CHAPITRE XV
1. Nicanor autem, ut comperit Judam esse in locis Samariœ, cogitavit cum omni impetu die eabbati committere bellum.
1. Or Nicanor, ayant appris que Judaa était sur les terres de la Samarie, résolut de l'attaquer de toute sa force le jour du sabbat,.
(vers. 42). Motif qui le détermina à Be donner lui-même la mort. — Subdîtua fieri. On lit dans le grec : Tomber entre les mains. — Et contra valalcK... Grec : Et être Injurié d'une manière Indigne de sa propre noblesse. — Per fesUnalionem (vers. 43). Dans le grec: A cause de la précipitation de la lutte; c.-ù-d., la précipitation rendue iiicessalre par cette attaque soudaine des Syriens. - J!eaj,rrens...ad murum. Qrcc : Courant en haut., sur le mur. Il monta donc tout ù fait an sommet de la tour, pour se précipiter de là dans la cour.— Quibus velociler... oers. 44). La foule des soldaU s'écarta en le voyant tomber. — i/ediam cervicem. La slgnlflcatlon dn grec est douteuse, comme le montre l'hésitation des exégètes (Sur ses reins; sur son ventre; sur son nanc, etc.). D'après l'opinion la plus probable : Au milieu de la place vide (/e/ewv a quelquefois ce sens). — El cum aJhuc... (vers. 45). L'écrivain Insiste sur les déUiils do cette mort terrible et sur lénergle dont Razias fit preuve. — Stagna fluxu. Grec : A la manière d'une source. -- Complexus intrslina... (vers. 46). U
s'était donc ouvert le ventre dans sa chute. — Ut hsec... redderet : it l'époque de la résurrection. Cf. VII, 11, 14, 23, etc.
6» Nicanor prend la résolution d'attaquer leis Juifs de préférence aux Jonrs de sabbat. XV, 1-5.
Ce passag3 dans sou entier est une particularité du second livre.
CiiAP. XV. — Le projet. — Tn JoHs Samrtria. D'après I Mach. vu, 39 et ss., Judas était alors dans la région située entre Gophna et Bethsura, qui était située, en effet, sur la frontière méridionale de la Samarie (,Atl. géogr., pi. x). — Cinn omnl impetu. Plutôt, comme dit le grec: En toute sincériié. Si les Juifs n'avaient offert aucune résiftanco h ceux qui la attaquaient le Jour du sabbat, Nicanor aurait, été d'avance absolument sûr de la victoire. Cf. v, 25-26; I Mach. II, 32-38. Mais, dès le début des hostilltés. Ils avaient pris la résolution de repousser, môme en ce saint Jour, la force par la fircet Cf. I Mach. 11, 41. Le général syrien Ijfnoralt sani doute cette décision, qui remontait déjà à plusieurs années.
II Mach. XV, 2-9.
2. Et comme les Juifs qui le suivaient parnécessité disaient : N'agis pas si fièrement ni d'une manière si barbare, mais rends honneur au jour de la sanctification, et révère celui qui voit toutes choses;
3. ce malheureux demanda s'il }• avait dans le ciel un maître, qui eîit commandé de célébrer le jour du sabbat.
4. Eus lui ayant répondu : Il est un Seigneur vivant et puissant dans le ciel, qui a ordonné de célébrer le septième Jo"r,
5. il dit : Moi aussi je suis puissant sur la terre, et j'ordonne de prendre les armes et d'accomplir les affaires du roi. Néanmoins il ne parvint pas à exécuter son dessein,
6. Nicanor, parvenu au comble de l'orgueil, avait pensé à ériger un trophée le toutes ses victoires sur Judas ;
7. mais Machabée espérait toujours avec une entière confiance que Dieu lui enverrait du secours.
8. Et il exhortait les siens à ne pas craindre l'approche des nations, mais à se souvenir des assistances qu'ils avaient reçues du ciel, et à espérer, maintenant encore, que le Tout -Puissant leur procurerait la victoire.