‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 767 sur 832 · Rempli au contraire d'orgueil, rea · texte numérisé non relu

Rempli au contraire d'orgueil, rea

célèbre. Alexandre le Grand l'avait autrefois pillée et brûlée en partie; mais 11 lui restait de précieux trésors, spécialeiucut dans son temple, et la convoitise d' Antiochus en fut excitée. — Sed multittidine... Résistance vigoureuse des habitants. Cf. I Mach. VI, 3-4, et Polybe, xxxi, 11,3. — In fugam versi... : à savoir, le mi de Syrie et son armée. — Les mots et ita conllgil... nous ramènent au vers. I.

3-4. Dans un accès de colère, Antiochus Be propose d'anéantir complètement la nation juive. — Circa Ecbatan'im. Ayant échoué ù Pcrsépolls et désireux de ne pas rentrer en Syrie les mains vides, le roi cherchait sans doute à piller quelque autre ville. Ecbatane, l'ancienne capitale de la Médie, était située bien au nord de Persepolis (Àtl. géogr., pi. vin). — Hccognovlt qitas... Voyez viii, 22-23, 30-31. — Iiijariam illorum qui... (vers. 4). C.-à-d., l'outrage que lui avalent fait subir les habitants de l'ersépolis. — In Judceos retorquere. Auparavant déjà Antiochus Épiphane s'était vengé sur les Juifs des humiliations qu'il avait reçues des Romains on Egypte. Cf. v, il et ss. ; I Mach. I, 21 et 88. — J usait agitari... : tant son désir de vengeance était violent. Mais, comme le fait remarquer le narrateur, dans ^a liftte furieuse, c'«^t au-devant de son propre châtiment qu'Antlix'liutf s'élançait : eselesli eum... — Motif des

jugements divins contre le roi : eo quod ita...

— Congerle7n sepulchrl. D'après le grec : un sépulcre commun. Ëpiphane voulait donc détruire Jérusalem de fond en comble et ensevelir les habitants sous les ruines de la ville.

5-10. Épiphane est atteint d'une maladie Incurable. — Qui universa... L'historien sacré relève, à sa manière accoutumée, la vigilance exercée par Dieu sur les œuvres des hommes, en vue d<» les châtier ou de les récompenser, suivant leur valeur morale. Le Dieu d'Israël ne pouvait pai demeurer toujours insensible aux cruautés du persécuteur de son peuple : percussit eum... — Invisibili : d'une maladie Intérieure. — Ut enim.... Il y eut donc une connexion Intime entre le langage blasphémateur du roi (cf. vers. 4^) et le mal terrible qui va être décrit.

— Et quidem... ( vers. 6 ). L'auteur Insiste sur la justice de la punition. — Quippe qui. ..viscera. C.-à-d., lui qui avait fait subir d'atroces souffrances h un grand nombre de Juifs Innocentu. Les entrailles sont citées Ici dans un sens général, comme siège et centre de la douleur physique au plus Intime de l'être. — Licet ille... Dans le grec, ces mots sont rattachés à 1* phrase et au verset qui suivent : môme après avoir été frappé par Dieu , Épiphane continu» do se montrer plein d'orgueil et animé d'une vraie rage contre les Juifs. — A ma malitia.

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II Mach. IX, 8-12.

ignem spirans anirao in Jiidœos, et prœcipiens accelerari negotium, contigit illum impetu euntem de curru cadere, et gravi corporis collisione memhra vexari.

8. Isque qui sibi videbatur etiam fluctibus maris iniperare, supra huraanum modum superbia rejiletus, et montium altitudines in statera appendere, nunc bumiliatus ad terram in gestatorio portabatur, manifestam Dei virtutera in semetipso contestans ;

9. ita ut de corpore impii verraes Bcaturirent, ac viventis in doloribus carnes ejus effluerent, odore etiam illius et fœtore exercitue giavaretur.

10. Et qui paulo ante sidéra cfeli contingere se arbitrabatur, eum nemo poterat, propter intolerantiam fœtoris, portare.

11. Ilinc igitur cœpit, ex gravi superbia deductus, ad agnitionem sui venire, divina admonitus plaga, per momenta singula doloribus suis augmenta capientibus.

