‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 761 sur 832 · alii vero si quid eis supererat · texte numérisé non relu

alii vero si quid eis supererat

vendebant, simulque Dominum depre-

cabantur ut eriiieret eos ab impio Nica-

nore, qui eos, priusquam cominus veni-

; ret, vendiderat;

j 15 et si non propter eos, propter te- ; stamentum tamen quod erat ad patres ! eorum, et propter invocationem saucti ] et magnifici nominis ejus super ipsos.

16. Convocatis autem Machabaeua septem millibus qui cum ipso eraut, rogabat ne hostibus reconciliarentur n&que metuerent inique venientium adversum se hostium multitudinem , sed fortiter contenderent,

17. ante oculos babentes contumeliam quae loco sancto ab bis injuste esset illata, itemqueet ludibrio habitse civitatis injuriam, adhuc etiam veterufii instituta convulsa.

18. Nam illi quidem armis confidunt, ait, simul et audacia; nos autem in omnipotente Domino, qui potest et venientes adversum nos, et universum mundum uno nutu delere, confidimus.

19. Admonuit autem eos et de auxiliis Dei, quse facta sunt erga parentes, et quod sub Sennacherib ceutum octoginta quinque millia perierunt;

volontaires. Le narrateur, allant au fond des choses selon sa coutume, atti-lbue cette lâcheté ù UD manque de foi : non credentes... — Dei fustilise. Il semblait, en effet, que le Dieu de tonte justice ne pouvait pas abandonner son peuple h la merci des païens. — Alii vero... (vers. 14). Tous étaient effrayés, puisque ceux-là même qui demeuraient auprès de Judas vendaient, pour les soustraire à la rapacité des Syriens, les quelques biens qu'ils possédaient (vraisemblablement, le reste du butin conquis dans leurs précédentes campagnes). — Sirmilqtie Dominum... Ceux-ci, du moins, avalent conservé toute leur fol. — Qui eos, priusquam... Comp. le vers. 11. Ce trait, dont Us avaient eu connaissance, les avait naturellement exaspérés.

— Et si non propter... (vers. 15). DéCail d'iine gr.mile délicatesse. Sur l'alliance conclue par liieu, soit avec les patriarches, soit avec la nation Israélite tout entière, voyez i, 2 et le comuientiiire: Ex. xix, 6 etss.; xxrv, 3 et ss., etc.

— l'ropter invocationem... C.-à-d., parce que les Juifs portaient le glorieux nom de peuple du Seigneur. Cf. Ex. xxxin, 13; Dent. ix. 26, etc. I/OS livrer aux mains des Syriens, c'eût donc été , de la part de Jéhovah , oublier l'alliance du Slnal et laisser déshonorer son saint uom.

16-21. Judas Machabée encourage ses soldats, Comp. I Mach. ru, 57-60; iv, 8-11. — Septem millibus... Six mille seulement, d'après le grec.

— Ne reconciliarentur... C.-à-d., de ne pas . entrer en composition avec les Syriens. Variante dans le grec : (Il les conjurait) de ne pas être frappés d'effroi par les ennemis (de ne pas s'effrayer de leur grand nombre). — Inique venientium. Détail Important : les assaillants étaient des hommes injustes et Impies, dont Dieu ne bénirait cert;\inement pas les efforts. — Ante oculos... (vers. 17). Autres motifs par lesquels Judas relève le courage des siens; Ua faisaient appel tout à la fols aux sentiments religieux, nationaux et politiques, de la petite armée. — Veterum instituta... Grec : l'abolltisn du gouvernement de leurs aïeux. C'est à cela que tendaient toutes les menaces d'Antiochus Épiphane. — Nam.... ait... (vers. 18). L'écrlvatn sacré insère maintenant dans son récit quelquesunes des paroles prononcées par son héros. — jriM...,»ios... Contraste saisissant, des plus exacts.

