‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 662 sur 847 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

1. En ce temps -là, Élie de Thesbé, qui était un des habitants de Galaad , dit k Achab :. Vive le Seigneur, le Dieu d'Israël, devant lequel je me tiens debout! Pendant ces années il ne tombera ni rosée ni pluie, si ce n'est sur les paroles de ma bouche.

1, Et dixit Elias Thesbites de habitatoribus Galaad ad Achab : Vivit Dorainus Deus Israël, in cujus conspectu sto, si erit annis his ros et pluvia, nisi juxta oris mei verba!

die , sans scrupules , remplie de haine envers Jéhovah et son culte, fut extrêmement funeste à Israël, et par contre -coup à Juda, à cause de l'alliance de Josapliat avec Achab , et du mariage de Jorara avec Athalie. C'est elle, en réalité, qui gouverna le royaume d'Israël sous le nom de son mari. Son père Ethbaal était, d'après ' l'ancien historien Ménade , un prêtre de Baal, qui usurpa le trône de Tyr. — Conséquence prochaine de ce mariage : Achab, entraîné par la reine, ne tarda pas à se livrer au culte de Baal, la principale divinité des Phéniciens. Cf. Jud. m, 11-13, et le commentaire. — In templo... : ce temple fut plus tard détruit par Jéhu , avec tout ce qu'il contenait. Cf. IV Reg. x , 27. — Plantavit lucum. Hébr. : une 'aàérah. Astarté était la compagne Inséparable de Baal.

34. Reconstruction sacrilège des remparts de Jéricho. — Mdiflcavit...: c.-à-d. qu'il fortifia de nouveau l'antique cité. Josué l'avait entièrement détruite, et avait maudit quiconque entreprendrait d'en rebâtir les murs. Cf. Jos. vi, 26. Cette défense, religieusement respectée jusqu'alors, fut violée de la façon la plus audacieuse sous le règne impie d'Achab ; mais le violateur sacrilège subit à la lettre le châtiment prédit par Josué : il perdit 6on premier-né quand il posa les fomleraents des remparts, et sou plus jeune enfant lorsqu'il achev:i sou œuvre en plaçant les portes. Il résulte de ce récit que la ville de Jéricho était tombée au pou-

voir des rois d'Israël (peut-être lors de l'irruption de Baasa, xv, 16-17).

2" Elie fait son apparition sur la scène historique. XVII, 1.

Chap. XVII. — • 1. Prédiction de la famine qui allait désoler le pays. — Et dixit Elias. Hébr. : 'Eliyahu, « Jéhovah est mon Dieu.» Apparition soudaine de cet illustre prophète ; c'est ainsi du reste que nous le verrons se présenter toujours ; brusquement, rapidement, pour disparaître presque aussitôt. La plus grande figure de l'Ancien Testament et des traditions Juives après celle de Moïse, sans parler du rôle qui lui est réservé à la fin des temps. Far sa conduite et ses miracles il représente surtout, et de môme son disciple Elisée, le côté terrible des jugements divins : en face de la corruption qui envahissait le pays, Dieu frappe de grands coups pour sauver la vraie religion et le peuple qu'il aimait. — TheaUtes. Selon l'opinion la plus probable, de Thisbé, la patrie de Tobie (Tob. i, 2), ville de la tribu de Nephthali. — De hdbitatoribus... Le mot hébreu signifie : habiter comme étranger. D n'est donc pas nécessaire de chercher Thisbé, avec Josèphe et quelques auteurs modernes, dans la province de Gralaad. Pour un motif inconnu, Élie s'était retiré dans cette région. — 7ivit DorninuK... : le prophète marque dès l'abord son oracle du sceau d'un serment solennel. — Anvit: trois ans et demi d'après Luc. IV, 2«, et Jao. v, 17. — NUi juxta... verba.

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