Et si qui ex vobis apti sunt con
Posuit allmevta. Détail non moins Important pour une place forte que l'armement proprement dit.
34-40. Simon se déclare partisan do Démétrius II. — Ad Demetrium... On croit que ce prince était alors à Sélcucle. En se rangeant de son côté, Simon lui demanda naturellement d'accorder aux Juifs des concessions importantes, et entre autres choses de les dispenser de toute sorte d'Impôts: ut... remissionem... — Actu^... per direptionem... Locution énergique. Tryphon n'avait songé qu'à piller la contrée. — Et Devietrius... (vers. 35). Il s'empressa d'accepter la demande de Simon, dont le concours lui éuiit alors Indispensable. — Summo sacerdoti (vers. 36). Simon avait succédé à Jonatlias dans cette fonction sacrée en même temps que dans celle de chef civil des Juifs. — Et amico... Voyez X, 16, 19, 65; SI, 27, etc. — Senioribus : les membres de l'assemblée nommée plus haut y:poyffta. Voyez la note de xii, 6. — Coronam... (vers. 37). Sur l'usage d'envoyer alors au roi de Byiie des couronnes d'or ou leur équivalent, voyez X, 20, et la note. — Et bahem. Dans le grec : ^ditv, nue branche de palmier. Cette branche était évidemment en or. Cf. II Mach, xtv, 4, et le com-
mentaire. Quelques critiques adoptent la variante paivYjv, et supposent que ce mot désigne un riche vêtement (les Uomains le nommaient ^ palmata J>) orné de broderies en or qui représentaient de» branches de palmier. En toute hypothèse, c'était un symbole de victoire. — Pacemmagnayn.G.-h-à., une paix durable. — Quse indulsimits. Probablement les immunités que Démétrius II avait autrefois promises aux Juifs. Cf. xi, 34-35. — Quœcumque enim... (vers. 38). Allusion au traité conclu avec Jonathas (cf. xi, 29 et ss.), dont 11 ratifle et renouvelle les conditions. — Munitiones quas... Voyez le vers. 33. — Remittimus..-. (vers. 39). Amnistie générale pour les faute* commises par les Juifs contre Démétrius, dont ils avalent abandonné la cause pour soutenir ceUe d'Antlochus VI, son rival. Cf. xi, 54 et ss. — El si quid... Exemption de tout impôt, de quelque genre qu'U fût. — Les mots in Jérusalem ne signifient point que cette exemption ne dût pas atteindre le reste de la Judée. La capitale est nommée pour tout le pays, parce que c'est en elle qu'étalent centralisés les Impôts, après avoir été perçus. — Et. si qui... (vers. 40). Les Julis sont Invités à s'enrôler dans les armées syrienDec Voyez X, 36, et la note. Démétrius savait par
I MAcn. XIII, 41-46.
Bcribi inter nostros, conscribantur ; et sit inter nos pax.
41.Aunocentesîmoseptuagesiraoablatum est jugum gentium ab Israël.
42. Et cœpit populus Israël scribere in tabulis et gestis publicis : Anno primo sub Simone, summo sacerdote, magno duce, et principe Judaeorum.
43. In diebus illis applicuit Simon ad Gazam, et circuradedit eam castris, et fecit raacliinas, et applicuit ad civitatem et percussit tan-em unam et comprehendit eam.
44. Et eruperunt qui erant intra machinam in civitatem, et factus est motus magnus in civitate.
45. Et asceuderunt qui erant in civitate, cum uxoribus et filiis, supra murum, scissis tunicis suis; et clamaverunt voce magna, postulantes a Simone destras sibi dari,
46. et dixerunt : Non nobis reddas seeundum malitias nostras, sed secundum miscricordias tuas.
sont propres à être enrôlés dans nos troupes, qu'ils soient enrôlés, et que la paix soit entre nous.
41. En l'année cent soixante- dixième, le joug des nations fut enlevé de dessus Israël.
42. Et le peuple d'Israël commença à écrire sur les tables et les registrespublics: La première année, sous Simon, souverain prêtre, grand chef et prince des Juifs.
43. En ces jours -là, Simon marcha sur Gaza, l'investit avec son armée, fit des machines, s'approcha de la ville, attaqua une tour et s'en empara.
44. Ceux qui étaient dans une de ces machines firent irruption dans la ville, et il y eut un grand tumulte dans la ville.
45. Et ceux qui étaient dans la ville montèrent sur les murailles avec leurs femmes et leurs enfants, ayant leui-s tuniques déchirées, et ils crièrent à haute voix, demandant à Simon qu'il leur donnât la main,
46. et disant : Ne nous traite i^as selon notre malice, mais selon tes miséricordes.
expérience qu'il poavait compter sur leur fidélité. Cf. XI , 47 et 66. — Inter nostros : dans la garde roy.ile.
