‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 152 sur 847 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

1. Addideruntque filii Israël facere malum in conspectu Domini post mortem Aod ;

2. et tradidit illos Dominus in manus Jabin, régis Chanaan, qui regnavit in Asor, habuitque ducem exercitus sui nomine Sisaram; ipse autem habitabat in Haroseth-Gentium.

3. Clamaveruntque filii Israël ad Dominum ; nongentos enim habebat falcatos

1. Les enfants d'Israël recommencèrent encore à faire le mal aux yeux du Seigneur après la mort d'Aod ;

2. et le Seigneur les livra entre les mains de Jabin, roi des Chananéens, qui régna dans Asor. Le chef de son armée se nommait Sisara, et il demeurait à Haroseth des Gentils.

3. Les enfants d'Israël crièrent donc au Seigneur. Car, Jabin ayant neuf

et VAtl. archéol., pL Lxxxvi, flg. 2 ; pi. Lxxxvn, flg. 5, 8-11. — In monte Ephraim. C'était le centre dn pays. 'VCoyez Jos. xvn, 25, et l'expli- Ciition. — Descenderunt : du plateau supérieur à la profonde vallée du Jourdain. — Ipso in /ronte..., comme le chef de l'expédition. Sa foi en Jéhovah est remarquable ; 11 n'a aucun doute sur l'issue de la lutte : tradidit... Dominus... — Occupaverunt vada. Mesure très habile, qui avait pour but soit d'empêcher les Moabites de s'échapper en regagnant leur propre territoire (note du vers. 12), soit d'arrêter les secours qui pourraient leur arriver de ce côté. Les gués du Jourdain sont peu nombreux , et assez éloignés les uns des autres. Ils sont encore mentionnés vn, 24 ; XII, 5; Jos. n, 7, etc. — Omnes robustos et fortes^. D'après l'hébreu , littéral. : tous gras et tous vaillants. — Octoginta annia. Les LXX ajoutent : Et Aod fut leur juge jusqu'à sa mort. — Nous avons à apprécier brièvement la moralité de la conduite d'Aod. Son acte ne doit pas être jugé, c'est évident, d'après les principes relevés du christianisme, mais suivant les idées reçues de son temps. Or le droit des gens alors en vigueur autorisait largement le recours à la ruse, lorsque l'amour et le bien de la patrie étaient en cause. Les Orientaux modernes n'ont pas changé sous oe rapport, et ils admirent hautement des actes que la civilisation chrétienne condamnerait d'une manière très sévère. Enfin, le récit sacré se borne à raconter l'acte d'Aod sans le louer, et ce n'est point sur cet acte, mais seulement sur sa vocation à la judlcature, que se rapporte la note du vers. 15 : c Le Seigneur leur suscita un sauveur. »

3« Samgar. III, 31.

31. Post hune... Samgar (hébr. : Samgar). On ne raconte qu'un trait de sa vie ; exploit magnifique, il est vrai, analogue à ceux de Samson. — Percussit : sous l'inspiration et avec l'aide de Jéhovah. — Philisthiim. Ce sont encore les tribus du sud qui ont à souffrir, cette fois du côté de l'ouest. — Sexcentos... vomere. D'après l'hébreu : avec un aiguillon à bœufs. En Orient, cet instrument est long de huit pieds, et muni en haut d'une forte pointe de fer, en bas, d'une petite pelle qui sert à détacher la terre adhérente au soc de la ciiarrue ; 11 peut devenir une arme redoutable (.Atl. archéol., pi. xxxin, fig. 4).

SKCTION n. — DéBORA ET BARAC.

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