Cum autem consumptum esset Ba
(vers. 24). Le grrec rattache à bon droit ces denx mots à la ligne qui précède, de la manière suivante : (Jonathas) commençant, et les autres reprenant, ainsi que Néhémle- C'est donc par Jonathas que la prière qui va être citée fut réellement composée. Elle est fort belle dans sa simplicité, et très bien appropriée aux circonstances. C*est l'unique modèle qui nous ait été conservé d'une prière ayant accompagné un sacrifice. Elle commence par une longue énnmératlon des attributs divins, accumulés d'une manière solennelle. Cf. Dan. m, 62 et ss. Dieu y est d'abord loué comme créateur tout -puissant, mais luste et miséricordieux ; puis comme roi unique, éternel et absolu du monde (vers. Zi^ et 25»). — Solus prsestans est une bonne traduction des mots ô p.ôvo; -/apr^yô;. Chez les Grecs, le substantif Xop/)Y<>î désignait, en premier Heu, celui qui se chargeait dès frais nécessaires pour faire exécuter une iiièce de théâtre, et, dans un sens dérivé, tout donateur eu général, quel que fût l'objet donné. Ce nom convient donc excellemment à Dieu, qui nous fournit tout ce dont nous avons besoin. — Qui libéras... (yeTS.25*>). Les suppliants signalent la conduite aimable de ce Dieu créateur et roi envers sa nation privilégiée. Cf. Ps. XXXIII, 17, etc. — Patres electos : les patriarches spécialement choisis pour être la souche d'Israël. — Accipe... (vers. 26). Ici commence la prière proprement dite. Elle conjure Dieu d'agréer pour tout son peuple (l'adjectif universo est très accentué) le sacriQce qui se consumait alors sur l'autel. — Fartem tuam : le peuple juif, qui appartenait en propre à Jéhovah comme son héritage, f'f. Deut. xxxii, 9, etc. — Congrega... (vers. 27). Jonathas demande ù Dieu de rassembler les nombreux membres do la nation sainte qui étaient alors dispersés k travers le monde.
— Dispersionem (grec : 8".a<77topd(, mot devenu célèbre dans l'histoire Juive de cette époque et des siècles suivants). L'abstrait pour le omcret. Voyez Joan. vri, 37; Jac. i, 1 ; I Petr. i, 1, dans le texte grec. Un certain nombre de ces dispersés jouissaient de leur liberté entière, mais d'autres étaient esclaves des païens ; on fait une supplication particulière pour ces derniers : eos qui serviunt... — Contem.ptos et abominatos. Expressions très fortes, pour décrire l'état dans lequel se trouvaient beaucoup de ces malheureux esclaves. — Ut sciant... Pensée qui revient très souvent dans les saints Livres. En délivrant les Juifs du pouvoir des païens, Dieu prouvera à ces derniers sa toute - puissance Infinie. — Afflige opprimentes... (vers. 28) : en vertu de la loi du talion. — Contumeliam... in superbia. Description très exacte de la conduite extérieure et des sentiments Intérieurs des Gentils à l'égard d'Israël. — Constitue... (vers. 21). Résumé de toutes les demandes qui précèdent. La Vulgate a supprimé une belle métaphore : Planfe (y.aTt- <p'jTEU(Tov) ton peuple. Les Juifs sont comparés à un arbre planté dans un terrain fertile {in loco sancto: la Palestine). — Sicut dixit... En effet, cette dernière demande est empruntée, à part une légère modification, au premier cantique de Moïse. Cf. Ex. xv, 17.
30-36. Le prodige, parfaitement attesté, attire au temple de grands présents de la part du roi de Perse. — Psallebant hymnos. Le grec emploie l'article : les hymnes ; c.-à-d., les psaumes qu'on avait coutume de chanter durant les sacrifices. Les mots usquequo... sacriflcium sont omis dans le texte primitif. — Cum autem... ex residua... (vers. 31). Le texte grec est difficile; II a été probablement corrompu. La Vulgate donne un sens excellent. — Juasit... Le but que se pio.
II Mach. I, 32-36.
crificium, ex rosidua aqua Neheraias juseit lapides majores perfundi.
32. Quod ut factum est, ex eis flarama accensa est ; sed ex lumine quod ref ulsit ab altari consumpta est.
33. Ut vero raanifestata est res, renuntiatum est régi Persarnm quod in loco in quo ignem absconderant hi qui translati fuerant sacerdotes, aqua apparuit, de qua Nehemias, et qui cum eo erant, purificaverunt sacrificia.
34. Considerans autem rex, et rem diligenter examinans, fecit ei templum, ut probaret quod factum erat.
36. Et cum probasset, sacerdotibus donavit multa bona, et alia atque alia munera, et accipiens maau sua, tribuebat eis.
36. Appella\Tt autem Nehemias hune Incum Nephthar, quod interpretatur Purificatio; vocatur autem apud plures Nephi.
consumé , Néhémio ordonna que l'on répandit ce qui restait de l'eau sur de grandes pierres.