12. Et cum nec ipse jam fœtorem Buum ferre posset, ita ait : Justum est

pirant du feu contre les Juifs dans ses pensées, il ordonna d'accélérer le voyage ; mais il arriva que , dans sa course imy)étueuse, il tomba de son char, et par de graves lésions de son corps , il eut les membres tout meurtris.

8. Ainsi celui qui , rempli d'un orgueil surhumain, croyait pouvoir commander même aux flots de la mer et peser dans une balance les hauteurs des montagnes, humilié maintenant jusqu'à terre, était porté dans une litière, attestant la puissance de Dieu , qui se manifestait en lui;

9. car il sortait des quantités de vers du corps de cet impie, et, tandis qu'il vivait dans les douleurs, ses chairs tombaient en lambeaux, avec une odeur et une puanteur qui incommodaient l'armée.

10. Et celui qui, peu auparavant, s'imaginait qu'il pourrait atteindre les astres du ciel, ne pouvait plus être porté par personne, à cause de son infection intolérable.

11. Il commença donc à revenir de ce grand orgueil à la connai.'-sance de lui-même, averti par le coup dont Dif^u l'avait frappé, et ses douleurs s'accroissant à chaque instant.

12. Et comme il ne pouvait plus luimême supporter sa puanteur, il parla

Grec : de Bon Insolence. — Ignem stpirana (vers. 7). Image très expressive. — Prsecipicns... negotium. D'après le grec : Ordonnant d'accélérer la marche. — De currv, cadere. Il était relativement facile de tomber des petits chars des anciens, surtout lorsqu'ils étalent lancés & toute vliesse, — Membra. Grec : tons les membres. Le mal fut dès lors tout à la fols extérieur et Intérieur. — Isque qui... (vers. 8). Réflexions morales inspirées au narrateur parce terrible Jugement de Dieu ; en même temps, contraste entre lîorguell du tyran et son humiliation. — F.tiam fluctihu.t... Marque d'une vanité i-tlrtn(e. Cf. v, 21 et la note; Job, xxxvin, 11; Ps. i.xiv, 8; Is. Li, 15, etc. Le fait est qn'Antlocbns Épiphane s'attribuait une puissance divine et qu'il se lalsfa appeler dien par ses sujets; bien plus. Il alla jupqu'à prendre ce titre sur ses monnaies. Cf. Dan. xi, 36-37; Josèphc, Avl , XII, 6, 6, etc. — Supra humanum... : un ortfiicll tout à fait démoniaque. — Altihulines in statera... Comp. Ig. xr., 12, où ce trait est api>llqué au vrai Dieu. Voyez aussi Ps. Lxrv, 7. — Humiliât im... Gisant h terre après pa chute. -=- In yfstatorlo. Cf. m, 27'» et la note. AnUochus était désormais trop malade pour continuer son Toyage sur un char. — Manifestam... Groc : Montrant à tous la puissance évidente <le DIcn.

— Ita ut... Autres circonstances épouvantables de la maladie d'Antiochus, vers. 9-10. — Verme.i acaturirent. Hérode Agrippa I" fut châtié plus tard de la môme manière. Cf. Act. xii , 23. Les médecins nomment ce mal terrible l'helmlnthiasle. — Vi'-entii>... efflwrent. Ses chairs corrompues tombaient par lambeaux. — Odore etiam... Conséquence naturelle de ce genre de maladie. Cf. vers. 12. — Et qui paulo ante.„ (vers. 10). Nouvelle antithèse. Cf. vers. 8. — Sidéra... contingcre... Comparez le sentiment semblable du roi de Babylone, d'après Is. xiv, 13-14.

11-17. Ainsi frappé, Antlochns s'hurallle. Invoque le Seigneur et promet de réparer ses Injustices envers les.TuIfs. L'auteur du premier livre s'est borné à esquisser brièvement les regrets du persécuteur (cf. I Mach. vi, 12-: 3); nous trouvons ici la description complète di' co fait Important. — Ad agnitionem... Le pronom «tti manque dans le grec; mats II complète fort bien la pensée. Il en est de mémo du participe admov.itus. Antlochns comprit par quelle main et pour quel motif un pareil coup lui avait été porté. — Per inomenta... La maladie ne fals.\|i «in'cmpiror, malgré les soin» prodiguée au roi. — JxMtum ext... (vers. 12). II comprend k présent sa petitesse et sa faiblesse en face de Dlou, et

II Mach. fX, 13-18.

ainsi : Il est juste d'être soumis à Dieu, et, lorsqu'on est mortel, de ne pas s'égaler à Dieu.

