Le conseil des anciens du peuple
JuD. XXI.:iO-24.
dixerunt : Ecce solemnîtas Domini est in Silo anniversaria , quge sita est ad septentrionem urbis Bethel, et ad orientaleni plagam vise quse de Bethel tendit ad Sicùimam, et ad meridiem oppidi Lebona;
20. praecepenintque filiis Benjamin , atque dixerunt : Ite, et latitate in vineis ;
21. cumqne videritis filias Silo ad ducendos choros ex more procedere , exite repente de vineis, et rapite ex eis singuli uxores eingulas, et pergite in terram Benjamin.
22. Cumque venerint patres earum, ac fratres, et adversum vos queri cœperint atqne jurgari, dicemus eis : Miseremini eorum; non enim r'^puerunt eas jure bellantium atque victorum, sed rogantibus ut acciperent, non dedistis, et a vestra paite peccatum est.
23. Feceruntque filii Benjamin ut sibi fuerat imperatum ; et juxta numerum Buum rapuerunt sibi de his quae ducebant choros uxores singulas ; abieruntque in possessionem suam, aediScantes urbes, et habitantes in eis.
24. Filii quoque Israël reversi sunt per tribus et familias in tabernacula sua. In diebus illis non erat rex in Israël ; sed unusquisque, quod sibi rectum videbatur, hoc faciebat.
vante, et ils dirent : Voici la fête solennelle du Seigneur qui se célèbre tous les sept ans à Silo, localité située au nord de la ville de Bethel, et à l'est du chemin qui va de Bethel à Sichem, et au midi de la ville de Lébona.
20. Puis ils donnèrent cet ordre aux enfants de Benjamin : Allez, leur direntils, et cachez -vous dans les vignes.
21. Et lorsque vous verrez les jeunes filles de Silo s'avancer pour former des chœurs de danse selon la coutume, sortez tout à coup des vignes , et que chacun de vous en prenne une pour sa femme ; et retournez au pays de Benjamin.
22. Et lorsque leurs pères et leurs frères viendront se plaindre de vous et vous accuser, nous leur dirons : Ayez compassion d'eux ; car ils ne les ont pas prises comme des vainqueurs par le droit de la guerre ; mais, après qu'ils vous ont suppliés de leur donner vos filles, vous les leur avez refusées, et ainsi la faute est venue de vous.
23. Les enfants de Benjamin firent ce qui leur avait été commandé, et.
selon leur nombre, chacun d'eux enleva pour en faire sa femme une des jeunes filles qui dansaient. Etant ensuite retournés chez eux, ils bâtirent des- villes et y habitèrent.
24. Les enfants d'Israël retournèrent aussi dans leurs tentes, chacun dans sa tribu et dans pa famille. En ce temps-là il n'y avait point de roi dans Israël ; mais chacun faisait ce qu'il jugeait à propos.
Ecce solemnitas... : probablement l'une des trois grandes fêtes religieuses (Pàque, Pentecôte, Tabernacles) ; on ne saurait préciser laquelle. — In Silo quœ... Détails topographiques très précis, qui ont permis de retrouver Silo à Séiloun. Voyez VAtl. géogr., pi. vu et xn. Lebona : aujourd'hui Loubbân , à une heure de Silo , au nord - est. — Ad ducendos choros : ou simplement par manière de réjouissance, ou pour célébrer un rite sacré. Chez les Hébreux et chez d'autres anciens peuples, la danse était souvent associée aux cérémonies religieuses. Comp. Ex. xv, 20 ; II Reg. VI, 14; Ps. cxLix, 3, et VAtl. archéol., pi. i.xn, flg. 7. — Cumque... patres... Naturellement, la colère des pères et des frères était h prévoir; ïes notables promettent de s'interposer pour la calmer. — Miseremini... L'hébr. dit avec quelques variantes : « Accordez-les-nous (les jeunes filles), f.ir nous n'avons pas reçu chacun notre femme
par la graerre (contre Jabès). Car vous ne les leur avez pas données ; maintenant vous seriez coupables. » Les Benjaminites sont censés prononcer la première phrase, pour excuser leur acte; les notables prennent ensuite la parole, afin de démontrer aux parents des jeunes filles enlevée» qu'ils n'ont qu'à laisser les choses en l'état. Ils n'ont pas manqué à Iffur vœu, puisqu'on a pris leurs enfants ou leurs sœurs sans qu'ils y consentissent ; mais ils pécheraient contre la charité fraternelle s'ils voulaient maintjnant les reprendre. La Vulgate rend moins bien la pensée.
23. Le conseil des anciens est mis à exécution. — M'iijicaiites urbes. Toutes les villes de la tribu avalent été brûlées. Cf. xx, 48.
24 Double conclusion du récit. — La première est spéciale : filii qttogue... ; la seconde générale s in diebua illls...