‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 160 sur 847 · Benedicta inter mulieres Jahel · texte numérisé non relu

Benedicta inter mulieres Jahel

Jordanienne de Manassé. Galaad était fils do Machir (.vers. 14), et par conséquent petit -fils de Manassé. Cf. Jos. xm, 25, 31. — 3» La tribu de Dan vacabat navibus. La tournure Interrogative de l'hébreu est plus énergique : Et Dan, pourquoi demeurait - il près de ses vaisseaux ? Cette tribu possédait le port de Joppé. Cf. Jos. XIX, 46; II Par. ii, 16. — 4» Aser, autre tribu maritime (Jos. xix, 28-29), avait préféré aussi s'occuper tranquillement de son négoce. — Les tribus de Juda et de Siméon, situées à l'extrême sud du pays , sont passées sous sUence dans cette double liste : elles ne reçoivent ni éloges ni reproches.

4» Troisième partie du cantique : description des phases principales du combat. V, 18-31.

18-22. La bataiUe. — Le lieu du combat : « les hauteurs de la plaine » {m'rômé sâdeh), c.-à-d. le pied du Thabor. La Vulgate a pris Merome, pour un nom propre. Les deux tribus sur lesquelles porta surtout le poids de la lutte, Zabulon et Nephthali, sont de nouveau citées avec honneur. — L'ennemi arrive sur le champ de bataille, vers. 19 : venerunt..., pugnaverunt, pugnaverunt. On croirait le voir accourir, sûr du triomphe. Mais le narrateur se hâte de dire que l'espérance des Cha- Danéens était vaine : et tamen nihil... Litote expressive , puisqu'ils perdront eux - mêmes tout ce qu'ils avaient. Sur Thanach et Mageddo, voyez

Jos. xn, 21, et l'explication. — De calo... Dieu accourt, de son côté, pour secourir son peuple, vers. 20. D'après la tradition juive, un violent orage aurait éclaté au commencement du combat, comme autrefois à Béthoron (Jos. x, 11), et aurait mis le désordre dans les rangs de l'ennemi. Au lieu de Stella manentes in ordine..., l'hébreu dit : Les étoiles , de leurs orbites , combattirent... — Torrens Cison ( note de iv, 7 ) traxit... Hébr. : les a balayés. — Torrens Cadumim : c.-à-d. torrent ancien ; torrent des anciens jours ; épithète poétique. La Vulgate n'a pas traduit le mot q'dûmim,. — Conculca, anima... Apostrophe pleine d'un lyrisme ardent, qui nous montre en même temps le champ de bataille couvert de cadavres. — Enfin, vers. 22, pour terminer cette description émue du combat, fuite précipitée des Chananéens vaincus : ungulce equorum... Le texte hébreu est plus bref encore, et imite, par une onomatopée intraduisible, le galop effréné des coursiers.

23-27. Malédictions sur Méroz, bénédictions pour Jahel. — Terrœ Meroz. Ce district n'a pas été Identifié d'une manière certaine. Peut-être celui de Mouroussous, à une heure et demie au nord do Bethsân; ou bien celui de Kefr-Mousr, à trois quarts d'heure au sud du Thabor. Bn tout cas, a était dans la plaine de Jesraël. — Dlxit angélus Domini : l'ange mentionné plii»

124 Jno. V, 25-30.

uxor Habe'- Cinjei, et benedicatiir in tabernacdo suo.

25. Aquam petenti lac dédit , et in phiala principnra obtulit butyrum.

26. Sinistrarn manum raisit ad clavum, et dexteram ad fabrorum malleos, percussitque Sisaram, quserens in capite vulneri locum, et tempus valide perforans.

27. Inter pedes ejiis ruit, defecit, et mortuus est; volvebatur ante pedes ejus, et jacebat exanimis et miserabilis.

28. Per fenestram respicîens, ululabat mater ejus, et de cubuucuIo loquebatur : Cur moratur regredi currus ejus ? Quare tardaverunt pedes quadrigarum illius?

29. Una sapientior ceteris uxoribus ejus, haec socrui verba respondit :

30. Forsitan nunc dividit spolia, et pulcherrima feminarum eligitur ei; vestes diversorum colorum Sisarse traduntur in prsedam, et supellex varia ad ornanda colla congeritur.

femme d'Haber le Cinéen, et qu'elle eoit bénie dans sa tente.

