Chacun d'eux avait quatre faces, et chacun quatre ailes
7. Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme li plante du pied d'un veau, et ils étincelaieut comme l'airain incandescent.
Si l'explication que nous avons adoptée plus haut est la vi-ale, Ézéchiel entrait dans sa trentième année le jour même où commençait la cinquième de la captivité du roi Joachim SI ce prince (cf. IV Rcg. x.xrv, 12 et ss.) fut déporté à Babylone en 598, le fait qui va être raconté par Ézéchiel aurait eu lieu en 694. — Fartum est (vers. 3). Dans l'hébreu, le verbe est répété deux fois avec emphase (hâyolt hâi/ah), pour exprimer la certitude. — Ezéchiel. Sur ce nom, voyez l'Introd., p. 5. L'écrivain sacré ne le mentionne qu'à deux reprises, Ici et xxrv, 24. — SacerdoUm. Jérémie, xxix, 1, dit formeUeraent qu'il y avait des prêtres parmi les Juifs déportés par les Chaldéens. Cf. Esdr. ii, 36-39. — Facta... manua... Cette locution, pleine de majesté, marque l'action spéciale que Dieu exi-rçait sur ses prophètes au moment où 11 leur communiquait ses volontés; c'était souvent une action de foree. Cf. m, 22, et XXXVII, 1 ; III Reg. xvni, 16 ; Dan. vin, 18, etc.
2» Description de l'apparition divino. I, 4-28.
Passage célèbre, dont maint détail difficile a mis à l'épreuve la science et la sagacité des exégètcs. Il n'est pas étonnant que le prophète s'exprime par moments avec obscurité, puisqu'il décrit une manifestation divine, œ qui dépasse le pouvoir du langage humain. » Cette vision est unique en son genre dans toute la Bible. Elle se compose de cinq descriptions successive:» : l'apparence générale du phénomène, cont«'mplé dans le lointain (vers. 4), la description des chérubins (vern. 6-14), celle des roues du ch.ir céieste (vers. 16-21), celle du firmament qui le doTilnalt (vers. 22-25), celle de Dieu assis sur son trône f vers. 26 et ss. ). Voyez l'expllcallon très déUllléc de Prado et Vlllalpand, Tn Fzrehidem explanatioms, Rome, 1S96. Voyez aussi F. Vlgouroux, la Bible et les dicouverte$ modemea, t. IV,
♦ . Cnr.ictèr« général (le la lb'5i>phanio:la nnës l^iminouse. — /il 'iài. ICzéchu-l (larle de nouveau
à la première personne, qu'il avait employée au vers. 1. puis aussitôt abandonnée (vers. 2-3). — Ab aquilone. Comp. Jer. i, \i-\U : rv, 6 ; vi, 1, etc, où les jugements divins contre le royaume de Juda sont pareillement annoncés comme devant venir du nord. Quoique la Chaldée fût ù l'ouest de la Palestine, la route naturelle nui conduisait de cette contrée à Jérusalem passait nécessairement par le nord, entre le Liban et l'Antl- Liban. — Nubes magna : la nuée qui, dan» l'Ancien Testament, sert habitiieUenu nt de voile à Jéhovah lorsqu'il se manifeste aux hommes. Cf. Ex. xui, 21; XIX, 9-16; III Reg. vin, 10; Job, xx.wiii, I ; Ps. XVII, 12, etc. — Ignix involvens. Littéralement dans l'hébreu : un feu se prenant. Le nuage était tout bonlé de llammes sans cesse jallli.'santcs, qui se succédaient avec une telle rapidité, qu'elles semblali'nt -e tenir les unes les autres. Cf. Ps. xvii, 9 ; xl!X, 3, etc. — Splendor in cirrùilu: h la façon d'une uuée d'orage, qui, quoique sombre en elle-même, est tout environnée de clarté. — Qvayi si>fcie3 electri. L'eleciruni des anciens était un ni^tal artificiel, composé d'or et d'argent. L'iiebreu porte: Comme l'œil du haSmal. Ce mot. qid ne se trouve qu'Ici, au vers. 27, et viii, 2,p;irair désigner quelque brillant métal, qu'on ne saurait déterminer. Au centre du nuage flaml>oy. nt, on apercevait donc comme un œil de feu, à l'éclat e.\traordin:ilre.
