et voici quel était leur contenu
Le roi Antiochus à Simon, grand prêtre, et à la nation des Juifs, salut.
3. Parce que des pervers se sont emparés du royaume de nos pères, je veux le revendiquer et le rétabhr comme il était auparavant ; c'est pourquoi j'ai levé une nombreuse armée d'élite et construit des vaisseaux de guerre.
4. Je veux entrer dans la contrée, pour me venger de ceux qui ont ravagé notre pays, et qui ont désolé des villes nombreuses dans mon royaume.
rum. C.ft-<1., à l'intérieur de l'enclos sacré; probablement dans ce qu'on nouiuiait le parvis d'Israël ( .itl. archéot, pi. xcix, flg. 1, 2). — In loco celcbri : en im endroit très visible. — In aerario: dans le trésor du temple. On voit, par ce traita qu'on y déposait des documents politiques importants. — Ut haieai... Simon et ses fils étalent intéressés à posséder une pièce offlcielle qui déclarait héréditaires dans leur famille les dignités acihnaiiiue et de grand prêtre.
f m. — Relations de Simon avec Antiochus Hidétcs; il inenrt assassiné. XV, 1 — XTI, 24.
1» Antiochus VII écrit à Simon pour lui faire des propositions très hunorablcs. XV, 1- 9.
Chai-. XV. — l-'2». Introduction. — Rex Anltochtis. Ce prliK-e est connu dans l'histoire sdiis le nom d'Antiochus VII SIdétès (c.-à-d. , piobablement, originaire de Side, capitale de 1?. Pamphylie, où il avait été élevé). C'est par anti cipation qu'il porte ici le titre de roi (tilre que le piec omet en cet endroit; mais qu'il emploie, connue la Vui{;.Tte, aux vers. 2«, 3, 11 et 25), à moins donc qu'il ne su le soit arrogé aussitôt qu'il se mit à remplir les fonctions royales. Il rét^na d« 139-128 avant J.-i:. — Filius Demetrii : non pas de Di-niélrius II, alors rognant, et prisonnier des l'arlhes (cf. xiv, 3), lequel était son frère ; mais de bémélrius I". — Atisit... epislolas. Cléopâlro, qui avait épousé Démétriub II (cf. XI, 12), était régente pendant l'ab-
sence de son mari. Tryphon, qui posséiiait Autloche et la pUis grande p.irtie de la Syrie proprement dite (cf. XIII, 32), lui disputait assez mollement alors la souveraineté sur le reste du royaume. Pour lutter avec pins d'avantage contre cet usurpateur, elle fit apjiel à son beau -frère Antiochus, qui accourut volontiers pour la secourir. Avant de commencer vigoureusement les hostilités, 11 crut lx)n de faire des ouvertures à Simon , pour s'assurer de son concours. — Ab insulis maris. Sur cette expression , voyez vi, 29, et le commentaire II semble avoir résidé h Rhodes lorsqu'il rei;ut l'invitation de Cléopàtre. Voyez Appien, Syr., 6S. — Sacerdoli et principi. Grec : Prince et ethnarqne. Cf. XTV, 47, et la note.
2*'-9. La lettre d'Antiochus. — Après la salutation accoutumée (rex... salutem), le prince commence par exposer ses projets, vers. 3-4. — Prstilentrs. Cf. vers. 21 ; x, 61. C'est Trypiion qui est désigné par cette épiMièto én^rginnc - Hityuuin patrum... C.-à-d., ie royaume de Syrie, fondé par Séleucus I«Nicator, duquel .\ntlnchui descendait directement. — £/«cfam/tîci.„ SIdéiès s'était déjà procuiô une armée de mercenaires. Chose facile « pour quiconque avait une cause »1 défendre et de l'argent pour la soutenir >'. — Feci navea... Cela était absolument nécessalra dans le cas d'Antiochus, puisqu'il partait de» « ties de la mer » avec ses troupes. — Proceden per regionem (vers. 4). ftren ; ( Je veux ) débar-
I Maoh. XV, 6-10.