41-42. Le peuple Israélite Jouit d'une entière indépendance, sous la suzeraineté du roi de Syrie.
— Anno... Cette date est notée ù cause de l'importance du fait. C'était en 142 avant J.-C. — Jugum geiilium: le joug syrien, sous lequel le peuple de Dieu gémissait depuis si longtemps. Aussi les Juif j se donnèrent-ils la satisfaction de ciinipter les années à partir de celle où Ils avaient recouvré leur liberté : cœpit populus... (vers. 42).
— In iahulia. Grec : dans les écritures; c.-à-d., dans les divers documents écrits, soit publics, soit privés. — Et gestis. D'après le grec : dans les contrats ; c.-ù-d., dans les documents relatifs aux affaires, au commerce, etc. — Annoprimo snb... Une ère nouvelle commença donc alors pour eux. On possède des monnaies Juives, qu'un certain nombre de numUmates supposent frappcî-es sous le gouvernement de Simon , et qui portent les dates des années 1 , 2 , 3 et 4.
«• Simon b'empare de Gazara. XIII, 43-48.
43-44''. Siège et prise de la vWlc. — In diebus ints... Simon mit aussitôt à profit l'accroissement de 6on autorité et la paix dont Jouissait fou peuple depuis l'alliance avec Démétrlu? , pour réduire le^ ji]accs fortes que l'ennemi possédait encore sur le territoire Juif. — Gazam. Tous les manuscrits grecs et les anciennes versions nomment aussi Gaza; mais Josèphe, Anl., xii, 6, 7, et Bell.jud., i, 2, a lu : Gazara. C'est à cette leçon que les critiques donnent assez gént'-rale- ■lent •( à bon droit la prèféi cnce. En effet , la
lointaine Gaza ne nuisait en rien à l'indi^pendance des Juifs. Il n'en était pas de même de Gazara, si rapprochée de Jérusalem, et qui était, avec l'Acra, le principal appui du parti helléniste. Voyez IX, 52, et le commentaire ; x, 12. Comp. xrv, 7, 34, où 11 est dit expressément que Judas s'empara de Gazara ; xv, 28, et xvi, 1 , où cette vllie est citée comme une possession Juive. Il est difficile que l'occupation par les Juifs d'une place si Importante n'ait pas été racontée expressément dans ce livre; or c'est ce qui aurait eu lieu, s'il n'était pas question d'elle ici. — Circumdeciit..., fecit... Ces détails dénotent un siège en règle. — iJachinas. D'après le grec : des l'i.tTjAzii, (à la lettre : des <t prend-villes »). t'étaient d'énormoB tours mobiles, reposant sur de^ roues, récemment inventées par Démétrius PoUorcètes ; on les approchait des remparts, dans lesquels elles ouvraient promptemcnt de larges brèches. Cf. Plutarqne, Dcmetr., 21 ; Diodore do Sicile, xx, 48.
— Percussit turrem... Co fut le commencement de la victoire. P.ientôt la ville entière tomba an pouvoir do Simon (vers. 44*).
44*>-43. Les habitants obtiennent d'être épargnés. — Jfoftu a Ici le feus de commotion morale, trouble. Ce détail va être aussitôt développé en termes pathétiques. — .Çctssis tnnlcis (vers. 45). En signe de deuil et de supplication.
— Non... seeundum malitias... (vers. 48). Leur malice consistait vraltemblab'.ement dans l'apostasie. Comp. les vers. 47 et 48. — Flcxua Simon... (vers. 47). Tout en leur lals-ant la vie »-auve, 11 les obligea néanmoins de quitter la ville. — .l/undavit Btdcê.^ Les habitante étaient donc tonib<'s
I Mach. XIIT. 47-51.
47. Simou, apaisé, cessa de les combattre; il les chassa cependant de la ville, et il purifia les maisons où il y avait en des idoles : et ensuite il y lit son entrée au chant des hymnes, en bénissant le Seigneur;
48. et après qu'il en eut enlevé toute impureté, il y établit des hommes qui pratiquaient la loi ; il la fortifia et y établit sa demeure.
49. Or ceux qui étaient dans la citadelle de Jérusalem étaient empêchés de sortir et d'entrer dans le pays, et d'acheter, et de vendre, et ils eurent très faim, et beaucoup d'entre eux moururent par la famine.
50. Alors ils crièrent vers Simon de leur donner la main, et il la leur donna ; ])uis il les chassa de là, et purifia la citadelle de toute souillure.
51. Ils y entrèrent ensuite le vingttroisième jour du second mois, Tan cent soixante et onze, avec des chants de louange, des branches de palmiers, des harpes, des cymbales et des lyres, des hymnes et des cantiques, parce qu'un grand ennemi avait été exterminé d'Israël.