6-14. Description des chérubins. Le phénomène s'est rapproché de l'écrivain sacré, qui en e.vpose les détails au fur et & mesure qu'ils se présentent à lui. — In medio ejus : au milieu do l'œil de feu. — Similitudo. Mot fréquemment répété dani tout ce récit. Ézéchiel dit et redit sjins cesse que la forme corporelle sous l.nquelle II lui fut donné de contempler Jéhovah et ses nnge.'» n'était (U'une apparence, une ressemblance. — An'mulium. C- h-d., selon la sU'nillcatlon directe de l'hébreu, des étn s vivants (.hanyôt; LXXi^MOi), « anlmantla. * Nous apprendrons plui loin (k, It et S4M
Ez. I, 8-10.
8. Il y avait des mains d'hommes sous leui'S ailes aux quatre côtés, et ils avaient aux quatre côtés des faces et des ailes.
9. Les ailes de l'un étaient jointes à celles de l'autre ; ils ne se tournaient pas en marchant, mais chacun d'eux allait devant soi.
10. Quant à l'apparence de leurs visages, ils avaient tous les quatre une face d'homme, une face de lion à leur droite, et une face de bœuf à leur gauche, et une face d'aigle au-dessus d'eux quatre.
8. Et manus hominis sub pennis eorum, in quatuor partibus; et faciès et pennas per quatuor partes habebant.
9. Junctseque erant pennse eorum alterius ad alterum ; non revertebantur cum incederent, sed unumquodque ante faciem suam gradiebatur.
10. Similitudo autem vultus eorum, faciès hominis , et faciès leonis a dextris ipsorura quatuor, faciès autem bovis a sinistris ipsorum quatuor, et faciès aquilae desuper ipsorum quatuor.
que ces êtres mystérieux étaient des chérubins, esprits supérieurs dont la mention, dans les saints Livres, marque toujours la présence Immédiate du Seigneur. Cf. Ex. xxv, 18 et ss. ; xxxvii, 7 et s-.; Ps. XVIII, 11; lxxix , 2; xcviii, 1, etc. — Hic usp etun. Leur aspect général était celui d'un h ■mmc ; à part les exceptions qui vont être signalées, tout en eux avait la forme humaine. Ézéchiel les décrit d'abord succinctement, de haut en bas ( vers. 6 - 7 ) ; il reviendra ensuite (vers. 8-12) sur quelques particularités, pour en donner une peinture plus complète. « Il vivait dans une contrée où l'on voyi»it, aux murs des temples et des palais, ces étranges figures mélangées, têtes humaines avec des corps de lion et des pieds de taureau, etc., que nous ont conservées les monuments babyloniens et assyriens. Ces combinaisons étaient certainement symboliques , et leur symbolisme devait être familier à Ézéchiel.
Toutefois, ce n'est pas le prophète lui-même qui a construit SOS chénibins à l'aide de ces figures ; c'est l'Esprit de Dieu qui lui en a révélé les formes particulières, » en prenant pour base les représentations que son serviteur et les autres Juifs exilés en Chalilée avaient fréquemment 80US les yeux. — Quatuor fades. D'apris un petit nombre d'interprètes, le subswntif hébreu pânim n'aurait point, dans ce passage , sa signification accoutumée de « visages ", mais celle de « formes », qu'il a en quelques endroits ; d'où il suivrait que ics chéniblus de cette vision n'auraient pas eu chacun quatre visages distincts et quatre têtes séparées, inais seulement des formes ou parties de leurs corps empruntées à quatre sortes d'animaux. Voyez F. Vigoureux , 1. c, p. 364 ; Knabenbauer. Comment., h. 1. Ce sentiment nous paraît moins bien correspondre aux données du texte que l'interprétation communément admise. — Pede'< rictl. Le mot pied représente ici la jambe entière (LXX: ffy.l).T|).Cellesdeschérubinsétaient . droites », c.-à-d. sans jointures au genou et au cou-de-pied; puisqu'ils ne s'en servaient pas
pour marcher. Pour ce même motif, la partie du pied qui reposait sur le sol (planta peilis) était arrondie comme le sabot d'un veau. Le narrateur ajoute que, de ces jambes, s'échapiiaient de perpétuelles étincelles (.et scintillse...). Au lieu de quasi aspectus..., l'hébreu dit : Comme l'œil de l'airain... Voyez la note du vers. i^. — Manus hominis (vers. 8) : la main et le bras tout entier. — Sub pennis. D'après la plupart des In-
Le8
chérubins et le char de la vision d'Ézéchiel, (ERsai de reconstitution.)