32. Dès qu'on l'eut fait, il s'y alluma une flamme; mais elle fut consumée par la lumière qui brilla de l'autel.
33. Lorsque la chose fut connue, on rapporta au roi de Perse qu'au lieu où les prêtres qui avaient été déportés avaient caché le feu, on avait trouvé une eau dont Néhéiuie et ceux qui étaient avec lui avaient purifié les sacrifices.
34. Le roi, après avoir considéré la chose et l'avoir soigneusement examinée, bâtit 1;\ un temple, pour certifier ce qui était arrivé.
35. Et, ra3'ant vérifié, il donna aux prêtres de grands biens et des présents de divers genres, qu'il leur distribuait de sa propre main.
36. Néhémie appela ce lieu Nephthar, c'est -il -dire, Purification; mais il est nommé par jlusieurs Néphi.
posait Néhémie en donnant ce nouvel ordre était nioins d'utiiiser le reste de la substance apportée de la citerne, que de montrer, d'une manière encore plus frappante, qu'elle contenait vraiment le feu sacré. — Lapides majores : de grosses pierres qui se trouvaient là. — Kx eis fiamma... (vers. 32). Le miracle se renouvela aussitôt; mais, cette fois, c'est la flamme de l'autel qui mit le feu au liquide placé sur les pierres : sed ex lumine... Grâce à cet autre prodige, on vit bien que la substance en question n'était pas une huile minérale, qui avait pris feu aux rayons du soleil. Comp. le vers. 22. Voyez, III Reg. xvm, 34 et 8S. , un miracle analogue. — Ut vero... (vers. 33). Le bruit de ce fait éclatant parvint Jusqu'au roi de Perse; ce qui n'a rien d'étonnant, puisqu'il avait des officiers qui commandaient en son nom à Jérusalem. — Qui trantlati... : les prêtres autrefois déportés en Chaldée. Cf. vers. 19'. — Nehemias et qui... Le grec emploie la locution toute classique o\ îtept vbv Nc£ix(av. Elle est familière & notre auteur. Cf. X, 16, 25, 33: XI, 6; XII, 11, H, 16, 36; xm , l, 23; XIV, 18, etc. — Purificaverunt... Expression importatite dans le récit. Comp. le vers. 36. On purifiait d'ordinaire les membres des victimes tu moyen d'une lustratlon. Dans le cas présent, se rite avait été suppléé par le feu sacré. — Oonsiderans... cl... examinan.i (vcrii. 34). li« groc dit simplement : Le roi ayant clos ( le lieu où s'était liasse le prodige). Lit Vnlgate a donné un sens Inexact «a verb« ZEptçpâfaç; elle a ensuite paraphrasé. Feeit el templum. .Simplement
dans legrcc:lllelllHaiiil.C.-;i «1 (lu'IllU d.' l'cncioa un Ik'U «icré. — Ut probarrt... : p<nir attr<<t<?r U Térlt^ du fait. Cette phraae est omise dans le
grec, n en est de même de la suivante : et aim probasset (vers. 35). — Sacerdotibus..., Iribxubat eis. La Yulgate p.iraphrase Ici encore. T,e grec dit : Et pour ceu.x-ci (les prêtres) le roi prenait beaucoup de présents et (les leur) donnait. «Les Imparfaits montrent que le monarque manifesta à différentes reprises sa bienveillance de cette manière. » — A ppellarnt... hune locum (vers. 36). Plutôt, d'après le grec : Néhémie appela cela (toOto); c.-à-d., la substance liquide trouvée dans le puits. — Nephthar. On a vainement essayé de rattacher ce nom à une racine hébraïque ou sémitique; par exemple, au verbe hébreu fâtar, sourdre à la manière d'une fontaine (nf/râr désignerait alors l'écoulement de l'eau épaissie;. Il est d'origine persane, ou du moins aryenne. Na^Ôcép correspond vraisemblablcm nt an substantif zend naptar, qui repré.=ente l'eau pure et purifiante. — Interpretatur purifirutio. De là l'un des noms donnés à la fête anniversaire. (3omp. le vers. 18*. — Apud plures Nephi. Corruption populaire du nom primitif. Le greo ordinaire a NESÔaef; quelques manuscrits, Ne^ Oai ; d'autres, NeqjOcr, etc.
6» Ce qu'avait fait Jérémie pour préserver la feu sacré, le tabernacle et d'autres objets employé» an service dn culte. II, 1-12.
Ce récit est destiné, comme le précédent, k relever l'Importance du temple de Jérusalem, et à montrer qu'il était l'unique sanctuaiic légitime d'Israei. On l'a également traité de légendaire. Les « critiques » allèguent, comme prouve de leur assertion, le silence gardé par Jérémie, sur les faits Ici nicontés, dans le livre de ses pniphéties; mais chacun sait qu'un sliiip'f " *rgumentum e •ilentto » ne prouve rien. Les au-
Il Mach. I), 1-4.
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