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CHAPITRE III

1. Igitnr cum sancta civitas habitaretur in omni pace, leges etiam adhuc optime custodirentur, propter Onife pontificis pietatem, et animes odio habentes mala ,

2. fiebat ut et ipsi reges et principes locnm siimmo honore dignum ducerent, et templura raaximis muneribus illustra rent;

3. ita ut Seleucup, Aeiae rex, de redditibus suis praestaret omnes sumptus ad ministerium sacrificiorum pertinen-

4. Simon autem, de tribu Benjamin, prœpositus templi constitutus, conten-

1. Lors^iue la cité sainte était habitée au milieu d'une paix parfaite, et que les lois étaient encore très bien observées à cause de la piété du grand prêtre Onias et des cœurs qui haïssaient le mal,

2. il arrivait que les rois eux - mêmes et les princes regardaient ce lieu comme digue d'un très grand honneur, et qu'ils ornaient le temple de riches présents;

3. à tel point que Séleucus, roi d'Asie, fournissait de son revenu toutes les dépenses qui concernaient le ministère des sacrifices.

4. Mais Simon , de la tribu de Benjamin, qui avait été établi intendant du

Traneltlon , pour passer m récit proprement dit. - De pisefatione... svfflHat. Dans le grec : N'ayant a]omé que cela à ce qni a été dit auparavant. « Cela », c-à-d. les vers. 25-32. - Motif qui porte le narrateur à abréger sa préface : ntultum est enim... En effet, mettre une longue Introduction en avant d'un petit volume serait une chose étrange.

{ II. — Le sacrilège d'Héliodore et son châtiment. III, 1-40.

1* Héllodore est envoyé à Jérusalem par le roi Séleucus pour piller le temple. III, 1-8.

Chai'. III. — 1-3. Tableau général de la situation : la paix et la piété régnent à Jérusalem, les rois de Syrie eux - mêmes se montrent pleins do respect pour le temple. — Igitur cum... Pour mieux mettre en relief l'atrocité de l'entreprise Impie qu'il va décrire, l'historien sacré ouvre sa narration par une petite description dramatique de la paix profonde qn'Héllodore vint troubler. - fiancta civitas. Beau nom donné Ici à Jémgalem pour la seconde fols. Cf. i, 12. — Tn... pace. I/adJoctlf omnf est très accentué. Paix Intense, que rien ne menaçait ni au dedans ni •n dehors. — Et Uge'... I^k^s mots adhvc optime .»niipo9cnt un état de choses subséquent, durant iKliict la loi mosaïque devait être violée et oubliée par un grand nombre do Juifs. Cf. I Mach. I, M et 88., 43 et ss. l'rnpier Onift... Ciiuse •j>éi;lalc de cette fidélité & la loi. I,o grand prêtre Ici nommé n'est pas Onias 1", qui a été mentionné I Mach. XII, 7 et s., mats Onias III, qui exrrva le souvornln pontlOcat de 19R à 176 avant J..0. Sur w pléi* et •«• haute» qualité», voyti

IV, 2 et XV. 12 ; Josèphe, Ant., xn, 4, 10. — Et animos... Le peuple entier était fervent, bien disposé. Dans le grec, le mot unique ( [J-ito^iovTipctx-/) qui correspond aux quatre mots latins «animos... mala », se rapporte encore à Onias : ( A cause de la piété d'Onlas ) et de sa haine pour le mal. — Fiebat ut... (vers. 2). Autre trait destiné à relever l'étendue de l'attentat. Les rois et les princes païens eux-mêmes honoraient le temple et lui envoyaient des présenta. L'auteur a surtout en vue les rois de Syrie, notamment Antlochus III le Grand et son flls Séleucus ( voyez le vei-s.3). Ptolémée II Fhlladclphe et Htolémée III É vergeté, rois d'Égrypte, s'étalent conduits de même d'après Josèphe, Avt., xn, 2, 4, etc. — Ita vt Séleucus (vers. SX Séleucus IV, dit Phllopator, qui régna de 187 à 176 avant J.-C. C'est sous son règne, et par conséquent avant l'année 176, qu'eut Heu la tentative criminelle d'Héliodore. — Sur le titre Âsirn rex, voyez I Mach. vin, 6 et le commentaire. — Sumptus^. j^acriftciorum. Il ne fant pas trop presser l'adjectif omnes, puisqu'il est supposé, au vers. 6, qu'une partie de l'argent du trésor sacré servait aux frais des sacrifices. Longtemps avant l'époque des Machftbées, les rois de Perse Darius, flls d'Hystaspe, et Artaxercès Longue- Main avalent assigné des revenus spéciaux pour subvenir aux frais du cnlto dans le temple de Jérusalem. Cf. Esdr. VI, î) et VI 1,20-23. Démétrius /' "^ter offrit plus tard de f:\lro de même. Cf. I Mach. x, 39. 4 -fi. Simon, gouverneur du temple, excite la convoitise des Syriens en parlant des trésors qu'il renfermait. — De trtbu Benjamin. Il n'appart naît donc pM à U race saoerdoUle. — PrmpotU' *

