Mittensque nuntios ad Achab, regem Israël, in civitatera
3. ait : Haec dicit Benadad : Argentum tuum et aurum tuum meum est ; et uxores tuse et filii tui optimi, mei sunt.
1. Or Benadad, roi de Syrie, ayant assemblé toute son armée, sa cavalerie et ses chars, et trente-deux rois avec lui, vint pour combattre Samarie, et il l'assiégea.
2. En même temps il envoya dans la ville des ambassadeurs à Achab , roi d'Israël ,
3. pour lui dire de sa part : Voici ce que dit Benadad : Votre argent et votre or est à moi, vos femmes et vos enfants les mieux faits sont à moi.
Bur ce point. — Arantem. Elisée ne faisait donc point partie des écoles prophétiques, et rien ne l'avait préparé à son rôle futur. — In duodecim jugis... Non que ces douze paires de bœtifs fussent attelées à une seule et môme charme, dirigée par Elisée ; mais 11 y avait onze autres charrues labourant avec la sienne. Voyez VAtla3 archéol., pi. XXXIII, flg. 14; pi. xxxrv, fig. 1. — Miait pallium... : sans proférer aucune parole ; c'était une sorte de vêture, une action figurée par laquelle il transmettait ses pouvoirs à son disciple. — Statim reUctis... : promptitude toute évangéllque. Cf. Matth. iv, 20, 22 ; rx, 1, etc. — Cucurrit... : Élie avait donc repris son chemin après un moment d'arrêt. — Osculer..,: pour leur dire âdlen. — Vade... Elle lui accorde cette permission. Selon d'autres, ses paroles signifieraient : Va, retourne à ta charrue, puisque ton cœur st ainsi partagé : mais cette Interprétation parait exagérée. — Quod enim meum„ Par ces mots, Élie souligne le revertere ; J'ai fait mon devoir, tais le tien. — Par ioum : probablement le couple avec lequel 11 labourait lui-même. Repas d'adieux qu'il partagea avec ses serviteurs. — In aratro Hébr. : avec les instruuienti de« bœnts; c.-à-d.
le joug aussi bien que la charrue. — Jlinistrabai ei: en attendant qu'U devint son succes.scur.
§ n. — Aehab remporte deux victoires consécutives sur les Syrien». XX, 1-43.
1» La première victoire. XX, 1-22.
Chap. XX. — 1. Benadad met le siège devant Samarie. — Benadad. Probablement le fils de celui qtil s'était ligué avec le roi de Juda contre Baasa. Cf. xv, 18. Son but était d'affaiblir le royaume d'Israël , dont U redoutait la puissance croissante. — Triginta duos reges. Le titre de roi était alors très souvent porté par des chefs de simples districts, et Q n'est pas étonnant d'en trouver un si grand nombre parmi les tributairet i de Benadad, car à cette époque le royaume de * Syrie comprenait tous les pays situés entre la Palestine et l'Euphrate (Atl. géogr., pi. viu). — Contra Samariam. Samarie était depuis quelque temps la capitale du royaume d'Israël. Cf. XVI, 24.
2-4. Première ambassade de Benadad à Âcbab. |. — Mittenaque... Il est vraisemblable que le sièi-'e !| durait déjà depuis quelque temps. — Hsec dicit... Langage plein de hardiesse : Benadad ncvendlq<iH
m Req. XX, 4-11.
4. T,e roi dTsiaël lui répondit : 0 roi raoa neigneur, je suis à vous comme vous le dites, et tout ce (jue j'ai eiSt à vous.
6. Les ambassadeurs, revenant encore vers Achab, lui dirent : Voici ce que dit Bénadad qui nous avait envoyés vers vous : Vous me donnerez votre argent , votre or, vos femmes et vos fils.
6. Demain donc, à cette même heure, j'enverrai mes serviteurs vers vous; ils visiteront votre maison , et la maison de vos serviteurs, et ils prendront tout ce qui leur plaira , et l'emporteront.
7. Alors le roi d'Israël fit venir tous les anciens de son peuple, et leur dit : Considérez et voyez qu'il nous tend un piège. Car il m'a déjà envoyé ses messagers pour mes femmes, pour mes fils, pour mon argent et mon or, et je ne lui ai rien refusé.
8. Tous les anciens et tout le peuple lui répondirent : Ne l'écoutez pas , et ne vous rendez point à ses désirs.
9. Achab répondit aux ambassadeurs de Bénadad : Dites au roi mon seigneur : Je ferai toutes les choses que vous m'avez fait demander en premier lieu , comme à votre serviteur; mais pour cette dernière chose, je ne puis la faire.
10. Les ambassadeurs, étant revenus, firent leur rapport à Bénadad, qui les renvoya encore, et fit dire à Achab : Que les dieux me traitent dans toute leur sévérité, si toute la poussière de Samarie suffit pour remplir seulement le creux de la main de tous les gens qui me suivent.