‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 748 sur 832 · Cependant Judas Machabée, ^lui · texte numérisé non relu

Cependant Judas Machabée, ^lui

1« fonction de ces of fiders devait moins consister à gouverner les Juifs qu'à les tourmenter. — Philippum..., moribus... Pins cruel qu'Antiochus lui-même : cela n'est pas peu dire, après ce qui a été raconté plus haut (cf. vers. 12-14). — In Garizim (vers. 23). Ce motft célèbre est nommé Ici pour représenter la ville antique de Slchem, ou Samarlc, capitale du petit peuple E.-:marltain, bâtie à ?.•» base. Sur son sommet se dressait le temple élevé par les Samaritains (cf. Joan. IV, 20 ; AU. géogr., pi. x). Les Syriens se défiaient aussi de cette nation remuante, qui ne tenait guère moins que les Juifs à sa religion et & ses coutumes. — Andronieum. Non pas celnl qui a été mentionné ci -dessus (rv, 3, etss.), puisqu'il avait été mis à mort par Antlochus, mais un autre officier du même nom. — Et Uenelaum. D'après la Vulg., cet indigne grand prêtre aurait été adjoint à Andronicus pour gouverner la Samarie. Il n'en est point ainsi d'après le teste original , qui port« : Et , outre ceux-ci (Philippe et Andronicus), MénélaOs, qui, pire que les autre* , s'élevait au-dessus des citoyens. Ménélaûs n'était donc pas gouTeroeur en titre : il avait simplement reçu la mission de prêter au besoin son concours «oit à Philippe, soit à Andronicus.

14-26. Cruautés exercées à Jérua»lem p*r Apollonius. — Cumque apposittui... Dana le grec, ces mots sont rattachée au vers. S3, et ae rapportent à MénélaOs. Suivant la Ynlgmte, ils marqnent , de la part d'Antiochns, un redoiihlemcnt 'le mlère contre les JoIIh, f|ul le décida à envoyer k Jérusalem un antre officier spécial. — Oïliomim principem. Dans le grec : |ivaàp'xT)v; exprewIoD rare, qnl déiifiie l'au-

teur de quelque crime horrible, un chef criminel. — ApoUonium. Probablement l'ancien gouverneur de la Cœlésyrie et de la Phénlcle, dont les agissements ont été notés m, 6 et rv. 4. Il venait en Judée avec le titre de contrôleur des Impôts. Cf. I Mach. i, 30. — Cum... viginti et ditobi/s. Toute une armée. Éplphane voulait être vraiment le maître du pays, pour mieux exécuter ses perfides projets. — Praecipiens... Ordres analogues à ceux que nous avons lus plus haut (cf. vers. IS). — Perfectte tetatis. Grec : tou; Iv tjXixix, les hommes en état de porter les armes. — Juvenes. D'après le grec : les plus Jeunes; c.-à-d., les enfante. — Pacsm simulans (vers. 25). Pendant quelques Jours, Apollonius cacha habilement son Jen, pour s'en»parer plus adroitement de la ville, — Ad diem sanctum... Il supposait que, ce Jour -là ^ ceux des habitants contre lesquels 11 venait lutter ne lui opposeraient aucune résistance. Cf. I Mach. II, 34 et ss, — Ad gpectaeulum. Par cette expression, calquée sur le grec (tt,v Gewpfav), 11 faut entendre les cérémonies religieuses du sabliat, qui avalent attiré an temple des Juifs nombreux. Cest k tort qu'on lai a fait désigner les Jeux profanes du gymnase Installé par Jawn (cf. rv, 12 et ss.); car ce n'est point cela qui aurait attiré, surtout à pareil Jour, la partie orthodoxe de la p'^pulatlon.

S7. Judas Machabée et un certain nombre de Juifs se retirent au désert. — Judas autem... Passant entièrement Mathathlas sous silence (cf. I Mach. II, 1 et ss.), notre auteur rattache toute la lutte d'Israei contre les rois de Syrie an nom de Judas Machabée, dont 11 faK son héro* prlsoipsL — Qui d«cimtu>. Judu avait

II Mach. VI, 1-4.

était le dixième, s'était retiré en un lieu désert, où il vivait avec les siens sur les montagnes parmi les bêtes sauvages; et ils demeuraient là, se nourrissant d'herbe, afin de ne pas prendre part à la souillure.

cimus fuerat, eecesserat in desertum locum, ibique inter feras vitam in montibus cum suis agebat ; et fœni cibo vescentes, demorabantur, ne participes esseat coinquinationis.

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