‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 738 sur 832 · Lorsque Onias l'eut appris avec · texte numérisé non relu

Lorsque Onias l'eut appris avec

tus : amoliLS est... , succedente... Mais 11 y a une variante considérable dans le grec : Et Ménélatts laissa comme successeur (ôiâêoxov) du sacerr doce Lyslmaque son frère, et Sostratus (laissa") Cratès, qui était gouverneur des Chypriens. D'après cela, l'historien sacré semble donc simplement dire qu'en quittant Jérusalem pour se rendre auprès du roi, le grand prêtre et le gouverneur se donnèrent chacun un remplaçant pour le temps de leur absence. Il est vrai que le mot oiotSox'J; est pris d'ordinaire dans le sens de successeur proprement dit; mais, jilus bas, xrv, 26, notre auteur l'emploie de même pour représenter celui qui fait l'Intérim d'une fonction. D'ailleurs, comp. les vers. 32 et ss., et v, 6, où nous voyons Ménélaûs continuer d'exercer le souvci-aln pontiflcat. Calmet a donc raison de dire : a On ne convient pas que Lyslmaque ait succédé à Ménélaus en qualité de grand prêtre; 11 ne paraît pas qu'il ait jamais été reconnu en cette qualité, ni qu'il en ait fait les fonctions ; il fut simplement son vice-gérant , pour faire ses affaires et pour exercer quelques-unes de ses fonctions en son absence. » Il est vrai encore que l'île de Chypre appartenait alors à l'Egypte, et que, eût-elle été aous la domination syrienne, on ne conçoit guère que son gouverneur ait occupé ù Jérusalem un poste secondaire. Mais c'est peut-être antérieurement à la présente date que Cratès avait gouverné la Chypre, et, depuis, 11 s'éult mis au serWcc d'Antiochiis; ou bkn, il n'exerça que plus tard cette fonction, lorsque l'fle tomba an pouvoir des Syriens, et, dans ce cas, 11 serait ainsi nommé d'une ma'iièn- anticipée. An lien de KpàT7)Ta, le Cod. Vat. a y.paTT^(7a; : Sostratus ayant obtenu le gouvernement des Chypriens. Cette leçon revient à c«'lle de la Vulgate. Le récit demeure mnet sur le résultat de l'enquête royale, parce qn'ÉpIphane, appelé subitement en CUicie (cf. vers. 30), n'était plus à Antioche lorsque Ménélafis et ?50strafUH y arrivèrent.

6« Le saint pontife Onlas est cruellement assasslié. IV. 30-38.

30 -as. MénélaOs s'empare des vases sjicrè.s, pour Il-8 donner on pour le» vendre; Onias lui

] adresse à ce sujet de sévères reproches. — Con- ! tigit... L'écrivain signale d'abord, vers. 30-31, un Incident historique qui servit d'occasion à divers crimes de Ménélatts. — Tliai.scnses et Mallotas: les habitants de Tarse et de Mallus, villes importantes de la Ciiicie (AU. géo'jr., pi. XVII ). — Antiochidi... dono... Les aucions historiens mentionnent fréquemment cette coutume, en vertu de laquelle les rois assignaient les revenus d'une ou de plusieurs vUles à tel personnage qu'ils désiraient favoriser. Cf. I Mach. X, 89; Thucydide, i, 138; Clcéron, in Yerr., ii, 3, 43, etc. — Seditionem movere : apparemment, parce qu'ils se sentaient humiliés d'avoir été donnés à une toile créature. — JUUcto suffecto.^ (vers. 31) : en qualité de régent ou de vlce-roL On Ignore ce qu'était cet Andronicus. — Eaa comitibus... Grec : un de ceux qui étaient en dignité. — Ratiis autem (vers. 3J). MénélaUs venait alors d'arriver à Antloche. Comp. les vers. SS^-ZS. L'absence du roi le mettait à l'aise, car un intrigant de cette trempe avait plus d'un moyen de tout ananger avec Andronicus. — Vasa. ./uratus. Il les avait, ce semble, apportés avec lui, pour payer à Anilochus une partie de sa deue ; il s'en servit pour acheter les bonnes grâces du régent. — Alia -jan'/iderat. . . : tant son besoin d'argent était iressant. Horrible cacrllège de la part d'un gr. ii<i prêtre, qui aurait dû, au contraire, défendre ini prix de sa vie la trésor sacré. — Onias argmbat... (vers. 3.i •. Le saint pontife fcf. m, 1 ) fut blessé jusqi l'âme en apprenant ce crime. Mal.s, avant ' protester énergiquement, il voulut avoir i:: certitude complète (cum ccrtinsime...), |>nur i pas agir avec précipitation et risquer Inutiîeniei sa vie. — Anlioehise. Il a été dit plus haut (■ '. vers. 4-5; qu'Onlaa s'était rendu dans cette vllii, afln d'exposer au roi Vi véritable état des choses à Jérusalem, liplphaiie l'avait proljablement contraint d'y rester, après l'avoir dépouillé de s» dignité. — Les mots sccua Daphnem sont ajoutés pour distinguer A mioche de Syrie de plusieurs antres cités houiony;ne8. Daphné était un enclos sacré, sltoé au sud -ouest et à eortron

II Mach. IV, 34-38.

certitude, il le lui reprocha, se tenant toutefois dans un lieu sûr à Antioche, près de Daphné.

34. C'est pourquoi Ménélaiis alla trouver Andronicus et le pria de tuer Onias. Andronicus étant venu auprès d'Ouias, et lui aj'ant donné la main avec serment (quoiqu'il le tînt pour suspect )^ lui persuada de sortir de son asile, et le tua aussitôt, sans craindre la justice.

