Quibus ille ait : Non dominabor
17. Phanuel. — Turrim quoque... Autre réalllation littérale de ses menaces (vers. 9).
6« Supplice des deux rois madlanites. Vin, 18-21.
18-19. L'arrêt de mort et son motU. — Qttos occidistis in Thabor. Allusion à un incident de la guerre, qui ne nous a pas été raconté. — Similes tui... Les frères de Gédéon ( vers. 19 ) avaient donc été cruellement massacrés par les envahisseurs.
20-21. Exécution de la sentence. — Diodt Jéther... Ce n'était encore qu'un tout jeune homme (puer; hébr. : wa'ar) ; de là son hésitation à accomplir ce que lui commandait son père (non ediixeit...; timebat). — Dixeruntque... Les deux rois font preuve de dignité en demandant qu'on leur épargne l'humiliation de mourir de la main d'un enfant. — Ornamenta ac huilas. L'hébreu parle seulement de lunules, ou de croissants, ornement très usité en Orient. Voyez X'Atl. archéol., pi. V, flg. 5,9, 11; pi. VI, flg. 9.
I ni. — Derniers actes de Gédéon et sa mort. VIII, 22-35.
10 L'éphod de Gédéon. Vin, 22-28.
22 - 23. Gédéon refuse le pouvoh- .royal , que Inl offraient les Israélites. — Dominare no.itri. Le mot I régner » n'est pas employé ; mais au fond c'est la dignité royale, héréditaire dans sa famille (tu, etflliu3...y, qu'on pressait Gédéon d'ao-
cepter. « Les maux que les Israélites avaient soufferts , faute d'un chef qui sût organiser la résistance et se mettre à leur tête ,1a bravoure, .-
Ohameau richement harnaché. (Orient moderne.)
la sagesse et la fermeté de Gédéon leur firent comprendre les avantages d'une union étroite entre les différentes tribus, sous un maître qui, réunissant en faisceau ces forces éparses, pourrait
Jdd. VIII, 24-28.
vestri, nec dominabitur in vos filius meuB, s.îd dominabitur vobis Dominus.
24. Dixitque ad eos : Unam petitionem postule a vobis : date mihi inaures ex prseda vestra. Inaures enim aureas Ismaelitse habere consueverant.
25. Qai responderant : Libentissime dabiraus. Expandentesque super terram pallium, projecerunt in eo inaures de prseda ;
26. et fuit pondus postulatamra inaurium , mille septingenti auri sicli , absque ornamentis, et monilibus, et veste purpnrea, quibusreges Madian utisoliti erant, et prseter torques aureas camelorum.
27. Fecitque ex eo Gedeon ephod , et posuit illud in civitate sua Ephra. Fornicatusque est omnis Israël in eo, et tactum est Gedeoni et omni domui ejus in ruinam.
28. Humiliatus est autem Madian coram filiis Israël , nec potuerunt ultra cervices elevare ; sed quievit terra per quadraginta annos, quibus Gedeon prsefuit.
point votre prince, et je ne vous commanderai point, ni moi ni mes fils ; mais c'est le Seigneur qui sera votre prince, et qui vous commandera.
24. Et il ajouta ; Je ne vous demande qu'une chose. Donnez -moi les pendants d'oreilles que vous avez eus de votre butin. Car les Ismaélites avaient coutume de porter des pendants d'oreilles d'or.
25. Ils lui répondirent : Nous vous les donnerons très volontiers. Et étendant un manteau à terre, ils y jetèrent les pendants d'oreilles qu'ils avaient eus de leur butin.
26. Ces pendants d'oreilles que Gédéon avait demandés pesaient mille sept cents sicles d'or, sans compter les ornements, les colliers précieux et les vêtements d'écarlate que les rois de Madian avaient coutume de porter, et sans compter les colliers d'or des chameaux.
27. Gédéon fit de toutes ces choses précieuses un éphod, qu'il mit dans sa ville d'Ephra. Et cet éphod fit tomber les Israélites dans la prostitution de l'idolâtrie, et causa la ruine de Gédéon et de toute sa maison.
28. Les Madianites furent donc humiliés devant les enfants d'Israël , et ils ne purent plus lever la tête; mais tout le pays demeura en paix pendant les quarante années du gouvernement de Gédéon.
les rendre Invincibles. C'est ainsi que nous voyons poindre pour la première fois l'Idée d'un pouvoir central et d'une monarchie en Israël. » Vigoureux, la Bible et les découvertes, t. HT, p. 318. — Non dominahor... U résiste généreusement à leurs sollicitations; refus d'autant plus beau, qu'il est plus rare dans l'histoire. Il les renvoie à leur véritable roi : dominabitur.^ Dominus.
24-27. La faute de Gédéon. — Date mihi iTiaures. L'hébr. nézem désigne habituellement l'anneau que les femmes de l'Orient biblique portent à une des parois du nez. Cf. (îen. xxiv, 47; Job, XLn, 11, etc., et ï'Atl. archéol., pi. vi, flg. 6, 7. Ce mot paraît néanmoins. Ici et ailleurs (Gen. XXXV, 4, etc.), être synonyme d'inaurig, pendant d'oreille. Or les hommes eux-mêmes portaient ce bijou en Orient. Voyez VAtl. archéol., pi. lxxxi, flg. 4,7, 8-11. — Jsmaelitse. C.-à-d. les Madianites ; les deux noms sont parfois employés l'un pour l'autre dans un même passage. Cf Gen. xxxvn, 25, 28.— Expandentes... palliwn. Hébr.: Hmlah; la vaste pièce d'étoffe qui servait tour à tour de manteau et de couverture. — Mille septingenti... Somme considérable; car le slcle d'or équivalait probablement déjà à 14 gr. 200, et à 43 fr. 50, de sorte que le total était de a* kïlog. 400 gr., ou de 73 950 fr. Mais ce chiffre II» rien d'exagéré, si l'on se rappelle que l'armée
madianite comptait 135 000 hommes. — Absque ornamentis : dans l'hébreu , les « lunules » du vers. 21. Monilibus : plutôt des boucles d'oreilles en forme de gouttes (n'tifôt ; Atl. archéol., pi. viu, fig. 7, 8 ). Veste purpurea ( au pluriel dans l'hébreu) : la célèbre pourpre de Tyr. — Torques camelorum. Cf. vers. 21. La coutume d'orner plus ou moins richement le cou des chameaux n'a pas disparu en Orient. — Fecitque ephod: un des ornements principaux du grand prêtre. Voyez Bx. xxvin, 6-12, et le commentaire; Atl. archéol., pi. cvi, flg. 7. Celui que Gédéon flt faire était sans doute en filigrane d'or; d'ailleurs 11 n'est pas nécessaire qu'il y ait employé toute la somme marquée jilus haut. Dans sa pensée, c'était une offrande à Jéhovah , auquel 11 réservait ainsi le meilleur du butin. Néanmoins, quoique l'intention fût droite, cet éphod devint bientôt un sujet de scandale et de superstition pour tout Israël, comme l'exprime énergiquement le narra- «i teur : fomicatas est (la métaphore accoutumée), il Le culte idolâtrique avait rendu les Hébreux si grossiers au point de vue religieux, qu'Us l'introduisaient jusque dans leurs hommages rendus à Jéhovah. — Gedeoni... in ruinam... : de là -^| les malheurs subséquents de sa famille, ix, 1-6. 28. Israël jouit de la paix pendant quarante ans. — EumiUatus... Madian. Les Madianites