On a cessé de voir de vaillants
gltuation décrite aux vers. 2-3. Encouragés par la victoire de Barac, les Israélites continuèrent la guerre, et réussirent non seulement à recouvrer leur Indépendance, mais à ruiner pour longtemps la puissance des Chananéens.
J n. — Cantique de Débora. Y, 1-32.
1* Introduction historique. V, 1.
Chap. V. — 1. Cecinej-unt... Debbora et Barcui. Quoique Débora ait seule composé le cantique (vers. 3, 12), Barac lui est associé dans ce préambule parce qu'O le chanta avec elle. Leur victoire commune, si bien racontée en prose au chap. iv, est maintenant décrite en poésie dans ces deux pages d'un lyrisme admirable , qui comptent parmi les plus belles des saints Livres, a Nobllissimum Deborae canticum » ( Lowth ) ; perle exquise et presque sans rivale, « court mais sublime poème , B dont la forme est parfaite, dont le ton est ardent comme la guerre, joyeux comme la victoire. Voyez le Hir, le Livre de Job..., suivi au Cantique de Débora; Paris, 1873, pp. 154-175, 411-417. — Trois parties dans ce cantique : 1» le prologue, vers. 2-8 ; 2» les préparatifs du combat, vers. 9-18, et 3o ses scènes principales, vers. 19-32.
2» Première partie : prologue du cantique. V, 2-8.
2-3. Rapide prélude : Israël victorieux est invité à louer Jéhovah. — Qui sponte obtulistis... La Vulgate traduit le sens plutôt que les paroles. L'hébreu porte : Parce que des irruptions hostUes eurent lieu dans Israël, et parce que le peuple n'est ofiEert à l'envi, louez le Seigneur. Cest, dès le début, une délicate louange adressée 4 ceux âas
Israélites qui s'étalent élancés spontanément au combat. — Audite, reges, ... principes. Apostrophe aux rois et aux princes païens. — Ego, ego sum... Déjà Débora est entraînée par l'essor lyrique. — Psallam ; excellente traduction du verbe zamar, qui désigne un chant accompagné d'instruments à cordes.
4-5. Manifestations antérieures de la puissance divine pour sauver Israël. — Cum exires de Seir.„ Débora remonte tout à coup aux Jours où l'alliance théocratique avait été conclue au Sinal, et elle voit Jéhovah s'avançant majestueusement à la tête de son peuple pour conquérir la Terre promise. Sélr ne diffère pas d'Édom. — Transires : l'hébr. ?a'ad marque des mouvements lenti et solennels, comme ceux d'une procession triomphale. — Terra..., cœli... La nature entière s'émeut et tressaille à l'approche du Créateur. Les montagnes « fondent » d'effroi (fluxerunt, forte Image). Le .Slnaï même (hébr.: ce Sinaï; pronom pittoresque) est ébranlé dans sa masse gigantesque.
6 «8. Description de la misère d'Israël avani la victoire de Débora et de Barac. — In diebuê Samgar: le troisième juge, m, 31. — In diebu» Jahel, Divers exégètes contemporains supposent qu'il s'agit ici d'un nouveau juge, dont nous ne connaîtrions que le nom. Cette opinion est Inacceptable. Jahel ne diffère pas de l'héroïne dont l'exploit est décrit tout au long au chap. rv, 17-22, et à la fin de ce cantique, vers. 24-27. S'il en était autrement, l'auteur Inspiré aurait ajouté un mot pour éviter la confusion. — Quieverunt stmxUB : parce que personne n'y passikli,
JuD. V. 8-12.
hommes dans Israël. Il ne s'en trouvait plus, jusqu'il ce que Débora se fût élevée, jusqu'à ce qu'il se fût élevé une mère en Israël.
8. Le Seigneur a choisi de nouveaux combats, et il renverse lui-même les portes des ennemis ; tandis qu'auparavant on ne voyait ni bouclier ni lance parmi quarante mille Israélites.