II Mach. III, 6-8.

temple, s'efforçait, malgré la résistance que lui opposait le prince des prêtres, de tramer quelque chose d'injuste dans la ville.

5. Mais, ne pouvant pas vaincre Onias, il alla trouver Apollonius , fils de Tharsée, qui commandait en ce temps -là dans la Cœlésyi'ie et dans la Phénicie ;

6. et il lui annonça que le trésor de Jérusalem était rempli de sommes énormes, que la richesse publique était immense, qu'elle n'était pas réservée pour la dépense des sacrifices, et qu'il était possible de faire tout tomber entre les mains du roi.

7. Lorsque Apollonius eut rapporté au roi ce qu'on lui avait dit touchant cet argent, celui-ci fit venir Héliodore, qui était préposé à ses affaires, et l'envoya avec ordre de faire transporter l'argent.

8. Aussitôt Héliodore se mit en route, en apparence pour visiter les villes de

débat, obsistente eibi principe sacerdotum, iniquum aliquid in civitate molii'i.

5. Sed cum vincere Oniara non posset, venit ad Apollonium, Tharsœae fiîium, qui eo tempore erat dus Cœlesyriae et Phœnicis ;

6. et nuntiavit ei pecuniis innumerabilibus plénum esse aerariura Jerosolymis, et communes copias immensas esse, quœ non pertinent ad rationem sacrificiorum ; esse autem possibile sub potestate régis cadere uni versa.

7. Cumque retulisset ad regem Apollonius de pecuniis quse delatse erant, ille accitum Heliodorum, qui erat super negotia ejus, misit cum mandatis, ut prsedictam pecuniam trausportaret.

8. Statimque Heliodorus iter est aggressus , specie quidem quasi per Cœle-

templi. On Ignore an Jnste en quoi consistait cette fonction. Josèphe, Ant., xx, 8, 11, suppose que c'était celle de trésorier du temple, n s'agirait, selon d'autres, du capitaine de la garde du sanctuaire (cf. Act. rv, 5; V, 24), ou de l'offlcier chargé de surveiller les livraisons en nature ou en numéraire faites au temple. — Chntendebat... Occasion de l'odieuse et crimineUe Indiscrétion de ce t préposé ». — Iniquv,m aliquid. . . La Vulgate ne traduit pas littéralement le teste, qui porte : Il entra en lutte avec le grrand prêtre au sujet de transgressions de la loi. Quelques manuscrits ont àyopavofifa;, au Heu de vrapavofAî'a:. Le sens serait, si leur leçon est authentique : Au sujet de la surveillance du marché public. — «Sed cum mneere... (vers. 5). Le saint et vénéré pontife l'emporta naturellement dans ce litige , et le vaincu médita aussitôt une ignoble vengeance. — ApolUmium, Tharssese... L'historien romain Polybe, xxxi, 21, 2, mentionne un personnage de ce nom , qui exerçait une grande Influence sur Séleucus IV. D'autre part, 11 est question , I Mneh. m , 10 - 12 , d'un général syrien également nommé Apollonius, qui fut le premier adversaire de Judas Machabée. On a identlflé le fils de Tharséas (grec : ©paffat'ou, € Thrasaeus ») tantôt au premier, tantôt au second. Ce ne sont là que des hypothèses. Il diffère certainement d'un antre Apolionins mentionné plus bas (cf. V, 24). Voyez I Mach. i, 30 et les notes. — Dux. Dans le grec : avpa.zr\y6ç, chef militaire. — Cœlesyriae. A l'origine, ce nom de « Syrie creuse » désignait la profonde vallée qui sépare le Liban de l'Anti- Liban (.AU. géogr., pi. I, VII, x). Plus tard, II fut appliqué à toute la Syrie méridionale. — Plénum... serarium... (vers. 6) : le trésor du temple, qui s'était enrichi peu à peu, grâce aux dons des princes et des Simplet particuliers ( vases sacrés en or et en