13. Or ce scélérat priait le Seigneur, de qui il ne devait pas obtenir miséricorde ;

14. et la \'ille vers laquelle il venait en toute hâte, pour la raser jusqu'il terre et pour en faire un sépulcre de cadavres entassés, il souhaite maintenant de la rendre libre;

15. et les Juifs qu'il n'avait pas même jugés dignes de la sépu'iure, et de qui il avait dit qu'il les livrerait en proie aux oi.'-eaux et aux bêtes sauvages, et qu'il exterminerait jusqu'aux petits enfants, il promet maintenant de les égaler aux Athéniens.

16. Il irromet aussi d'orner de dons précieux le saint temple qu'il avait pillé auparavant, et d'augmenter le nombre des vases sacrés, et de fournir de ses revenus les dépenses nécessaires pour les sacrifices ;

17. et même de se faire Juif, et de parcourir tous les lieux de la terre pour publier la puissance de Dieu.

18. Mais comme ses douleurs ne cessaient point, parce que le juste jugement

snbditum esse Dec, et mortalem non paria Deo sentire.

13. Orabat autem hic scelestus Dominum, a quo non esset misericordiam consecuturus ;

14. et civitatem, ad quam festinans veniebat ut eam ad solum deduceret, ac sepulcrnm congestorum faceret, nunc optât liberam reddere ;

15. et Judseos, quos nec sepultura quidem se dignos habiturum, sed avibus ac feris diripiendos tradilurum, et cum parvulis exterminaturum dixerat, aequales nunc Atheniensibus facturum pollicetur ;

16. templum etiam saiictum, quod prius exspoliaverat, optimis donis ornaturum, et sancta vasa multiplicaturum, et j)ertinentes ad sacrificia sumptus de redditibus suis prsestaturum ;

17. super hsec, et Juda?um se futurum, et omnem locum terrœ perambulaturum, et prsedicaturum Dei potestatem.

IS. Sed non cessantibus doloribus, supervenerat enim in eum justum Dei

prCche l'humilité, la foximlssion. — Paria Deo sentire : ainsi qu'il r.e lavait que trop fait luimême. Tc'jez les vers. 8 et 10. — Orabat autem... (vers. 13). Le voici réduii maintenant à invoquer Celui dont il avait résolu de détruire eutièrement le culte. Cf. vi, 1 et es. — Vaine prière, comme le remarque aussitôt l'auteur Inspiré : a quo non... En effet, la patience et la miséricorde du Seigneur ont des bornes, qui lui sont imposées par Fa justice. Cf. Piov. I, 24-33; Ilebr. x, 27 et xii, 17. Antiochus arnit i mis le comble à ses iniquité.", et 11 n'avait i lus à attendre maintenant que le rigoureux accomplissement des jugements divins; les Jeunes martyrs qu'il avait si critellenicnt tourmentés le lui avaient prédit. Cf. vu, li, 17, 19,31,34, S5-3G. Sou reiiontir était superficiel et sans sincérité. — £1 civitatem... (vers. 14). On cite coup sur coup quatre promesses par lesquelles 11 s'cr gageait à réjiarer ses fautes, dans le cas où il reviendrait à la santé. 1. a première consistai! ù faire de Jérusalem i;nc cité libre, comme elle l'avait été sous Antiocbus 111 et Séleucus IV. — Ad qvam fesiinavs... Contraste entre cette promesse et les intentions récentes du tjran. Cf. verp. 6 et 7. — Et Judseos... (vers. 16). Seconde promesse : tous les Juifs devaient jouir de droits et de privilèges très avantageux. — Quos nec... Contraste analogue à celui du vers. 14. — Et cum pai-vuJis... Trait caractéiisiique : Épipbanc s'était proposé d'exterminer la race en-