terprètes, un bras sous chacune des quatre alies; par conséquent, quatre bras -pour chaque chérubin. Selon d'autres, deux bras seulement. Les ailes étaient attachées aux épaules. — Faciès et pennas... Répétition emphatique, à la manière d'Ézéchiel. — Junctse... pennée (vers 9). Lorsque les chérubins étalent au repos, ils abaissaient leurs ailes le long de leur corps (cf. vei-s. 24*>) ; lorsqu'ils volaient, elles s'étendaient et se rejoignaient par leurs extrémités, de sorte que l'aile droite de ! l'un touchait l'aile gauche de l'autre. Cf. III Reg. VI, 27. Ils se mouvaient donc comme un seul être. — Non revertehantur... Formant un groupe disposé en carré, et ayant chacun quatre faces, où qu'ils allassent ils volaient droit devant eux, sans avoir jamais à se retourner. — Fades hominis... (vers. 10). Ézéchiel complète ce qu'il a
Ez. I, li:i3.
11. Faciès eorum et pennae eoium extentoe desuper; duœ pcnnœ siiigiilorum jungehantur, et du» tegebant corpora eoruru.
12. Et nnumquodque eonim coram fade 8iia arabulabat ; iibi erat irapetus spiritns, illuc gradiebantiir, nec revertebantur cum ambularent.
13. Et similitudo animalium, aspectus eorum qnapi carbonum ignis ardentiiira ,
11. Leurs faces et leurs ailes s'étendaient en haut; deux de leurs ailes se joignaient , et deux couvraient leurs corps.
12. Chacun d'eux marchait devant soi ; ils allaient où l'esprit les poussait , et ils ne se retournaient point en marchant.
13. Et l'aspect des animaux ressem blait à celui de charbons de feu ardents
dit pins haut du visage des chérubins. Les mots a deitris ii^sorum ne retombent que smt /actes leonis. Le visage humain était en avant, en face du spectateur; la f.nce d'aigle, par derrière (tfeiui>er) est une addition malheureuse de la Vul-
sont a comme les types mêmes de la vie, les être» vivants par excellence, qui rendent hommage à l'auteur de la vie au nom de toute la création. qu'ils représentent, par leur forme symbolique dans tout ce qu'elle a de plus élevé. » (VigOL-
LloD nilé i visatre et i> mains d'iiomme. (Bas-reUef assyrien.'
fate); la face de lion, h droite du chérubin ; la face de taureau , à sa gai>chc. La raison pour laquelle ces quatre animaux ont été cboliiig pour former les chérubins est facile à saisir : l'homme est le roi de la création ; le lion l'est des uinmaux •auvages; le taureau, des animaux domestiques; l'aigle, des oiseaux. Le; chérubins figuraient donc iM forces et lea qualités du monde entier. Ils
roux, l. c, p. 38t).) — Faeiea... extenUt... (vers. Il •. Hébr. : leurs visages... étaient séparés en haut Chaque chérubin semble donc avoir eu quatre têtes distinctes, et pas seulement une t*t*- unique munie de quatre visages. — Dxis pmnse... jungehantur. Ce trait complète Cf'quI a été dit plus haut ( ven<. »•) relntiveraont aux ailes. Il n'y avait que deux des ailes qui se re'oigniaseBt;
Ez. 1, 14-21.
et à celui de lampes allumées. On voyait courir au milieu des animaux des flammes de feu, et de ce feu sortaient des éclairs.
