Hinc ergo narrationem incipi
de Jason. — Plénum vigiliarum... Abréger l'ouvrage d'un antre est souvent , en effet , une tâche très ardue. — Sicut M... (vers. 28). Le narrateur a recours à une comparaison pratique, familière, pour mettre en relief l'étendne de son travail : un festin délicatement préparé est agréable aux convives; mais celui à qui Incombe le soin de pourvoir à tout, de diriger les cuisiniers et les serviteurs, a une tâche assez délicate, a L'auteur semble faire allusion à la coutume des anciens, qui, dans les festins, choisissaient ordinairement un d'entre eux, pour avoir soin de préparer toutes choses, et de faire en sorte que chacun fût content. C'était un emploi fort difficile de plaire au goût de tout le mond? , et de ménager leurs Intérêts communs. » (Calmet, h. l. ) Cf. Eccli. xxxk, 1-2 ; Joan. ii, 10. — Quserunt... propter... gratiam. Nuance dans le grec : (De même que , pour celui qui prépare un festin) et qui cherche l'utilité des autres , ce n'est pas chose facile; de même, en vue de la reconnaissance (ou : du plaisir) d'un grand nombre , nous supportons volontiers la peine. La Vnigate a condensé la phrase.
29-32. Différence entre l'œuvre de Jason et celle de son abrévlatour. — Le vers. 29 se rattache très étroitement au 28^ car les participes concédantes et studentes dépendent du verbe sustinemiis. La Vulg. exprime Imparfaitement le sens. Le grec dit : Laissant à l'auteur (au Heu du pluriel auctoribtis) le soin de traiter exactement de chaque chose (de singalia), et prenant de la peine pour suivre les n'^gles d'un abrégé. L'auteur (avyypaçe-j;) n'est autre que Jason. L'abrévlateur montre fort bien en quoi sa part do labeur a différé de l'œuvre originale : lui. Il ne s'est inquiété que d'abréger, conformément aux loU littéraires d'un tel travail ; c'est natu-
rellement l'historien qui a eu la part principale^ celle de faire les recherches que demandait un récit exact et fidèle. — Sicut enim... (vers. 30). Pour rendre plus claire encore la relation qui existe entre son œuvre et celle de Jason, l'abréviateur a recours à une autre comparaison très pittoresque : Jason est l'architecte qui a construit l'édifice; il n'est, lui, que le peintre qui a décoré les murs. — M vero qui... Dans le grec : Mais celui qui entreprend de la peindre ( la construction) à l'encaustique, et d'y représenter des objets vivants. Sur la peinture à l'encaustique, fréquente chez les Assyriens, les Chaldéens, les Grecs et les Romains, voyez Pline, Hist. nat., XXXV, 11 ; Vltmve, vii, 5 , 9 ; Calmet, h. l.; Guhl et Koner, La vie antiqv^, Man-ael d'archéologie grecque et romaine, t. II, p. 281 de la trad. franc. (Paris, 1885). A Ninive et à Babylone , « la 8urfa:e des briques et des tulles était couverte d'un vernis sur lequel des dessins étalent peints; on fixait ensuite la peinture en soumettant les briques à la chaleur d'une fournaise. » Au fond, le procédé est resté le môme en tous lieux. — Ita sestimandum. . . Grec : C'est ainsi que je Juge également en ce qui nous concerne.
— Etenim... (vers. 31 ). Ce verset et le suivant précisent encore davantage, en les opposant l'un à l'autre, le genre propre à l'historien et celui qui convient à l'abréviateur. — Intellectum colligere.he grec dit simplement : pénétrer (au cœur même du sujet par des recherches intellectuelles).
— Ordinare sermonem. Dans le grec : rendre compte de tout. — QurioHus. . . disquirert. C.-ù-d., s'étendre en détail sur les divers points.
— Brevitatem... sectari (vers. 8'2). Grec : rechercher la concision dn style. — Executiones. rerum : l'exposé trop complet des matières.
Si. (}ODClu8lon de la préfaoa. — Hine ergêm.
ri mach. m, 1-4.
mus : de prppfatione tantum dixisse sufficiat; Ptultum etenira est ante historiara efliueie, ia ipsa autem historia succingi.
narration ; en fait de préface, que ce qu« nous avons dit suffise ; car il serait insensé d'être diffus avant de commencer une histoire, et d'être suceinct dans l'histoire