tière. — .Jiquales... Atheyiiensilus... C.-à-d., dotés, comme ce peuple célèbre, d'une constitution très libérale. Si , comme ou l'a parfois conjecturé, 'A6T,vai;'ot; est une faute de copiste pour 'Av6io-/Éai, le privilège en question serait celui qui avait été accordé antérieurement à un certain nombre d'habitants de Jérusalem. Cf. IV, 9 et la note. — Tenipium etiam... (vei-s. 16). Troisième promesse, relative au temple. — Quod priim... Cf. IV, 16; I Macb. i, 23-2t. — Donia orvaturinn. Suivant en cela les exemples de son père et de son frère. Voyez m, 2-3 et les notes. — Vasa multiplicatunivi. Grec : de rendre tous les vases sacrés, multipliés. C.-à-d., de rendre ceux qu'il avait volés et d'en donner encore d'autres. — Et pertiruinlcs... Il s'engageait à faire les frais des sacrifices. Cf. m, 3. — Svper hsc... (vers. 17). Quatrième proniesse, la pluB forte de toutes. — Jvdacum... futurum. Non pas nécessairement dans le sens strict de cette expression, mais tout au moins en devenant prosélyte et en reconnaissant Jéhovah comme le vrai Dieu. 18-27. Lettre adressée aux Juifs par AntlochusÉplphano. Elle a pour but de leur annoncer officiellement sa maladie, et de les bien disposer envers son flls et successeur. Le ton en est très conforme aux circonstances qui précèdent (cf. vers. 11-17). On a prétendu, sang raison suffisante, qu'elle avrait été inventée de toutes pièces. — Sed nov... Le vers. 18 sert d'introduction. — Desperaus. Sentant son mal

II Macu. IX, 19-25.

jmlicinm, dîspcTiins, scripsit ad Judicos, in luodum deprecationis, epistolam ha;c coutioentem :

19. Optimis civibu3 Judaeis pluriruam ealutein, et bcne valcre, et eeee felices, rex et princeps Antiochus.

20. Si bene valetis, et filii vestri, et ex sententia vobis cuncta Bunt, maximaa Bgimus gratias.

21. Et ego in infirmitate constitutus, vestri autem menior bénigne, reveisiis de Peisidis locis, et infirmitate gravi apprehensus, necessariurn duxi pro coranmni utilitate curam habere;

22. non desperans memetipsum, sed spem multam habens effngiendi inlirniitatem.

23. Re?piciens autem quod et pater meus, quibiis temporibus in locis siiperioribus ducebat exercitum, ostendit qui post se susciperet principatum ;

24. ut si qnid coiitrarium accideret, aut difficile nuntiaretur, scientes lii qui in regionibiis erant, cui esset rcrurn summa derelicta, non turbarentur.

25. ad hœc considerans de proximo potentes quosque et viciuos temporibuà

de Dieu était tombé sur lui, désespéré, il écrivit aux Juifs une kttrc en foniio i de supplication , qui contenait ce qui suit

19. Aux Juifs, excellents citoj'ons, lo roi et le prince Antiochus souhaite le Biilut, la santé, et le bonheur.

20. Si vous êtes en bonne santé, ainsi que vos enfants, et si tout vous réussit A souhait, nous en rendons de grandes gi âces à Dieu.

21. Et moi, je suis malade, mais jo me souviens de vous avec bonté ; à mon retour des régions de la Perse, saisi par une maladie grave, j'ai ci"u nécessaire de prendre soin des intérêts conmiuns ;

22. non que je désespère de moi-même, mais j'ai une grande espérance que jo guérirai de ma maladie.

23. Considérant donc que mon jière lui-même, dans les temps où il conduisait son armée dans les provinces supérieures, désigna celui qui devait régner après lui,

24. afin que, s'il arrivait quelque malheur, ou qu'on publiât quelque iâohen.< • nouvelle, ceux qui étaient dans les provinces, sachant à qui l'autorité étiit laissée, ne fussent pas troublés ;