14. Et les animaux allaient et revenaient comme des éclairs flamboyants.
15. Et comme je regardais ces animaux, je vis paraître près d'eux, sur la terre, une roue qui avait quatre faces.
IG. L'aspect et la structure des roues les rendaient semblables i\ une vision de la mer. Elles se ressemblaient toutes les quatre, et leur aspect et leur structure étaient comme si une roue était au milieu d'une autre roue.
] 7. En avançant, elles allaient par leurs quatre côtés, et elles ne se retournaient pas en marchant.
18. Les roues avaient aussi une étendue, une hauteur et un aspect effrayants, et tout le corps des quatre roues était plein d'yeux tout autour.
19. Lorsque les animaux marchaient, les roues marchaient aussi auprès d'eux ; et lorsque les animaux s'élevaient de terre, les roues s'élevaient en même temps.
20. Partout où allait l'esprit et où l'esprit s'élevait, les roues s'élevaient aussi et le suivaient ; car l'esprit de vie était dans les roues.
21. Lorsque les animaux allaient, les roues îillnieiit ; lorsqu'ils s'arrêtaient, elles
et quasi aspectus lampadarum : haec erat visio discurrens in medio animalium, splendor ignis, et de igné fulgur egrediens.
14. Et animalia ibant et revertebantur, in similitudinem f ulguris coruscantis..
15. Cum jue aspicerem animalia, apparuit rota una siiper terram juxta animalia, habens quatuor faciès.
16. Et aspectus rotarum et opus earura quasi visio maris; et unasimilitudo ipsarum quatuor ; et aspectus carum et opéra quasi sit rota in mcdio rotae.
17. Per quatuor partes earum euntes ibant, et non revertebantur cum ambularent.
18. Statura quoque erat rôtis, et altitude, et horribilis aspectus ; et totura corpus oculis plénum in circuitu ipsarum quatuor.
19. Cumque ambularent animalia , ambulabant paritor et rotae juxta ea ; et cum elevarentur animalia déterra, elevabantur simul et rotae.
20. Quocumque ibat spiritus, illuc eunte spiritu, et rotne pari ter elevabantur sequentes eura; spiritus enim vitœ erat in rôtis.
21. Cura euntibus ibant, et cum stanlibus stabant; et cum elevatis a terra,
les deux autres gardaient sans cesse leur position on avant du corps {duo tegebant... Cf. Is. VI, S*»). — Ovumquodque... (vers. 12). Répétition emphatique du vers. Si". — TTbi... Impetus... Détail nouveau. Quoiqu'ils fussent au nombre de quatre, un seul et même esprit, la volonté de Dieu, dirigeait tous leurs mouvements, de sorte qu'ils agissaient avec une harmonie parfaite. — Aspectus eorurn... (vers. 13). Deux images, pour exprimer leur éclat éblouissant: carbonum, lampadarum. — Jlxc erat... Le mot visio manque dans l'hébreu , qui dit simplement et plus clairement : Cela (le feu) allait (et venait, scintillant comme les éclairs) entre les animaux. — Ibant et revertehanlur (vers. 14) : dans toutes les directions. Semblables à la foudre par leur éclat, les chérubins lui ressemblaient aussi par la rapidité de leur vol (in similitudinem...).
