Et rex Demetrius statuit illi aummum sacerdotiuni
39. secundura haec fecit eum araicum suum, et gloriticavit eum gloria magna.
40. .\udivit euim quod appellati sunt Judœi a Romanis amici, et socii, et fratres, et quia susceperunt legatosSimonis gloriose,
41. et quia Judaei et sacerdotes eorum consenserunt eum esse ducem suum, et summum sacerdotera in œternum, donec surgat propheta fidelis ;
42. et ut sit super eos dux, et ut cura esset illi pro sanctis, et ut constitueret
36. Et, durant ses Jours, les affaires ])ro*sj)érèrcnt entre ses mains, de .sorte que les nations furent bannies du pa3's, ainsi que ceux qui étaient dans la ville de David, à Jérusalem, dans la citadelle, d'où ils sortaient et profanaient tout aux environs du sanctuaire, et faisaient une grande plaie à sa pureté.
37. Il y établit des Juifs pour la sécurité de la contrée et de la ville, et il releva les murs de Jérusalem.
38. Le roi Démétrius l'a confirmé dans le souverain sacerdoce ;
39. en même temps il l'a déclaré son ami, et l'a glorifié d"une grande gloire.
40. Car il avait appris que les Romains avaient appelé les Juifs leurs amis, leurs alliés et leurs frères, et qu'ils avaient reçu avec honneur les ambassadeurs de Simon ,
41. et que les Juifs et leurs prêtres avaient consenti à ce qu'il fût leur chef et leur souverain prêtre pour toujours, j usqu'à ce qu'il se levât un prophète fidèle,
42. et à ce qu'il fût leur chef, qu'il prît soin des choses saintes, qu'il établît
Cf. xni, 5-6. — Jixquiaivit... exaltare... Tel avait été le mobile perpétuel de sa conduite. Remarquez l'énergie des expressions. — Proxperatum est.^ (vers. 36). Tout ce qu'il entreprit en faveur de sa nation lui réussit. L'écrivain sacré relève, comme détail particulièrement glorieux et Important, l'expulsion des Syriens de toutes les villes de la Judée qu'ils occupaient encore (comp. les vers, 33 et 34), et surtout de l'Aora : ut tollerentur... — De qua procedebant... Cf. i, 35 et 88.; VI, 18, etc. — Le mot castitati doit être expliqué d'après le contexte ; il désigne la pureté du ten.p1e, qui était comme souillée par le voisinage do ces idolâtres et par leur conduite opposée en tout & sa sainteté. — CoUocavit in ea... (vers. 37). Non seulement Simon conserva la citadelle, mais, comme l'ajoute le grec, 11 la fortlQa encore; entre des mains Juives elle ne pouvait qu'ajouter à la force de la capitale. — ExaltaHt muros... Dans les temps anciens, les remparts des villes étaient très élevés. — Et rex... L'Inscription pasbe à ce que Démétrius II avait fait, de son côté, pour honorer Simon, vers. 38-46. — Staïuit illi... C.-à-d. qu'U le confirma dans sa dignité de grand prêtre. Cf. XIII, 36. — Secundum fuee (vers. 39) : d'une manière conforme aux nobles actions et aux titres glorieux de Simon. Dans le grec, ces deux mots sont rattachés au verset qui précède : Il lui conféra le souverain eaccrdoce d'après ces choses. — Fcrit... amlcum... Voyt'z xiii, 3fi. — AwilHt enim... (vers. 40). L'alliance des Juifs avec la puissante Rome, dont Simon avait obtenu le renouvellement (cf. XIV, 16 et 8«.), ne contribua pal PMI 4 régler la conduite de Démétrius à
l'ég.ird du grand prêtre. — Amici, et socii, et fratres. Accuumlatlon d<! synonj-mes qui inoutre combien le peuple Juif était fler de cette alliance. — Et ç/itia Jiidsei... (vers. 41). Autre motif qui avait déterminé Démétrius h combler Simon de toutes sortes d'iionneurs. D'après d'assez nombreux oxégètes contemporains, la particule grecque OTt serait une Interpolation; c'est donc une nouvelle phrase, indépendante du vers. 40, qui commencerait ici, et notre verset, avec les suivants, continuerait rénumération dus dignités conférées à Simon par le peuple juif. Dans ce cas, c'est au vers. 35 que se rattacherait notre passage. Mais un seul manuscrit grec est favorable ù cette hypothèse, en supprimant la conjonction oTi ; elle est donc assez peu vraisemblable. D'ailleurs le sens est au fond le même, quelque oi)inion que l'on adopte. — Jn xtcrnum. C'est Ici l'expression principale : non seulement la nation juive avait fait de Siiuoii son chef temporel et spirituel , mais elle avait fi-^é à perpétuité ces deux hautes fonctions dans sa famille, comma héréditaires. — Donec surgat... On était depuis longtemps sans prophète ; mais on savait qu'il en surgirait un (cf. Mal. iv, 5), qui parlerait au nom de Dieu, comme ses prédécesseurs. Jusqu'à son arrivée, on regardait comme provisoire tout qui avait lieu d'i :6ollte pour le gouvernement civil du peuple. D'après la plupart des anciens commentateurs, c'est le Messie en personne qui serait désigné par cette expression ; mais nou» croyons qu'il vaut mieux lui laisser, comme plui haut (voyez iv, 46, et la note), sa sigiilticatlon générale. Le grec, en effet, dit sans article : Un prophète, et non : Le prophète (par excaUenoa).
I Mach. XIV, 43-48.
des intendants but leurs ouvrages, sur la contrée, sur les armes et sur les garnisons ,
43. qu'il prît soin des choses saintes; que tous lui obéissent, que tous les actes fussent écrits en son nom dans le pays , et qu'il fût vêtu de pourpre et d'or ;
44. qu'il ne fût permis à personne du peuple et des prêtres de violer aucune de ces choses, ni de contredire ù ce qu'il aurait ordonné, ni de convoquer une assemblée sans lui dans la contrée, ni de se vêtir de pourpre et de porter une agrafe d'or;
45. et quiconque agirait contre ces ordonnances, ou en violerait quelque chose, serait coupable.
46. Et il plut à tout le peuple d'établir Simon dans celte autorité, et d'agir selon ces paroles.
47. Simon accepta, et il lui plut d'exercer le souverain sacerdoce, et d'être chef et prince de la nation des Juifs et des prêtres, et de commander à tous.