25. considérant en outre que tous les princes des environs et nos voisins ob-

emplrer toujours, le roi comprit qu'il allait bientôt ii.ourlr. — 7»i modum deijrecalionis. Le ton de la lettre est réellement celui d'un suppliant. Le cruel et orgueilleux despote est maintenant dompté. — Optimis... Les vers. 19-20 contiennent la salutation accoutumée. D'ordinaire, dans les formuler de ce genre, l'auicnr de la lettre mettait son nom en avant, et celui du deftinatairc à la Un; le roi suit Ici une pratique contraire, 8'buuilliant à dessein devant les Juifs, dont il voulait gagner les faveurs pour son Sis. — Rex et princeps. Dans le grec : Hol et général ( (jTpaTTjv'ô;). — Si... ex senlentia... (vers. 20). C.-à-d., si voiis possédez tout ce que vous désirez. — ilaximas... gratias. Le grec e*t plus complet : Je donne du très granri3 remerciements i Dieu, ayant mon espérance dans le ciel. — Et ego... Il annonce aux Juifs sa maladie, vers. 21 et ss. — Secesfariurn duxi... Tombé malade au loin, il songe ù prendre des mesnres destiné-es 6 assurer le bien de ses sujets '.frro eommuni...) ; c- à - d., comme il l'indiquera plus bas en détail, h garantir la transmission pacifique du pouvoir, au cas où sa maladie •uralt une Issue fatale. — Son ilesperans... (vers. 52). Il désesrôr.ilt en réalité, ainsi qu'il a (it- nfdrmé plus haut f:f. vors. 18);*nials 11 tenait à cacher cette circonstance. — liespîciem autem^ (vers. 83). Tremler motU qui avait

porté Antiochus h désigner d'avance son suocesseur : la conduite analogue de son père, Aniioche III le Grand, dans une occusion semblable. — In locis superioribits. Allusion à la camrmi'ne si malheureuse que, pour payer aux Romains les sommes énormes qu'il leur devait, le père d'Épiphane avait faite, en 187, dans les réglons supérieures et orientales de son royaume. Vûjez I, 17 et les notes. — Ostendit qui... Xous ne connaissons ce trait que pur notre auteur. Il est tout à fait conforme aiux anciens usages de l'Orient. € Un roi était censé avoir le droit de faire un choix parmi ses flls adultes, et, s'il n'en avait aucun dans cette condition, de nonimcr un régent ou de transmettre la couronne L son frère. En fait, la loi de la prlmogénlture était la plupart du temps respectée, s C'est Séleucus IV^, flls aîné d'Antiochus 111, qui lui succéda. Cf. ni, 3, et le commentaire. — Si quid contrnrinm (vers. 24). Euphémisme, qui revient k dire : SI le roi mourait dans son cxpétlltlon. — Aut dijjlcile. Greo : SI quoique chosfl de pénible était annoncé. Expression analogue h la préludent*. — Hi qui m regionibu-1... C.-ù-d., les habitant* des différentes provinces du royaume. — Rrrum Siimma : l'autorité royale. — Non turbarentur : la couronne étant ré'-'n'l^rement transmise à riiéritier désigné. — AU liM... (vers. 25). Autra coiuldératlon, qui, JolDte k l'exemple de MO

II Mach, IX, 26-29.

servent les temps et attendent les événements, j'ai désigné pour roi mon fils Antioclius, lui que j'ai souvent recommandé à beaucoup d'entre vous, dans mes voyages à travers les royaumes supérieurs ; et je lui ai écrit ce qui suit.

26. Je vous prie donc et je vous demande de vous souvenir des bienfaits reçus en général et en particulier, et de garder chacun la iidélitc envers moi et mon fils.

27. Car j'ai confiance qu'il se conduira avec modération et avec douceur, qu'il suivra mes conseils , et qu'il sera affable à votre égard.

28. Ainsi donc, ce meurtrier et ce blasphémateur, frappé d'une plaie horrible, et traité comme il avait lui-même traité les autres, finit sa vie sur les montagnes, loin de son pays, par une mort misérable.

29. Philippe, son frère de lait, fit transporter son cadavre, et, craignant le fils d'Antiochus, il s'en alla en Egypte auprès de Ptolémée Philométor.

insidiantes, et eventum expectantes, designavi tilium meum Antiochum regem, quem saepe recurrens in siipcriora régna niultis vestrum commendabam; et scripsi ad eum quae subjecta sunt.

26. Oro itaque vos et peto, memores beneficiorum publiée et privatim, ut unusquisque conservet fidem ad me et ad filium meum.

