‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 291 sur 847 · Repleti prius pro panibus se loca · texte numérisé non relu

Repleti prius pro panibus se loca

sance d'Anne éclate vivement dans ces quelques paroles ; mais beaucoup plus encore dans son beau cantique.

5» Le cantique d'Anne. I, SS^ — II, 10.

28'». Transition. — Oravit. Prière, non de supplication, mais d'action de grâces pour le bienfait divin ; en même temps , expression d'une ferme conflance en Jéhovah pour l'avenir. C'est un hymne doux et fort tout ensemble , qui a servi de modèle & plusieurs psaumes, et auquel Marie elle-même a emprunté divers traits du Magnificat. Belle prophétie aussi, car la mère de Samuel dépasse de beaucoup le sujet qu'elle avait directement à la pensée. « L'Esprit divin, qui lui dictait ce cantique, réleva de la considération de la grâce particulière qu'elle avait reçue du Seigneur, à des objets plus relevés. Elle prédit le règne du Messie et la gloire de son Église » (Calmet, h. l.). Voyez Mît Meignan , Les prophéties contenues dans les deux premiers livres des Rois , Paris, 1878, pages 71-102. — Division du poème : le prélude et le thème , vers. 1 ; la louange , vers. 2 - 8 ; expression de confiance en Dieu , vers. 9 - 10.

Chap. U. — 1. Joyeux prélude et thème du cantique. — La Joie déborde au commencement •t à la fin de cette petite strophe : Exultavit... lœtata suni. Ce sentiment s'échappe le premier du coeur de la mère si longtemps désolée. Mais joie toute religieuse (in Domino...), qui est déjà un remerciement. — JUxaltatum... cornu : métaphore i|ul désigne la force, Deut. xxxiii, 17, et la gloire, Job, XVI, 15 ; Anne, au temps de sa stérilité, était faible, btunlllée,— Dilatatum... o». Elle n'est plus

intimidée, comme autrefois eu face de ceux qui lui reprochaient son opprobre , i , 6 - 7.

2-8. L'action de' grâces. — Non est sanctus... Anne célèbre d'abord en termes généraux les principaux attributs du Dieu d'Israël, le seul vrai Dieu ( neque enim... alius ) : sa sainteté et sa toute-puissance Incomparables. Au lieu de fortis, l'hébreu a ?wr, rocher; image pittoresque pour marquer la force divine. Voyez Deut. xxxii, 4, S, 18, et le commentaire. Plusieurs noms propres en avaient été formés, tels que Surisaddaï, « le Seigneur est mon rocher » ( Num. i , 6 ) , Suriel , « Dieu est mon rocher» (Num. m, 35). — Nolite... Anne interpelle fièrement ses ennemis, ou plutôt les ennemis de Jéhovah. — Sublimia : ici, des choses arrogantes ; l'hébreu répète deux fois l'équivalent de ce mot, pour Insister ironiquement sur la pensée : g'bôhah, g'bôhah. Au lieu de vetera, lisez plutôt : l'Insolence. — Un autre attribut de Dieu , sa toute - science , est mis en relief : Deus scientiarum, « le Dieu des connaissances » ; pluriel d'Intensité qui dénote une science sans limites. Jéhovah connaît tout , même nos pensées les plus secrètes {ipsi..cogitaticmes); que les insulteurs Impies prennent garde. Le dernier membre du vers. 4 peut se traduire ainsi d'après l'hébreu : et par lui sont pesées les méchancetés. Le sens est le même au fond. — Aux vers. 4-8, série d'antithèses pour montrer comment Dieu fait acte de puissance en modifiant à son gré , suivant sus desseing providentiels, les conditions humaines : élevant les petits et les humbles, renversant les grands et les superbes. Anne généralise alnal boo cas iii -

I Reg. II, 6-9.

verunt, et famelici saturati sunt; donec sterilis peperit phirimos, et quse multos habebat filios infirmata est.

6. Dominus raortificat et vivifîcat, deducit ad inferos et reducit.

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