CHAPITRE XX
1. Accidit quoque ut ibi esset vir Belial, nomine Seba, filius Bochri, vir Jemineus; et cecinit buccina, et ait :
Non est nobis pars in David, neque hereditas in filio Isai; revertere in tabernac'jla tua, Israël.
1. En même temps il se trouva là un homme de Bélial, nommé Séba, fils de Bochri, de la tribu de Benjamin; et il sonna de la trompette, en disant : Nous n'avons point de part avec David, et nous n'attendons rien du fils d'Isaï; Israël, retournez chacun dans vos tentes.
6« Amère discussion entre les hommes de Juda et ceux d'Israël au sujet du retour du roi. XIX,
40-43. Media tantum pars... Les hommes de Juda s'étalent hâtés de rappeler David et d'aller à sa rencontre (xix, 14-15), sans avertir à temps ceux des tribus du nord (viri Israël), qui cependant avalent été les premiers à se concerter pour ramener à Jérusalem le prince exilé (xrx, 9-10) : de là le nombre beaucoup moins considérable des hommes d'Israël à l'assemblée de Galgala, quoiqu'ils représentassent la plus grande partie de la nation. Ils en furent vivement froissés. — Furati sunt. Métaphore énergique ; la tribu de Juda s'était appropriée le roi aux dépens des autres tribus. — Mihi propior... rex. Flère réponse, qui était exacte au fond, mais bien peu conciliante dans la forme. — Numquid eomedimxis...? Bien que le roi fût l'un d'eux par sa naissance, les hommes de Juda n'avalent reçu ie lui aucun privilège spécial ; leur conduite actuelle n'a donc pas eu d'autre mobile que l'aCfeo-
tlon. Allusion ironique , peut-être , au favoritisme de Saiil pour ceux de sa tribu. Cf. I Reg. xxii, 7-8. — Decem, partibus major. L'hébreu dit plutôt : J'ai dix parts au roi ; c.-à-d. autant de parts qu'il restait de tribus en dehors de Juda, et aussi en dehors des lévites, qui ne sont pas comptés ici. — JS'vn mihi... priori. Autre nuance dans l'hébreu : Ma parole n'a-t-elle pas été la première pour rappeler mon roi? Cf. vers. 9-10. — Durius... responderunt. La querelle, en s'envenlmant de plus en plus, renouvela aussitôt la guerre civile, XX, 1 et 88.
7" Nouveau mouvement de révolte, suscité par Séba. XX, 1-2.
Chap. XX. — 1-2. 7W esset : à Galgala. Séba était un intrigant hardi, qui aspirait sans doute à rendre à la tribu de Benjamin, dans sa propre personne, le sceptre qu'elle avait possédé, puis perdu. Bochri est ici un nom patronymique, pour désigner la famille issue de Bocher, le second des fils de Benjamin. Cf. Gen. xlvi , 21. — FiUo Isai : terme dédaigneux, comme en d'Auttûi
Il Rkg. XX, 2-Ô.
2. Et separatus est omnis Israël a Da^nd, secutusque est Seba, filium Bochri ; vin autem Juda adhseserunt régi 6U0 a Jordane usque Jenisalem.
3. Cumque venisset rex in domum suam in Jérusalem, tulit decem mulieres concnbinas quas dereliquerat ad custodiendam domum, et tradidit eas in custodiam , alimenta eis prsebens ; et non est ingressus ad eas, sed erant clausae usque in diem mortis suse, in viduitate viventes.
4. Dixit autem rex Amasse : Convoca mihi omnes viros Juda in diem tertium, et tu adesto praesens.
5. Abiit ergo Amasa ut convocaret Judam ; et moratus est extra placitum quod ei constituerai rex.
6. Ait autem David ad Abisai : Nunc magis afflicturus est nos Seba, filius Bochri , quam Absalom ; toile igitur serves domini tui, et persequere eum, ne forte inveniat civitates muni tas, et effugiat nos.
7. Egressi sunt ergo cum eo viri Joab, Cerethi quoque et Phelethi; et omnes robusti exieruut de Jérusalem ad persequendum Seba, filium Bochri.
8. Cumque illi essent juxta lapidem grandem, qui est in Gabaon, Amasa veniens oocurrit eis. Porro Joab vestitus erat tunica stricta ad mensuram habitus sui, et desuper accinctus gladio, dependente usque ad ilia in vagina, qui fabricatus levi motu egredi poterat et percutere.