15-21. Description des roues du char céleste. Ce sont ces lignes qui ont donné lieu au nom de Jlerkâbah, ehar, par lequel les anciens Juifs désignaient tout ce chapitre. — Rota una. Les roues étaient, à elles quatre, disposées en carré, comme les chérubins eux-mêmes. Au lieu de habrns quatuor facic , l'hébreu porte : il leurs quatre faces. C.-ù-d. curil y avait une roue en ftv.int de chaque chérubia. — Aupirtus... eloi;u.i
(vers. 16 ) : l'aspect et la structure des roues. — Quasi Visio maris. Par conséquent, d'un teau bleu de mer. Variante dans l'hébreu : Comme un oeil de (arsis. Ce qui signifie : Comme réclat (voyez la note du vers. 4'') de la pierre précieus-; qu'on trouvait ti Tartessus, en Kspagne; probablement la chri'soiithe ou la tojiaze, aux rofieti d'or. Cf. E.Y. xxviil, 28; Cant. V, 14; Dan. x, S, d'après l'hébreu. — Rota in medio... A la façon de deux roues qui se conipénôtrent h angles droits. La conséquence de ce fait est consignée au vers. 17 : Per quatuor partes... Elles pouvaient avancer, elles aus>i (cf. vers. 12), dans toutes les directions, sans avoir jamais ii se retourner. — Statura... et altiiudo... (vers. 18). Hébr.: Leurs jantes (leur circonférence) et leur hauteur étalent effrayantes. C.-ù-d. que leurs dimensions étalent énormes. Une autre circonstance contribuait à e.xciter l'effroi -.corpus oculis plénum... — Cumque ambu larent... (vers. 19). Elles étalent étroitement associées aux quatre chérubins, « animées par ud mêa'iC esprit, mues par la même impulsion, » mais n'ayant pas d'indépendance propre. — A? lieu de spiritus vitœ (vers. 20), on lit dans 1 hébreu : L'esprit dos êtres vivants ( des chérabins). Ceux-ci étalent dirigés par l'esprit divin (cf. vers. 12"), et à leur tour ils diiijfoalont la*
Ez. I, 22-26.
pariter elevabantur et rotae sequentes ea , quia spiritus vitœ erat in rôtis.
22. Et eimilitndo super capita animaliuiD tinnamenti, quasi aspectus crystalli horribilis et extenti super capita eorum desuper.
23. Siib firruaraento autem pennae eorum rectae alterius ad alttrum ; unumqaodque duabusalis velabat corpus suum, et alterum similiter velabatur.
24. Et audiebam sonum alarum, quasi fonum aquanim multarum. quasi sonum «ublimis Dei : cura ambularent, quasi (Bonus erat multitudinis, ut sonus castromm ; curaque starent, demittebantur pennse eonim.
25. Nam cum fieret vox enper firmamentura quod erat super caput eorum , fitabant, et submittebant alas suas.
2G. Et super firmamentura, quod erat imminens capiti eorum, quasi aspectus lapidis sapphiri similitudo throni ; et super similitudinem throni similitudo quasi aspectus hominis desuper.
s'arrêtaient; lersqu'ils s'élevaient déterre, elles s'élevaient aussi et les suivaient ; car l'esprit de vie était dans les roues.
22. Au-dessus de la tète des animaux paraissait un firmament semblable à un cristal terrible à voir, qui était étendu en haut sur leurs têtes.
23. Sous ce firmament leurs ailes se dressaient l'une contre l'autre-: chacun voilait son corps de deux ailes, et tous le voilaient de même.
24. Et j'entendais le bruit de leurs ailes, semblable au bruit des grande- eaux, semblable à la voix du Dieu très haut. Lorequ'ils marchaient, c'était comme le bruit d'une grande multitude, comme le bruit d'uiïe armée ; et quand ils s'arrêtaient leurs ailes retombaient.
25. Car lorsqu'une voix retentissait audessus du firmament qui était sur leurs têtes, ils s'arrêtaient et abaissaient leurs ailes.
26. Et, sur le firmament qui dominait leurs têtes, on voyait comme un trône semblable au saphir, et sur cette ressemblance de trône apparaissait comme un homme assis.
roues. — Cum euntibus... (vers. 21). Bépétltlon eolennelle.