35. Pour ce motif, non seulement les Juifs, mais encore les autres nations s'indignaient et supportaient avec peine la mort injuste d'un si grand homme.

o6. Aussi ,. le roi étant revenu de Cilicie, les Juifs allèrent le trouver à Antioche,. ainsi que les Grecs, se plaignant du meurtre inique d'Onias.

37. Antiochus fut attristé dans son cœur à cause d'Onias, et, touché de compassion, il répandit des larmes, se souvenant de la modération du défunt et de sa modestie;

38. puis, vivement irrité, il ordonna qu'on dépouillât Andronicus de la pourpre, qu'on le menât k travers toute la ville, et que ce sacrilège firt privé de la vie au même lieu où il avait commis cette impiété contre Onias, le Seigneur lui rendant la punition qu'il avait méritée.

Onias, arguebat eura, ipse in loco tuto se contiuens Antiochiae secus Daphnem.

34. Unde Menelaus accedeus ad Audronicum, rogabat ut Oniam interficeret.

Qui cum venisset ad Oniam, et datis dextris cum jurejurando (quamvis esset ei suspectus) suasisset de asylo procedere, statim eum peremit, non veritua justitiam.

35. Ob quam causam non solum Judœi, sed aliœ quoque nationes indignabantur, et moleste ferebant de nece tanti viri injusta.

36. Sed regi'essum regem de Cilicias iocis adierunt Judsei apud Antiochiam, simul et Grseci , conquerentes de iniqua nece Oniae.

37. Contristatus itaque animo Antiochus propter Oniam, et flexus ad misericordiam , lacrymas f udit , recordatus def uncti sobrietatem et modestiam ;

• 38. accensisque animis, Andronicum purpura exutum, per totam civitatem jubet circumduci, et in eodem loco, in quo in Oniam impietatem commiserat, sacrilegum vita privari, Doraiao illi condignam retribuente pœnam.

40 stades (8 kil.) de la capitale, sur remplacement actuel de Beit-el-Mâ. On vantait au loin son temple, bâti en l'honneur d'Apollon et de Diane, ses fontaines, ses bosquets, son droit d'asile. Voyez Amm. Marcellin, xix, 12, 19; Dion Cassius, Li, 7, etc. « Onias, tout pieux qu'il était, ne craignit point, dans une occasion si périlleuse, de se retirer dans l'asile d'une fausse di\inité. Il est permis dans ces occasions, non pas de reconnaître les faux dieux , mais de profiter des privilèges que l'eiTeur des hommes a attachés ù leurs temples, ou aux bois qui leur sont consacrés. » Cal met, h.l.

34. Andronicus tue lâchement Ouias, ù l'instigation de Mént-laûs. — Unde Menelaus. Vivement irrité, le faux pontife ne songea qu'à se venger de ce qu'il regardait comme une insulte. — RO'jabat. L'imparfait de la durée, de l'insistance. — Datis dextris cum... Détail qui fait ressortir la pertidle d' Andronicus. — Suasisset de asylo... Les Grecs et les Romains ne violaient que rarement le droit d'asile dont jouissaient un certain nombre de leurs sanctuaires. Il arrivait parfois, comme dans le cas présent, qu'on réussissait ii faire sortir par la ruse celui qui s'était réfugh^ O.aus l'enclos sacré, et qu'on le ranssacralt alori ; mais cette manière d'agir était généralement réprouvée. Voyez Hérodote, V, 10; Thucydide, i, 126 135. — £um psremit.

A la lettre dans le grec : Il l'exclut (du droit d'asile ) ; c.-à-d., l'attira au dehors et le tua. — Kon veritus justitiam : la justice de la divinité vengeresse. Les anciens croyaient qu'un acte de ce genre portait malheur non seulement à celui qui s'en rendait coupable, mais aussi à ses descendants.

a5-38. Sentiments d'indignation excités i)ar ce meurtre; Épiphane condamne à mort le meurtrier. — Non .solum..., sed... Ce trait montre à quel point Onias était vénéré do tous. — De Cilicise Iocis ( vers. 36 ) : dos villes de Tarse et do Malins. Voyez le vers. 30. — Judœi at'Ud... Qrec : les Juifs qui habitaient la ville. Il y avait à Antioche une colonie juive considérable. — Contrlslatus... (vers. '37). « Le caractère d'Aatlochus Épiphane était extraordinaire... II était j-emarquable par .••es étranges inconstances et sa curieuse combinaison de traits opposés. » Ce prince se manifesta rarement sous un meilleur aspect que dans la circonstance présente. — Sobrietatem et modestiam. Dans le grec : awçpoff'jvrjv xat £Ù-a;!av; la sobriété morale, qui fait qu'on domine toutes ses passions, et la régularité p.arfaite de conduite qui résulte de cette sobriété. — Accensisque... (vers. 38). Le roi voulut que le châtiment du coupable fûc exemplaire, quelque confiance qu'il lui eût témoignée auparavant. — Purpura exutuii. Le grec ajoutai

II Mach. IV, 39-45.

39. Multis autem sacrilegiis in teinplo aLysimacho commissis, Meiielaiconsilio, ctdivulgata fania, congregata est multitiidoadversum Lysimachum, multo jam anro exportato.

40. Turbis autem insurgentibus, et ainmis ira repletis, Lj-simaclins, armatis fere tribu.s millibns, iiiiquis manibus uti cœpit, duce quodam tyranno, setate pari ter et demeutia provecto.

41. Sed ut intellexerunt conatum Ly- Bimachi, alii lapides, alii fustes valides urripuere, quidam vero cinerem in Lysimachum jecere.

42. Et multi quidem vulnerati, quidam autem et prosirati, omnes veroiu fugam conversi sunt; ipsum etiam sacrilegum eecus a;rarium interfeceniut.

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