‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 660 sur 832 · Les ambassadeurs de Jonathas devant lo · texte numérisé non relu

Les ambassadeurs de Jonathas devant lo

Cliaise curule. ( D'après les monuinenU.)

sénat romain. — Intraverunt... Comme autrefois les envoyés de Judas. Cf. vm. 19. - 8scu,ul,on

I Mach. XII, 4-9.

nos ut renoraremus amicitiam et societatem, secundum pristinum.

4. Et dederunt illis epistolas ad ipsos ver loca, ut deducer^nt eos in terram juda cum pace.

6. Et hoc est exemplum epistolarum quas scripsit Jonathas Spaitiatis :

6. Jonathas, summus sacerdos, et seuiores gentis, et sacerdotes, et reliquus populiis Judœoium, Spartiatis fratribus. salutera.

7. Jampiidem missse crant epistolœ ad Ouiam. summum sacerdotem, ab Ario, qui regnabat apud vos, quoniam estis fratres uostri, sicut rescriptum continet quod subjectum est.

8. Et suscepit Onias virum qui raissus fuerat cum honore, et accepit epistolas in quibus significabatur de societate et amicitia.

0. Nos, cum nullo horura indigeremus, habentes solatio sanctos libros qui sunt in manibus nostris.

envoj'és pour que nous : euouveliorn l'amitié et Talliauce, selon qu'elle a été faite auparavant.

4. Et les Romains leur donnèrent des lettres pour leure officiers dans chaque région, afin qu'ils les fissent conduire en paix dans le pays de Juda.

6. Voici la copie des lettres que Jonathas écrivit aux Spartiates ,•

6. Jonathas, grand prêtre, les anciens de la nation, les prêtres et le reste du peuple juif, aux Spartiates, leurs frères, salut.

7. Il y a longtemps que des lettres ont été envoyées à Onias, le grand prêtre, par Ali us, qui régnait chez vous, ca: vous êtes nos frères, comme le montre la copie qui est jointe ici.

8. Et Onias accueillit avec honneur l'homme qui avait été envoyé, et il reçut les lettres, où il était parlé d'alliance et d'amitié.

9. Et nous, quoique nous n'eussions pas besoin de. ces choses, ayant pour consolation les sainte livres qui sont entre nos mains,

prislinum. Vi).\tz, viii, il-30, les conditions du traité d'ailiance. — Et dedo-unt.^ (vers. 4). Les Romains donnèrent anx délégués juifs des saufconduits, pour qu'ils pussent traverser eu toute sécurité, ù leur retour, celles des contrées soumises à la Juridiction de Eome qui étalent placées sur leur passage.

5-18. Lettre de Jonathas aux Spartiates. — Epistolarum. Le grec emploie aussi le pluriel, mais dans ic sens du singulier. De même aux vers. 6 et 19. C'est un hébraïsme. — Jonathas... talutem (vers. 6). La salutation ordinaire. — .Suuiorcs. Dans le grec : r, vspouoia. C'est la première fols que notre auteur mentionne cette assemblée ; mais nous savons par II Macb. iv, 44 et XI, 27, qu''elle existait sous les règnes d'ÀntlochusÉpiphaneetd'AiitlochasEupator. D'après Josèphe, elle remonte Jusqu'à l'époque d'Antiocbus III le Grand. A l'orlglae, elle était composée de vieillards, qui assistaient le souverain prêtre dans l'administration civilo ; de là son nom. Elle donna naissance à ce qui fut plus tard le sanhédrin. — Et sacerdotes. Ils sont mentionnés à cause du rdie Important qu'ils Jouaient chez la» Juifs. — Spartiatis /ratrilms. Ce nom de frères, que répètent les vers. 7 et 11 (comp. les vers. 10* et W"), sera expliqué au vers. 21. — Jampridem .. (vers. 7). Jonathas rappelle d'abord aux Spartiates d'anciennes avances qu'ils avalent faites eux-mêmes pour nouer des relations d'amitié arec les Juifs. — Ad Oyiiam. Onias I', qui exerça les fonctions de grand prêtre à Jérusalem, de 323-300 avant J.-C. — Ab Ario. «ogèpbe a lu aussi : Arlos. Les variantes du ffrec, Aaptio'j et Axpio'j. sont ccrtalncmo»*'

des fautes de copiste. D'ailleurs , au vers. 20 , le roi en question porte dans la traduction grecque le nom de "Apr,;. Arios !"■ régna à Sparte do 309-265 avant J.-C. Voyez Dlodore de Sicile, XX, 29; Justin, xxrv, 5. Onias I" étant mort en 300, la lettre d'Arius fut donc envoyée entre les années 300 et 309. Les LacéOémonlens étaient alors très opprimés parles successcursd' Alexandre le Grand; H était naturel qu'ils cherchassent de l'appui, même auprès d'un peuple faible comme l'était celui des Juifs, qui dépendait alors de l'Egypte. Il ne s'agit certainement pas d'Arios II (vers 255 avant J.C.), qui mourut âgé seulement de huit ans, et qui ne fut contemporain d'aucun gi-and protrc nomnié Onlis. — Sicut rescriptum... La lettre d'Arios est, en effet, Jointe à celle des Juifs. Cf. vers. 19-23. — Suscepit... (vers. 8). Jonathas rappelle aux Spartiates le Dtm accueil fait par Onias à leur ambassiidcur. — Virum... Il se nommait Démotél^s, d'après Josèphe. — In qnibus... Objet de la lettre royale : elle contenait une déclaration d'aUiancc et d'amitié. Comp. le vers. 23. — Cum utUlo horum (c.-à-d.deralllanceetde l'amliiédes Spart l.ntes)... Fier langage (vers. 9), qui exprime un fait très exact; car les Juifs, durant le pontiflcai d'Onlas !<'', heureux sous la ^ui.^raineté du roi d'Égyptc.n'avaient besoin d'aucune alliancc.Quant à Jonathas, tout désireux qu'il fût de l'aniilié des Sparliaccs, le sentiment de la dignité de 8<'n peuple l't jipfchalt de parler comme s'il l'eût désirée avec anxiété. Les mots suivants complètent d'ailleurs sa pensée : so!a/lo habmies... Les Juifi n'avalent pas besoin, dit -il, d'un autre secours ana celui de Dieu. — SancluH Uhros qui— L> -

I Mach. XII, 10-17.

10. nous avons mieux aimé envoyer vers vous, pour renouveler la fi-aternité et l'amitié, de peur que nous ne vous devenions étrangers ; car il s'est écoulé beaucoup de temps depuis que vous avez envoyé vers nous.

11. Nous donc, sans cesse en tout temps, aux jours solennels et aux autres jours où cela est nécessaire, nous nous souvenons de vous dans les sacrifices que nous offrons, et dans nos cérémonies, selon qu'il est du devoir et de la bienséance de se souvenir de ses frères.

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