22-28. Description du firmament destiné à Bupix)rter le trône céleste. — Firynamenti. En hébreu, Tafiîa\ une étendue (comp. Gen. i, 7, et la note) ; une sorte de voûte analogue à celle du ciel. — Super capita. Ce firmament n'était pas supporté par les têtes des chérubins, mais il était placé au-dessus d'elles, t La vision d'Ézéchlel n'est que le développement d'une idée qui avait déjd cours en Israël et qui remontait Jusqu'à ses origine.". Dieu, dans le désert du Sinaï, avait fait placer sur le propitiatoire de l'arche d'alliance deux chéiniblns, destinés à lui servir de trône; le psalmiste avait chanté la gloire de Dieu assis 6ur les chérubins (Ps. Lxxix , 2, etc.); il avait même montré ces êtres mystérieux servant, pour ainsi dire, de char au Seigneur ( Ps. xvii, 11). Lorsque le prophète de la captivité nous représente les animaux extraordinaires qu'il vit sur le Chobar, formant comme un trône animé au Dieu Très -Haut, il se borne donc à peindre, dans un tableau plus complet, ce qui n'avait existé Jusque-là, en quelque sorte, qu'à l'état d'ébauche au milieu de son i)euple. » (Vlgou.^ux, Bible et découverte», t. IV, p. 367-368). — OrytialH horrilAli». Le firmament en question était donc limpide comme le cristal, et si brillant qu'il inspirait l'effroi. — Pennte... recta ( vers. J3 ). Voyez les ver». 9* et 11"». — Sonum alarum (vers. 24). Quelques comparaisons font ressortir l'intensité de ce bruit : quoêl aquarum... (cf. XLlli, t; Apec. I, 15, etc.), sonum Dei (le tonnerre; cf. Job xxxvn, 4, 5; Ps. xxviii, î, »),
sonus... multitudinis (hébr.:un bruit de paroles), tonus castrorum (le bruit d'une armée qui s'avance). Les ailes des chérubins ne retentissaient ainsi que pendant leur vol. — Cum fieret vox (vers. 25). C.-à-d., lorsque Dieu prenait la parole pour intimer aux esprits célestes l'ordre de s'arrêter. L'hébreu doit se traduire ainsi : Et il y eut une voix de dessus le firmament qui était sur leurs têtes. Ézéchiel se reporte donc nu moment où le char mystérieu.\, qu'il voyait s'avancer, s'arrêta tout à coup auprès de lui sur l'ordre de Jéhovah. La description est ainsi dniniatisée. 26-28. Le Seigneur sur son trône. C'ist la dernière et la plus sublime partie de la vision.
— Similitudo throni. Isaïe aussi avait vu le Seigneur assis sur son trône ; mais la scène se passait dans le ciel. Cf. Is. vi, 1 et ss. — Sape' similitudinem... quasi... Le prophèto accumule à dessein, en cet endroit, « les expressions destinées à rappeler qu'il ne s'agit que d'une lointaine ressemblance, » d'images et de symbole*. Voyez ialnt Irénée, Adv. Jlar., rv , 20, 10. — Quo^ axpeetus hominia. Dans cette forme humaine tous laquelle le Seigneur apparut à Ézéchiel (cf. Dan. VII, 9 et ss.), on a vu à bon droit comme • l'annonce proi>hétique de l'Incarnation.»
— Speeies electH (vers. 27). Hébr. : Comme un o?il (le hoSmal. Voyez le vers. 4 ot la note. — Velut aspectum igniit. Ce trait et les suivant* montrent à quel point cette représentation visible de Jéhovah était éblouissante. La partie supérieure du coi-ps rétait davanta(.'e, car c'est elle qui avait l'éclat du liaimal, tandis que la partie inférieure brillait seulement coaime 1« tea : «
Ez. I, 27 — 11, 3.
27. Et je vis comme l'apparence d'un métal brillant, comme l'aspect du feu, au dedans et autour de lui. Depuis ses reins jusqu'en haut, et depuis ses reins jusqu'en bas, je vis comme un feu qui brillait tout autour,
28. comme l'arc qui paraît dans une nuée en un jour de pluie : tel était l'aspect de la lumière qui brillait tout autour.
27. Et vidi quasi speciem electri, valut aspectum ignis, intrinsecua ejus per circuitum ; a lumbio ejus et desuper, et alumbis ejus usque deorsum, vidi quasi speciem ignis splendentis in circuitu,
28. velut aspectum arcus cum f uerit in nube in die pluviae : hic erat aapectua splendoris par gyrum.