontanément aux Juifs ce même privilège. Cf. x, 89-30. — Toparchias. Autre expression calquée sur le grec. Elle représente les trois nomes mentionnés plus haut (x, 30 et 38). Voyez levers. 34. — Et Samariam. Ce trait n'est pas sans difficulté , car on ne voit pas quel intérêt avait Jonathas à favoriser une contrée hostile à son peuple. Aussi a-t-on conjecturé qu'il y a Ici une faute de copiste, et on a proposé de supprimer la conjonction xal et de lire Trjç SauapciT-.oo;, au génitif, au lieu de l'accusatif ; les trois toparchies de la Samarie; c.-à-d., prises sur la Samarie. Voyez X, 30. — Promiitit el... : pour remplace^ le tribut proprement dit. — Talenta trecenta : 2 550 000 fr., s'il s'agit du talent hébreu (8 500 fr.) ; la moitié seulement de cette somme, s'il est question du talent syrien. Il est probable que les trois cents talents ne devaient être payés qu'une fois pour toutes. Comp. le vers. 35 , qui suppose que les Juifs ne devront plus rien au roi désormais. — Consensit rex (vers. 29). Jonathas obtint donc tout ce qu'il désirait. — Et scripsit : comme garantie offlclelle. Comp. le vers. 37.
30-37. Lettre par laquelle Démétrius II exempte les Juifs de tout tribut. — Rex... La salutation (vers. 80). Sur le titre de frère donné à Jonathas, voyez x, 18, et la note. — Exemplum (vers. 31). C.-à-d., copie, exemplaire. — Laxtheni. Josèphe, Ant., xiii, 4, 5, parle d'un Cretois nommé Lasthénès, qui avait levé les troupes a^ej
I Mach. XI, 32-37.
mus Lastheni, parenti nostro, de vobis, misimus ad vos, ut sciretis.