argent, numéraire, etc.). Si l'on ajoute à cela les dépôts que les Juifs avaient été autorisés à y faire de leur argent privé, on conçoit que, par la suite des temps, ce trésor fût arrivé à contenir d'immenses richesses : pecuniis innumeraliHbus (grec : indicibles). — Ht communes copias. . . Le grec porte , d'après la leçoH qui semble la meilleure : De sorte que la multitude des sommes était incalculable. — Qiwe tiow pertinent... C.-à-d. que les sommes en question étaient distinctes de celles qui servaient aux frais des sacrifices. Le grec dit plus : (Des sommes incalculables) qui n'étalent pas en rapport avec les sacriflces; c.-à-d. que ces valeurs dépassaient de beaucoup ce qu'exigeaient les frais des sacriflces. — Esse autem possibiU.^ Insinuation extrêmement perfide.

7-8. Le roi , averti , envoie Héliodore à Jérusalem, avec mission de s'emparer de ces richesses. — Oumque retulisset... Apollonius avait parfaitement saisi le sens des dernières paroles de Simon, et s'était hâté d'aller avertir le roi, lequel, de son côté, se mit aussitôt à agir. — Heliodorum. Appien, Syr., 45, le mentionne parmi les principaux officiers de Séleucus IV. D'après ce même auteur, Héliodore finit par assassiner son maître, dont il prit même la place pendant un court espace de temps. — Qui super negotia... C'était donc le premier ministre. « On a retrouvé, eu 1877 et 1879, dans l'île de Délos, deux inscriptions grecques qui se rapportent à Itii. Elles nous font connaître que son père s'appelait Eschyle, et qu'il était d'Antioohe. L'une de ces inscriptions lui donne le môme titre que le livre des Machabées et dans les mêmes termes Un: -û>-/ T:paYp.àT(.)v TSTavuÉvov. »)F. Vlgonroux, les Livres saints et la critique, t. IT, p. 153 de la 2* édit. — Ciiin mandatis, ut... Klcn de plus naturel que cette mission suua ce

II Maoh. in, 9-12.

Byriam et Phœnicen civitatee esset peragrjitiinis. le vera autem régis propoaitiim perfecturns.

9. Sed, c\!in venisset Jerosolymam, et bénigne a summo sacerdote in civitate psset exceptas, narravit de dato indicio f)ecumarum, et cujus rei gratia adesset aperuit ; interrogabat autem, si vere haec ita essent.

10. Tune summue sacerdos ostendit deposita esse hase, et victaalia viduarum et pupiilorum ;

11. quaedam vero esse Hircani Tobiae, viri valde eminentis, in his quae detulerat impius Simon ; universa autem argenti talenta esse quadringenta, et auri duceuta ;

12. decipi vero eos, qui credidissent locoet templo, quod peruniversum mundum honoratur, pro sui veueratione et sanctitate, omnino impossibile esse.

Cœlésyrie et de Phénicie, mais en réalité poir exécuter l'intention du roi.

9. Mais, lorsqu'il fut arrivé à Jérusalem, et qu'il eut été reçu avec amabilité dans la ville par le grand prêtre, il fit part de l'information donnée au sujet de l'argent, et déclara le motif de sa présence; puis, il demanda si tel était l'état des choses.

10. Alors le grand prêtre lui représenta que cet argent était en dépôt, que c'était la subsistance des veuves et des orphelins ;

11. qu'une partie des sommes dont l'impie Simon avait parlé appartenaient à Hircan, fils de Tobie, homme très éminent ; que le tout consistait en quatre cents talents d'argent et en deux cents talents d'or ;

12. qu'au reste il était absolument impossible de tromper ceux qui avaient eu confiance dans un lieu et dans un temple qui était honoré dans le monde entier, pour sa majesté et sa sainteté.

rapport historique. D a été dit plus haut ( voyez les notes de I Mach. m, 29-30) à quels embarras financiers les rois de Syrie étalent réduits depuis que Rome. leur avait imposé une lourde contribution de guerre. Le prédécesseur et le successeur de Séleucus TV essayèrent également de remplir leur trésor en pillant un temple. Voyez les notes de i, 17, et I Mach. vi, 1 et ss. — Statimqiit... (vers. 8). Chacun des complices déploya beauoanp d'activité dans cette triste besogne. — Specie quidem... U fallait donner le change sur le but du voyage d'Héllodore; autrement les Juifs auraient en tout le temps de mettre les richesses du temple en sûreté.

2» Grande surexcitation et profonde douleur dans la ville, lorsqu'on connut les intentions de l'envoyé royal. III, 9-21.