— Admonuit... de auxitiis... (vers. 19). Ce résumé des merveilles opérées par Jéhovah en faveur de son penple était bien capable do remonter le courage des piitrlotes juifs dans cett€ circonstance critique. — Quod sub Sennacherib^

II Mach. VIII, 20-23.

20. et de prjelio quod eis adversus Galatas fuit in Bubylonia, ut omnes, nbi ad rem veiituiu est " Maocdonibus sociis hœsitantibus , ipsi sex raillia soli pereraerunt centum viginti luillia, propter auxiliuiu illis datum de aslo, et beneticia pro his plurima cousecuti sunt.

21. Hie verbis constantes effecti sunt, et pro legibus et patria mori parati.

22. Cîoiistituit itaqne fratres sues duces utrique ordini : Simonem, et Josephum, et Jonathan . subjectis uniouique millenis et quingentenis.

23. Ad hoc etiam ab Esdra lecto illis sancto libro, et dato signe adj utorii Dei,

20. et de la bataille qu'ils avaient livrée aux Galatcs en Babyloiiie, daue laquelle, lorsqu'on en vint aux niains, les Macédoniens, leurs alliés, ayant chancelé, eux seuls, au nombre de six mille en tout, avaient tué cent vingt mille hommes, à cause du secours qu'ils avaient reçu du ciel; et ils avaient obtenu pour cela de grandes faveurs.

21. Ces paroles les remplirent de conrage, et ils furent prêts à mourir pour leurs lois et leur patrie.

22. Alors il établit ses frères, Simon, Joyei)h et Jonathas, chefs de chaque divnsion , chacun d'eux ayant sous lui quinze cents hommes.

23. Puis, après que le livre saint leur eût été lu par Esdras, et que Tassuranco

8nr ce fait célèbre, voyez IV Reg. xix, 35; I Mach. vu, 41, etc. — Et de prcelio... (.vers. 20). Épisode relativement récent, mais qu'il nous est difûcile d'Identifier, faute de documents sufû- Banis. La valeur guerrière des Galates était proverbiale (cf. Justin, Hist., xxv, 2, 10). Ils servaient très volontiers en qualité d'auxiliaires dans les armées étrangères, et c'est sans doute à ce titre que nous les voyons combattre en Babylonle, si loin de leur pays iAtl. géogr., pi. vin). Peut-être l'allusion porte-t-elle sur la guerre qu'Antlochus III soutint contre Molon, gouverneur de Médlc, qui s'était révolté. D'après Sérarius, Cornélius à Lap. et d'autres, le fait en question remonterait au règne d'Antiochus I" Soter (280-261 avant .T.-C), fils et successeur de Séleucus I«» sur le trône de Syi-ie. Nous savons, en eSet, par Arrlen, Syr., que, grâce au concours des Juifs, il repoussa les Galates lorsque ceux-ci envahirent l'Asie. Voyez Josèplie, Ant., xui, 3. — Macedonibxis. Ce nom désigne Ici les Gréco- Syriens des Séicucides, dont beaucoup étaient originaires de Macédoine. Le grec ajoute que les Macédoniens n'étaient qu'au nombre de quatre mille. — Centum viointi millia. Chiffre énorme, assurément ; mats la victoire des Juifs est citée comme un éclatant prodige (propler auxlUum...), et, atlmît-on, ce qui n'est nullement requis, la po.'ssibilité d'une erreur de copiste sur ce point, le fait en lui-même demeure incontestable. Si ce triomphe n'est pas mentionné ailleurs, on doit se souvenir « qu'il ne nous est parvenu, lur les guerres des Séleucldes en Asie, que des documents très pauvres et la plupart du tcnijis incomplets ». — Bénéficia... plurima. Grec : un avant-ige consMérable. Par exemple, un riche butin; ou bien, des faveurs accordées par le roi de Syrie. — i7is verhls... (vers. 21 ). Heureux effet produit par l'allocution de Judas.