25. Il demandait de l'eau, elle Im donna du lait; elle lui jiréRenta de la crème dans la coupe des princes.

26. Elle prit le clou de la main ganche, et de la droite le marteau des ouvriers ; et choisissant l'endroit de la tête de Sisara où elle donnerait son coup, lui elle enfonça le clou dans la tempe.

27. Il tomba à ses pieds, il s'affaissa, et il mourut; après s'être roulé à ses pieds, il demeura étendu sans vie, dans un état misérable.

28. Cependant sa mère regardait par la fenêtre, et, parlant de sa chambre, elle criait : Pourquoi son char ne revientil pas encore? Pourquoi ses chars tardent-ils tant?

29. Et la plus sage d'entre les femmes de Sisara répondit ainsi à sa bellemère :

30. Peut-être que maintenant on partage le butin, et qu'on choisit pour lui la plus belle des captives ; on choisit parmi toutes les dépouilles des vêtements de diverses couleurs pour les donner à Sisara, et on lui destine quelque écharpe précieuse brodée à l'aiguille, qu'il puisse porter sur son cou comme un ornement.

haut. II, 1. — Quia non venerunt... Cest le nioiif de la malédiction. — Benedicta... Jahel. Frappant contraste entre la bravoure d'une femme étrangère à Israël , et la lâche Indiflérence d'une partie des Israélites. — Benedicatur m tabemaculo. Dans l'hébreu : Qu'elle soit bénie entre les femmes (qui habitent) sous la tente; c- à- d. par -dessus toutes les femmes de sa propre race. — Aqiiam petenti... Ici commence une admirable description de la scène qui s'était passée dans la tente de Jahel (rv, 17-22). — la phiala (l'hébreu désigne un bassin de métal , peu profond ) principum : le bassin le plus riche , que l'on rései'vait pour les hôtes distingués. — Butyrum. Plutôt, de la crème , un lait épais et succulent. — Sltiistram rniHt... Dans l'hébreu, phrases courtes et rapides, verbes multipliés : Sa main saisit un pieu ; sa droite , le marteau des ouvriers , et elle frappe Sisara, elle lui brise la tête; elle écrase et transperce sa tempe. Le texte original a des sons rudes, qui Imitent le bruit sourd du marteau. — Inter pedes ejus... Hébr. : A ses pieds, 11 s'aSalsse, il s'abat, il s'étend; à ses pieds, il ■'affaisse et s'abat ; où 11 s'est affaissé , U tombe la, gisant. Langage vraiment sublime.

28-30. La mère de Sisara. — Per fenestram... Brusque changement de scène. Nous sommes transportés au pays et dans le palais de Sisara, et, par une hypotypose non moins magnifique |ae celles qal précèdeot, noua gommes t^molna

de l'inquiétude de sa mère, de l'orgiiellleusc confiance de ses femmes. D y a là une Ironie toute tragique. — Respiciens. Plutôt : penchée (afin do mieux voir). — Ululabat : cris d'impatience d'abord, bientôt de vive anxiété. — De cœnaculo. Dans l'hébreu : à travers le treillis. Les fenêtres des maisons orientales, surtout dans les appartements réservés aux femmes , sont munies d'un léger treillis de bois , qui permet de voir sans être vu. Voyez VAtl. arcttéol., pi. xv, flg. 4, 6, 11-13. — Una sapientior... L'hébreu emploie le pluriel : Les plus sages d'entre ses femmes lui répondent, Socrui est une addition de la Vulgate ; en revanche, le texte a un second hémistiche omis par notre version latine : Et elle se fait à ellemême cette réponse. — Forsitan... La tournure hébraïque est plus expressive : Ne trouvent -lia pas, ne partagent - ils pas les dépouilles? — Et ces dépouilles, si chères aux anciens guerriers, les femmes de Sisara les comptent, comme si elles assistaient au partage : « Une Jeune fille (nous citons l'hébreu), deux Jeunes filles pour chaque homme ; du butin en vêtements de couleur pour Sisara ; du butin en vêtements de couleur brodés : un vêtement de couleur, deux vêtements brodés, pour le cou du vainqueur. » (Jomme tout est féminin, naturel par conséquent, dans ce chobr du butin! Et pendant ce temps, Sisara glsMt Inanimé dans la tente de Jaôe).

JoD. V, 31 — VI, 5.

31. Qu'ainsi périssent, Seigneur, tous vos ennemis; mais que ceux qui vous aiment brillent comme le soleil, lorsque ses rayons éclatent au matin.

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