9 - 14». Héliodore révèle au grand prêtre l'objet de sa mission ; Onlas tente en vain d'en empêcher Texécution. — Beniçne... exceptus. Ce trait souligne davantage les intentions sinistres d'Héllodore. — De dato indicU). . . : les itiformations communiquées par Simon ë, Apollonius , puis par ce dernier an roi. — Tiinc aummus... (vers. 10). Onlas exposa simplement et loyalement quelle était la nature des richesses du temple. QUes consist nient, pour une part considérable, en dépôts faits par les veuves et les orphelins (.depotita... et xdetvtalia...). En effet , < dans les temps anciens, les banques de dépOts faisant complë- Mment défaut, il arrivait fréquemment que les teirplcs leur servaient de substituts. Assurément, aucun intérêt n'était alloué ; mais les dépositaires avaient le drf>lt do retirer leurs dépôts à vue. ^ Sur le caractère particulièrement t-acré de la propriété dea veuves et des orphelins d'après les t<UM blbllquei, voyci Deut. xxvn, 19; Job,

XXIV, 3; Ps. xcni, 6, etc. — Qusedam vero... (vers. 11). Une autre partie notable de l'argent déposé appartenait à Hircan, flls de Tobie. Josèphe , J.nf., xii, 4, 2-11 , nous fournit, croit-on, sur ce Juif d'intéressants détails. Son père s'était enrichi en Egypte comme collecteur des impôts, et il avait lui-même acquis tme fortune considérable en exerçant des fonctions analogues d'une manière plus ou moins honnête. Mais cette identification est loin d'être certaine. — Viri... eminentis. Grec : placé dans une très hante position. — In his quae. . . D'après le grec : Non comme l'avait rapporté l'impie Simon. Celui-ci avait prétendu que tout l'argent du trésor sacré était une propriété nationale, tandis qu'en réalité une grande parti? consistait en propriétés individneUes. — Universa auUni... Onlas indiqua exactement au ministre syrien le montant des richesses contenues dans le trésor. On se demande si l'auteur a voulu parler du talent hébreu. Bn soi cela paraîtrait assez naturel, puisqu'il s'agit d'évaluer les richesses du temple juif ; mais , comme c'est i un officier syrien que le gnind prêtre fournissait ce renseignement, il est possible aussi qu'il l'ait fait k la manière syrienne. Or, chez les Syriens, le talent d'argent et le talent d'or ne valaient qu'environ la moitié du talent hébreu. — Argenti... et auri... La valeur du talent d'argent chez les Juifs t^altde seoofr.; celle du talent d'or, de 131 850 fr. Les somme* ici marquées étaient donc re«pectlvement de 3 400 000 f r., et de 2« 370 000 fr. ; ce qui fait nn toUl de 29 770000 fr. Somme très considérable assurément, mais qui n'a rien d'exorbitant, si l'on pense aux dt'pête mentionnés cl-dcssus et à la richesse du temple en vases sacrés , etc. — Decipi v*ro^ (ven. IS). Oniaa, par qoalq'aM parolet nm

11 MAOH. 111, 13-18.

13. Mais lui, sur les ordres qu'il avait reçus du roi, disait qu'il fallait à tout prix que ces sommes fussent portées au roi.

14. Au jour marqué, Héliodore entra dans le temple pour exécuter cette entreprise. Cependant une vive émotion régnait dans toute la ville.

15. Les prêtres se prosternèrent devant l'autel avec leurs vêtements sacerdotaux, et ils invoquaient dans le ciel celui qui a fait la loi relative aux dépôts, afin qu'il les conservât intacts à ceux qui les avaient déposés.

16. Mais quiconque regardait le visage du grand prêtre était blessé jusqu'au cœur ; car sa physionomie et le changement de son teint déclaraient la douleur intérieure de son âme.

17. Car une certaine tristesse était répandue autour de lui, et le frisson de son corps manifestait à ceux qui le regardaient la douleur de son cœur.

18. Plusieurs accouraient aussi en troupes des maisons, conjurant Dieu par

13. At ille, pro his quae habebat in mandatis a rege, dicebat omni génère régi ea esse deferenda.

14. Constituta autem die intrabat de his Heliodorus ordinaturus. Non modica vero per universam civitatem erat trepidatio.

15. Sacerdotes autem ante altare cum stolis sacerdotalibus jactaverunt se, et invocabant de caelo eum, qui depositis legem posuit, ut his, qui deposuerant ea, salva cust&diret.

16. Jam vero qui vi débat su m rai sacerdotis vultum, mente vulnerabatur ; faciès enim et color immiitatus decJarabat internum animi dolorem.