22-29. Le combat; grande victoire des Juifs. — ConstituU... La Vulg. omet quelques mots Importints «lUi terminent le vers. 21 dans W. l4\xt« priuiltLf : 11 partagea l'armée en quatre.

— Ducea... ordini. C.-à-d. que Judas plaça trois de .'es frères à la tête de trois de ces corps d'armée, se réservant de commander le quatrième. Voyez le vers. 23»>. — Millenis et... Quatre colonnes de quinze cents hommes chacune ; six mille soldats en tout, comme il a été dit plus haut (note du vers. Î6''). — Joscphum est certainement ici (de mÔme plus bas, x, 19) une faute de copiste pour « Joannem », car Judas Machabée n'avait pas de frère nommé Joseph. Cf. I Mach. II, 2-5. — Ab Esdra (vers. 23). Autre faute, pour « ab Eleazar », ainsi qu'il ressort du texte grec. Éléazar était aussi unfrère de Judas (cf. I Mach. ii, 5 et vi, 43). Dans la circonsUince présente, il accompagnait l'armée comme prêtre d'office (cf. Num. x, 9; Il Par. xni, 12). C'est lui qui fut chargé par le commandant en chef de faire, sur le front de l'armée, la proclamation exigée par la loi niosa'ique, qui donnait à certaines catégories do citoyens, moins aptes au combat, le droit de quitter le champ de bataille et de rentrer dans leurs foyers : lecto illis... Cf. Deut. xx, 2 et ss.; I Mach. III, 66. On abandonne gén ralement, et à bon droit, à la suite de la Valg., du syriaque et de plusieurs manuscrits grecs , la le(,'on ordinaire du texte original, qui n'cft pas grammaticale, et qui ne fournirait aucun sens raisonnable. Elle semblerait dire qu'Éléazar commandait aussi un corps d'armée; ce qui serait en contradiction avec le contexte, puisque c'est Judas qui se mit lui-même à la têie de la nu^trième colonne. — Sancto libro. Un exemplaire du Pentateuquc , ou tout au moins du Doutéronome. — Signa équivaut Ici à mot d'ordre. Le grec (tOv(}/;(aï était précisément l'expression technique correspondant ù cette Idée. Le mot d'ordre des Juifs fut donc : .Secours do Dieu (0cO-J [iloriÔEtï; (iMxifii est un génitif d'apposition ). La coutume de donner un signal do ce genre avant une bataille est très ancienne. Cf. xiir, 16; Xénophon, Anab., l, 8, 17 (« .Inplter sauveur et victoire ") ; Cyrop., m, 8, 65 ; Aiiplen, Dell, civ., II, 78, etc. — Oomwislt-. Voyei les

II Mach. VIII, 24-28.

du secours de Dieu leur eût été donnée , le général lui-même, au premier rang, engagea le combat avec Nicanor.

24. Et le Tout- Puissant s'étanl fait leur auxiliaire, ils tuèrent plus de neuf mille hommes, et ils contraignirent la plus grande partie de l'armée de Nicanor, affaiblie par les blessures, de prendre la fuite.

25. Ils prirent aussi l'argent de ceux qui étaient venus pour les acheter, et ils les poursuivirent au loin ;

26. mais ils revinrent , pressés par l'heure, car c'était la veille du sabbat; ce qui fut cause qu'ils ne continuèrent pas de les poursuivre.

27. Ayant ensuite ramassé leurs armes et leurs dépouilles, ils célébrèrent le sabbat, bénissant le Seigneur, qui les avait délivrés en ce jour-là, et qui avait répandu sur eux les premières gouttes de sa miséricorde.

28. Après le sabbat, ils firent part des dépouilles aux infirmes, aux orplielius et aux veuves ; et ils retinrent le reste pour eux et pour les leurs.

in prima acie ipse dux commisit cum Nicanor«>

24. Et facto sibi adjutore Omnipotente, interfecerunt super novem millia hominum ; majorera autem partem exercitus Nicanoris vulneribus debilem factam fugere compulerunt.

