‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 67 sur 832 · Die : Hœc dicit Dorainus Deus · texte numérisé non relu

Die : Hœc dicit Dorainus Deus

Eigone prosperabitur? Nonne radices ejus evellet, et fruetus ejus distringet, et siccabit omnes palmites germinis ejus.

décns, n'éult plus le glorieux cèdre planté sur U montagne (vers. 3»>); du moins, c'éult un

6. Lorsqu'elle eut pousse-, elle crût et dennt une vigne étendue, mais basse de taille, dont les branches regardaient l'aigle, et dont les racines étaient sous lui. Elle devint donc une vigne, et elle porta des sarments, et elle produisit do« rejetons.

7. Il vint ensuite un autre grand aigle, aux grandes ailes et aux plumes épaisses : et voici que cette vigne sembla porter ses racines et étendre ses branches vers lui, afin qu'il l'aiTOsât comme ses parterres féconds.

8. Elle était plantée dans une bonne terre, près d'eaux abondantes, atin de produire des branches, et de porter du fruit, et de devenir une grande vigne.

9. Dis : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Prospérera - 1 - elle ? Le premier aigle n'arrachera-t -il pas ses racines, n'abattra-1- il pas son fruit, ne desséchera-

Rameau de cMre.

unie falnsi dit l'hébreu, au lieu de in mperfltfU), qui pouvait grandir an bord des eaux. —

Crevitin vineam... (vers. C). Autre coiuparaison, qui convient fort bien & la situation de Sédécias et de son royaume. Assurément, la vigne n'a qu'une humble taille, mais elle pont produire des fruits abondants et précleu.v. Et de fait, si les Juifs ne s'étaient pas follement révoltés avec Sédécias, Us auraient pu vivre heureux dans leur état de dépendance. Pour cela, il suffisait que les branches et les racines de la vigne qui les symbolise vécussent sous la dépendance du grand aigle : rcipicientibus ramis... — Aqvila altéra... (vers. 7) : le roi d'Egypte, comme il est dit au vers. 15. Il était, lui augsi, un jiuissant monarque, et il luttait alors contre le roi de Babylone , auquel il disputait l'hégémonie sur le? contrées orientales. — Maonis alis, muUisqxu... La description ne lui attribue pas, comme à Nabuchodonosor, une Immense envergure et des plumes bigarrées; c'est que son territoire éUlt moins étendu, et ses vassaux moins nombreux, moins variés. — Et ecce vinea... Sédécias, comptant que le roi d'Égj-pte l'aiderait à secouer le Joug de Babylone, tenu de faire alliance avec lui : mittens radices..., extevdit... Les mots ul irrigaret... complètent la métaphore et lui donnent une saveur toute locale, car Us font allusion ù l'habile système d'irrigation par lequel les Égyptien! entretenaient une admirable fertilité dans leur pays. — In terra bona... (vers. 8). Comp. le vers. 5. Dieu revient sur les conditions relativement excellentes dans lesquelles se trouvait la vigne mystique de Juda, si elle avait su s'en contenter \>o\ir le moment. — Die... (vers. 9). Hélas! elle ne s'.n contentera pas, et elle provoquera ainsi la fureur de Nabuchodonosor, qui la détruira de fond en comble : nonne... evtllel...T — Facilité avec laquelle 11 accomplira cette œuvre de ruine -.non in bracUio grandi... — Ecee planta-j...; nonne... (vers. 10). Autre répétition emphatique. — Le ventva urens n'est autre que la oolère du nccnarque chaldécn. C'est le vent d'e^.

Ez. XVII, 10-17.

t-il pas tous ses rejetons, afin qu'elle se flétrisse, sans qu'il faille un bras puissant ni un peuple nombreux pour la déraciner entièrement?

10. La voilà plantée : prospérera-t-elle? Lorsqu'un vent brûlant l'aura touchée , ne séchera -t- elle pas et ne se flétrira -t- elle pas dans le parterre où elle aura poussé?

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