27. Confido enim eum modeste et humane acturum, et sequentem propositum meum, et communem vobis fore.

28. Igitur homicida et blasphemus, pessime percussus, et ut ipse alios tractaverat, peregre in montibus miserabili obitu vita functus est.

29. Transferebat autem corpus Philippus, collactaneus ejus, qui metuens filium Antioihi, ad Ptolemseum Philometorem in .âi^gyptum abiit.

père, avait porté Antiochus IV à choisir d'avance son successeur. Les mots de proximo patentes représentent le nom des contrées limitrophes, qui ne demaudaient qu'à profiter de la première occasion favorable (.temporibus insidiantes; locution pittoresque) pour s'agrandir aux dépens de la Syrie, et qui n'auraient pas manqué de courir aux armes si des troubles avaient éclaté après la mort du roi. — Designavi fi 'sm...: Antiochus V Eupator. Cf. IMach. VI, 15. Eu '"Instituant son successeur, Éplpbane avait gravement lésé les droits de son neveu Démétrius.flls et héritier légitime de Séleucus l'V. Cf. I Mach. VU, 1 et la note. — Sœpe reeurrens... Nous ne connaissons qu'une seule des campagnes d'Antiochus l'V dans les régions supérieures de l'est, celle-ci même dans laquelle 11 perdit la vie. — MuUis... commendabam. Il était naturel qu'avant de qultfer Antioclie pour SCS expéditions lointaines et périlleuses, Épipbaue recommandât son fils à ceux des Juifs hellénistes qu'il connaissait personnellement. — Et Bcripsi... Les mots quœ subjecta sjint supposent que la lettre d'Antiochus à son flls était jointe à celle que nous lisons en ce moment. Jason, ou son abréviateur, n'a pas cru devoir Insérer ce document dans son récit.

2(i-27. Le roi implore la Ildélité des Juifs envers son fils. — Memores beneficiorum. Ce uétail panitt tout d'abord étrange. Et pourtant Épiphane pouvait fort bien, à son point de vue, regarder comme des bienfaits accordés par lui aux Juifs le titre lie citoyen d'Antioche, que posséd:ilent un certain nombre d'entre eux, et l'autorisation de construire un gymnase à Jérusalem. CI. IT, 9. — Fidem ad me, et... Euven

lui, tant qu'il vivrait; puis envers son fils, après sa n}ort. — Confido... (vers. 27). II exprime, en termlnact, l'espoir que ce dernier sera un excellent roi pour ses sujets. — Communem... fore. Le grec signifie : s'accommoder au caractère et aux inclinations de quelqu'un, s'accorder parfaitement avec lui.

2° Antiochus Épiphane meurt misérablement IX, 28-29.

28-29. Sa mort Ignominieuse et ses funéraOles. — Ut ipse alios... Le talion divin. Comp. le vers. S*». — Peregre in montibus... Loin de sa patrie et du palais de ses pères , dans une contrée sauvage. Cf. I Mach.vi, 13. a Tabse », où mourut Antiochus IV, était située dans une région très montagneuse de l'Élymaïde. Voyez Strabon, XV, 5, 2. — Transferebat... corpui... (vers. 29) : pour lui donner une sépulture royale à Antioche. Philippe était un des premiers ministres d'Épiphane. En mourant, le roi lui avait confié la régence de l'empire et l'éducation de eou flls. Cf. I Mach. VI, 14, 55, G3. — Collactaneus régis. Probablement dans le sens large : élevé avec lui. Cf. I Mach. 1,7. — Qui metuens... D'après I Mach. VI, 55-63, ce n'est que plus tard que Philippe partit pour l'Egypte, lorsqu'il eut été battu et expulsé d'Antioche par Lysias, lequel, nommé antérieurement tuteur d'Eupator et régent du royaume (ci. I Mach. m, 32 et ss.), refusa de reconnaître l'autorité de son rlv:il, se mit en opposiUoii ouverte contre lui, et réussit à le rsijverser. — Ptolemxum Philumetorem. Ptolé-ée YI, qui régna de 181 il 146 avant J.-C. Philippe espérait trouver un refuge guprès de cet ennemi de la Syrie.

II Mach. X. 1-6.

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