25. Pccuniis vero eorum, qui ad emptionem ipsorum vénérant, sublatis, ipsos usquequaque persecuti sunt ;

26. sed reversi sunt hora conclusi, nam erat ante sabbatum ; quam ob causam non pei-severaverunt insequentes.

27. Arma autem ipsorum et J;polia congregantes, sabbatum agebant, benedicentes Dominum qui libéra vit eos in isto die, misericordiœ initiura stillans in eos.

28. Post sabbatum vero, debilibus, et orphanis, et viduis diviseruut spolia; et residua ipsi cum suis habuere.

détaiU du combat dans I Mach. iv , 6-17. —

r.Lierrier couvert d'une armure.

(Uaprèa un ancien bas-relief grec.)

FaOc.. adjutore (vers. 24). Hommage icconnaLs-

sant rendu par l'historien au vrai vainqueur. — Kovern vitllia. Seulement trois mille, d'après I Mach. IV, 15. — Alajorem aulem... Ce détail est destiné, comme le précédent, à montrer combien la lutte fut vive et opiniâtre. — Peiuniis vero... (vers. 25). Comp. le vers. 11 et I Mach, iir, 41. Ce dut être une somme considérable. — Usquequaqiie perîicculi... Jusqu'aux frontières du pays des Philistins et de l'idumée. Cf. I Mach. IV, 15. — Hora conclusi (vers. 26). C.-à-d., empêchés par le manque de tenjps. « L'heure i>, c'est ici le coucher du soleil, car alors commençait le sabbat. — Arma... et spolia... (vers. 27). Cf. I Mach. iv, 13. Les armes furent particulièrement les bienvenues, car les Juifs en étalent alors très dépourvus. Voyez I Mach. IV, 6'>. — Stillans. La Vulg. a lu orâ^avro;, variante qu'on rencontre dans un certain nombre do manuscrits ; la leçon habituelle est Ta^avToç, « constituons ». — Debilibus... (vers. 28). Selon quelques auteurs, à ceux des Juifs qui avaient été blessés dans le combat. D'après d'autres, aux infirmes de toute la nation. Plus probablement : à ceux qui avaient contracté quelque infirmité par suite de la per- Bécution. — Oi-phanls et... Trait touchant. Les vainqueurs n'oublièrent point leurs frères malheureux, et leur réservèrent la première part dans la distribution du butin. — Et residua... Grec : Eux et les enfants (des combattants, par opposition aux orphelins) partageront le reste. Cf.IReg. xxx, 25-26. — Communiter... Prière distincte de l'action de grâces qu'a mentionnée le vers. 27, — Ut... veconclliaretitr. La persécution syrienne était, en effet, une marque de 1a colère da Seigneur euven son peuple.

II Mach. VIII, 29-34.

29. II is itaqiie gestie, et conimuniter ab omiiil'us facta obscciatioiie, luisericordt"^ Dominuni postiilabant ut in tinem servis suis reconciliarefiir.

30. Et ex his, qui cura Tiraotheo et Baccliide erant contra se contendentes, BUper viginii niillia interfecerunt; et munitiones excelsas obtinuerunt, et plures prfpdas diviserunt, sequani portionem febilibus, pupillis et viduis, sed et beniontius facientes.

31. Et cum arma eorum diligenter collegisso.nt, oninia composuerunt in locis opportunis; residua vero spolia Jerofiolyniam detulerunt.

32.' Et Pliilarchen, qui cum Timotheo erat, inteifecerunt, virum scelestum, qui in multis Judseos affli.xerat.

33. Et cum epinicia agerent Jerosolyniia, euDi qui sacras januas incenderat, id est, Callibtheuera, cum in quoddam domicilium refugisset incenderunt, digna ei mercede pro impietatibus suis roddita.

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