47. Et llexus Simon, non debellavit eos ; ejecit tamcn eos de civitate, et mundavit sedes in quibus fueraut simulacra ; et tune intravit in eam cum hymnis. benedicens Dominum ;
48. et éjecta ab ea omni immunditia, coUocavit in ea viros qui legem facerent; et munivit eam, etfecit sibi habitationem.
49. Qui autem erant in arce Jérusalem prohibebantur egiedi et ingredi regionem, et emere, ac vendere ; et esurierunt valde, et multi ex eis famé perierunt.
50. Et clamaverunt ad Simonem ut dextras acciperent, et dédit illis; et ejecit eos inde, et mundavit arcem a contaminationibus.
61. Et intraverunt in eam tertia et vigesima die sccundi mensis, anno centesimo septuagesirao primo, cum laude, et ramis palmarum, et cinyris, et cymbalis, et nablis, et hymnis, et canticis, quia contritus est inimicus magnus ex Israël.
en plt in dans l'Idolâtrie. — Cum hymnis : au chant des ps-aumes. — Immunditia (vers. 48). C.-à-d., toute trace du cultf Impur des Idoles. — Viros qui Icgem... : des Juifs orthodoxes et sûrs. — Fecit sibi... Petite nuiiiice dans le grec 11 b'y fit une habitation. Ce détail aussi partit démontrer avec certitude que la ville prise par
Lyre sur une monnaie juive.
Situon n'était pas Gaza, mais Gazara; car on comprendrait difficilement que le chef des Juifs ait établi sa résidence à l'e.Ntrémité de la contrée. Comp. le vers. 54, qui nous apprend que Jean, flls de Simon , s'était fixé à Gazara , après avoir été nommé généralissime dos troupes juives.
6" I.a citadelle de Jérusalem, depuis longtemps occupée par les Syriens, est enfin reprise par les Juifs. XIII, 49-54.
43-50. La garnison, affamée, se rend à discrétion. — Qui... in arce... Il j- avait plus de vingt ans que ips.Syrlcis s'étaient installés dans l'Acra, d uv» Ils molestaient fréquemment la ville. Cf. i, «r. et s.'.; vi, 1>»; II Mach. iv, 12, 27, eta L«B
Machabées, malgré tous leurs efforts, n'avaient pu réussir à les en déloger. Cf. vi, 19 et ss. ; XI , 20 , etc. Les habiles mesures prises par Jonathas (comp. xii, 36, et la note), et continuées par Simon , avaient mis la garnison dans une situation pénible, qui devait forcément aboutir, dans IfS circonstances présentes, à une reddition. Tryphon, incapable de la ravitailler naguère, lorsqu'il se trouvait dans la contrée (cf. xiii, 20 et ss.), était encore plus impuissant à distance, et Démétrius II, devenu l'ami des Juifs, se serait bien gardé de les mécontenter. — Esurierunt. . . Bloqués de toutes parts, les Syriens ne pouvaient s^ piocurcr dos vivres. Cf. xu, S6\ La famine éclata donc, terrible, et ils furent forcés de te rendre. — Conlaminalionitius (vers. SO*») : les souillures de l'Idolâtrie. Comp. le vers; 48.
51-53. Entrée triomphale des Juifs dans la citadelle. — Secundi mensis. Il se nommait 'iyyar, et correspondait à la Un d'avril et au commencement de mal. — Anno... L'an 14 1 avant J.-C. — Ixajnis palmarum • à la manière usitée pour la fête des Tabernacles (cf. Lov. xxni, 40; Neh. viu, 15) et en d'autres Joyeuses occasions (cf. II Mach. X, 7 ; Joan. xii, 13, etc.). — Cinyris... et nablis. Deux sortes d'instruments à cordes, nommés en hébreu klnnôr et nébel. — Quia contritus... Formule solennelle, analogue li celle que le narrateur a employée en annonçant que les Syriens s'étaient emparés de la citadelle. Cf. i, 37 et 38. — Constituit... (vers. 62). Institution d'une fête annuelle, pour célébrer le souvenir»
Comment.
I MACn XI II, 62 — \l\, 2.
52. Et coiislitiiit ut omnibus annis i «{^erentur dies hi cuiu laelilia.
53. Et niuiiivit luontem tem])li, qui erat eecus arcem, et habita vit ibi ipse et qui cum eo erant.
54. Et vidit Simon Joaunem, filium suum, quod fortis praelii vir esset, et posuit euni duceiu virlutum universarum ; et liabitavit iu Gazaiis.
52. Et il ordonna que toue ies ans ce» jours .seraient célébrés avec réjouissance.
53. II fortifia aussi la montagne du temple, qui était près de la citadelle, et il y liabita, ainsi que ceux qui étaient avec lui.
54. Ensuite Simon vit que Jean, son fils, était un vaillant homme de guerre, et il l'établit chef de toutes les troupes; et il habita à Gazara.