17. Circumfusa enim erat mœstitia quidam vù'o, et borror corporis, per quem manifestus aspicientibus dolor cordis ejus efficiebatur.

18. Alii etiam gregatim de domibus confluebant, publica supplicatione obse-

■ plies de Tlgnenr et de sagesse, essaya de dlasnader Héliodore de son entreprise sacrilège. — Omnino impossibile... Ce que demandait le ministre du roi était a nne Iniquité tellement monstrueuse, qu'elle paraissait moralement Impossible ï à Onias. A un païen, le grand prêtre ne pouvait pas proposer d'argument plus frappant.

— At ille... (vers. 13). Refus froid et formel d'Héliodore. — Omni génère. Dans le grec : ndtvTtiiç, absolument. — Constituta... die (verset 14») : au jotu: qu'Héliodore avait fixé durant son entrevue avec Onias. — Intrabat. C.-à-d., 11 était sur le point d'entrer. Tel est ici le sens de l'imparfait.

]4*>-21. La ville entière est plongée dans l'affliction et le deuil. Beau tableau, pathétique comme les faits. Toutes les classes de la société manifestent leur angoisse, chacune à sa manière.

— Non modica... Formule générale (vers. 14«>), servant d'introduction. — Trepidatio. Le grec emploie le substantif très expressif à-fo)v(a, qui désigne au propre un combat ; puis , au dérivé, tme grande angoisse d'âme, nne agonie.

— Sacerdotes... (vers. 18). La description commence par les prêtres, qu'elle nous montre, dans leur costuroe officiel (.cum stolis...), prosternés devant l'autel des holocaustes (ante altare) et adressant à Dieu de ferventes prières. — De ctelo. Grec : vers le ciel. Cf. I Mach. ni, 50; IX, 46. — De déposais legem . Sur cette loi relative aux dépôts, voyez Ex. xni, 7 et ss^ etc. — Jam vero... (vers. lG-17). Description spéciale de la douleur du grand prêtre. - Mente vulnerabatur. Son aspect faisait mal à voir, tant son chagrin était profondément empreint stir sa physlo-

.nomlo. — Oircam/xua enim... Bépétitlon de la

pensée pour la renforcer. — Alix etiam... (vers. 18") Le narrateur décrit maintenant la conduite de la masse des habitants. D'eux-mêmes, poussés par leur vif esprit de religion , ils accourent au temple ilocus), pour conjurer ensemble le Seigneur de le préserver. — Accinctseque. . . (versets 19-20). Conduite spéciale des femmes. — Ciliciis : les sacs grossiers dont se revêtaient les Juifs en signe de pénitence. Cf. I Mach. ii, 14 , m, 47. — Virgines,... conclusee : les jeunes filHa

remine» «b denlL (Scène de rOrlent modem*.)

qu'on gardait à la maison, conformément h la coutume orientale de ces temps. Voyez Phllon, deSpec. leg., 31. — Procurrebant ad Onlam. L» grec présente une variante considérable : Elki couraient les unes atix porte», !•• autres aux

n Mach. m, 19-26.

crantes, pro eo quod in contemptum locus esset venturus.

19. Accinctaeqne mulieres ciliciis pectus, per plateas confluebant; sed et rirgines, qufe conclusse erant, procurrebant ad Ooiam, alise autem ad muros, quiedam vero per fenestras aspiciebant;

20. nniversse autem, protendentes manus in cajlum , deprecabantur ;

21. erat enim misera comnoistae multitudinis. et magni sacerdotis in agone constituti expectatio.

22. Et hi quidem invocabant omnipotentem Deum, ut crédita sibi, his qui crediderant, cum omni iategritate con- Bcrvarentur ;

23. Heliodorus autem, quod decreverat, perficiebat eodem loco, ipse cum satellitibus circa aerarium praasens.

24. Sed spiritus omnipotentis Dei magnam fecit susf. ostensionis evidentiam, ita ut omnes, qui ausi fuerant parère ei, ruentes Dei virtute , in dissolutionem et formidiuem converterentur.

25. Apparuit enim illis quidam equus terribilera habens sessorem, optimis operimentis adomatus; isque cum impetu lleliodoro priore.s calces elisit ; qui autem ei sedebat, videbatur arma habere aurea.

26. Alii etiam apparuerunt duo juvenes virtute decori. optimi gloria, speciosique

des prières publiques, parce que ce lien allait être exposé au mépris.

19. Les femmes, la poitrine ceinte de cilices, allaient en foule par les rues; les jeunes filles mêmes, qui demeuraient renfermées, couraient les unes vers Onias, les autres vers les murailles, et quelques-unes regardaient par les fenêtres;

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