La parole du Seigneur me fut adressée en ces termes
à celle delà parabole de l'incendie (cf. xx, 46), dont celle du glaive n'est qu'une répétition sous d'autres figures. — Sanctuaria: le temple de Jérusalem, avec ses dififérontes parties. — Ejlciam gladium (verset 3«>). Dès le début du discours apparaît cette Image du glaive, qui va être commentée en un magnifique langage. — Jxistum etimi)ium: l'équivalent du bols vert et du bois mort qui ont été mentionnés cl -dessus (xx, 47»). Tous périront donc Indistinctement, car le châtiment prédit aux Juifs en cet endroit sera national, et englobera les innocents aussi bien que les coupables. Un reste échappera cependant, comme il est dit ailleurs à plusieurs reprises. — Eduxi... irrevocabilem ( vers. 6).
Ilébr. : J'ai tiré mon glaive de son fourreau, et 11 n'y rentrera p.is. Il faut donc, cette fols, que la vengeance éclate : la miséricorde de Dieu ne retiendra plus sa justice. — Tu. .. ingemisce. . .
(vers. 6). I.a douleur d'Ézéchlel, manifestée librement au dehors, devait exciter ses compagnons d'exil à l'Interroger, et 11 répondait h leurs questions en insistant sur 1."» certitude et la proximité des mallicurs prédits. — In eonlritione Jumbortim. D'après la j*jchologle biblique, les reins étalent envisagés commt le siège de la force; leur rupture sym-
Olalvc assyrien
dam
ion fuurreaa.
bollsait une faiblesse extrême. Cf. Ps. lxv, 11 , et Lxviii, 24; Is. XXI, 3; Jer. xxx, 6, etc. — Pro auditu (vers. 7). C.-à-d.: à cause des nouvelles effrayantes que Je reçois de Dieu. — Vcnit. Elle vient; le malheur approche. — Tabescet..., dissolventur... Deux autres locutions pour peindre le découragement, le désespoir. Cf. VII, 17; Is. XIII, 7, etc.
8-17. Le glaive de Jéhovah a été aiguisé et poli pour opérer de grands massacres. Le langage devient de plus en plus vigoureux ; 11 est rythmé, cadencé, très poétique. — Oladius, gladitis (vers. 9'>). Répétition solennelle. — Exacutv^ est... Le glaive est donc prêt à frapper, et il le fera dans les meUleures conditions. — Après les mots lit splendeat, limatus... (vers. 10), l'hébreu ajoute une petite phrase signiflcative, omise par la Vulgate : Nous réjouirons-nous ? C'est le peuple qui est censé adresser à Ézéchlel cette question, k laquelle 11 a déjà été répondu plus haut (vers. S) d'une manière anticliiée. Comp. le vers. 12. — Qui moves sceptrum... Passage assez obscur. D'après la Vulgate, qui a suivi la traduction grecque de Théodotlon, ces mots contiennent une apostrophe au glaive destructeur : C'est toi qui renverses le sceptre (l'empire) de mon peuple (fllii 7nei ); tu coupes sans pitié tous les arbres de cette forêt humaine (succidisti...). L'hébreu signifie : Le sceptre de mon fils méprise tout bois. Il est très possible qu'il y ait là une allusion au célèbre oracle de Jacob : Le sceptre ne sortira pa.s deJuda i^cf. (îen. xi.ix, 9-10). Alors, en tenant ce langage, les Juifs so tranquilliseraient par les garanties divines données à leur nationalité : Nous n'avons rien h redouter des sceptres étrangers ; le nôtre est plus solide qu'eux. Telle est l'explication la plus simple et U plus communément admise. D'autres proposent
Ez. XXI, 9-17.
9. Fils de l'homme , prophétise , et dis : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Parle.
L'épée, l'épée est aiguisée, elle est polie.
10. C'est pour tuer les victimes qu'elle est aiguisée , c'est pour étinceler qu'elle est polie ; toi qui ébranles le sceptre de mon lils, tu as coupé tous les arbres.
11. Je l'ai donnée à polir pour qu'on la tienne à la main ; cette épée est aiguisée, elle est polie, afin qu'elle soit dans la main de celui qui tue.
12. Crie et pousse des hurlements, fils de l'homme, car elle est tirée contre mon peuple, contre tous les princes d'Israël qui fuient; ils sont livrés à l'épée avec mon peuple. Frappe donc sur ta cuisse,
13. car je l'ai approuvée, lors même qu'elle brisera le sceptre, et que celui-ci ne subsistera plus, dit le Seigneur Dieu.
14. Toi donc, fils de l'homme, prophétise, et frappe tes mains l'une contre l'autre; et que l'épée soit doublée, et que l'épée meurtrière soit triplée. C'est là l'épée du grand carnage, qui les fait s'épouvanter,
16. qui fait sécher les cœurs, et qui multiplie les ruines. A toutes leurs portes je placerai la terreur de cette épée perçante, polie pour étinceler et affilée pour tuer.
16. Aiguise -toi, va à droite ou à gauche, partout où tes désirs t'appellent.
17. Moi aussi j'applaudirai en fi'appant des mains, et j'assouvirai par toi ma colère. C'est moi , le Seigneur, qui ai parlé.