Et ait : Toile. Qui extendit manum, et tuUit illud
8. Rex autem Syrise pugnabat contra Israël , consiliumque iniit cum servis suis , dicens : In loco illo et illo ponamu8 insidias.
9. Misit itaque vir Dei ad regem Israël, diceus : Cave ne transeas in locum illum, quia ibi Syrii in insidiis sunt.
10. Misit itaque rex Israël ad locum quem dixerat ei vir Dei, et prseoccupavit eum ; et observa vit se ibi non semel neque bis.
11. Conturbatumque est cor régis Syrise pro bac re ; et convocatis servis suis, ait : Quare non indicatis mihi quis proditor mei sit apud regem Israël ?
12. Dixitque unus servorum ejus : Nequaquam, domine mi rex; sed Eliseus
4. Et il s'en alla avec eux. Et lorsqu'ils furent venus jusqu'au Jourdain, ils commencèrent à couper du bois.
6. Mais il arriva que comme l'un d'eux abattait un arbre, le fer de sa hache tomba dans l'eau. Aussitôt il s'écria, et dit: Hélas, mon seigneur, hélas! j'avais emprunté cette hache.
6. L'homme de Dieu lui dit : Où le fer est -il tombé? Et l'autre lui montra l'endroit. Elisée coupa donc un morceau de bois et le jeta au même endroit, et le fer nagea sur l'eau.
7. Elisée lui dit : Prenez -le. Il étendit la main , et le prit.
8. Le roi de Syrie combattait un jour contre Israël, et tenant conseil avec ses officiers, il leur dit : Dressons une embuscade en tel et tel endroit.
9. L'homme de Dieu envoya donc dire au roi d'Israël : Gardez -vous de passer par là, car les Syriens y doivent dresser une embuscade.
10. Le roi d'Israël envoya au lieu que lui avait dit l'homme de Dieu, et il s'en saisit le premier, et il se garda ainsi des Syriens plus d'une et de deux fois.
11. Le cœur du roi de S^Tie fut troublé de cet incident ; et ayant assemblé ses serviteurs, il leur dit : Pourquoi ne me découvrez - vous pas quel est celui qui me trahit auprès du roi d'Israël ?
12. L'un de ses serviteurs lui répondit : On ne vous trahit nullement , mon
une poutre. Les arbres croissaient en nombre sur les rives du Jourdain. — Ibi locum : pour plus de facilité, lia désirent construire leur nouveau local auprès du fleuve.
4-7. Le miracle. — Hoc mutuo acceperam (vers. 6) : circonstance qui rendait plus pénible la perte de l'Instrument. — NatavU ferrum. :
attiré par l'aimant d'un nouveau genre qu'Elisée avait jeté sur l'eau.
2° Elisée fait échouer plusieurs fois les projets du roi de Syrie contre Joram. VI, 8-23.
8-10. Premier épisode. — Rex Syrits pugnabat. A cette époque, la Syrie était souvent en guerre avec le royaume d'Israël ; son roi actuel était probablement Bénadad. Cf.
vers. 24. — Cave ne traiiseax. Connaissant par inspiration le détaU des projets ennemis, Elisée les déjouait B&ns peine par des avis qu'il transmettait à Jorara. — Non semel... : c.-à-d. assez fréquemment, r 11-83. Second épisode. — Conturbatum... : de
peine et de colère. — Quis proditor... f Voyant ses plans échouer sans cesse , le roi de Syrie sup-
Égyptiens fendant une pièce de Uoîa. (Peinture antique.)
posait naturellement qu'il était trahi par quelqu'un de ses officiers ; ceux - ci lui indiquent i< vrai coupable {Elixeus), dont la réputation lic prophète et de thaumaturge s'était étendue ju<-
IV Reg. VI, Î3-20.
fropbeta , qui est in Israël , indicat régi srael omnia verba qiiœcumque locutus fueris in conclavi tuo.
13. Dixitque eis : Ite, et videte ubi sit , ut mittara , et capiam eum. Annuntiaveruntque ei, dicentes : Ecce in Dothan.
14. Misit ergo illuc equos et cumis, et robur exercitus; qui, cum venissent nocte, circumdederunt civitatem.
15. Consurgens autem diluculo minister viri Dei, egreseus vidit esercitum in circuitu civitatis, et equos, et currus; nuntiavitque ei, dicens : Heu! heul heu ! domine mi , quid faciemus ?
16. At ille respondit : Noli tiraere ; plures enim nobiscum suut, quam cum illis.
17. Cumque orasset Eliseus, ait: Domine, aperi oculos hujus, ut videat. Et aperuit Doniinus oculos pueri, et vidit, et ecce mons plenns equorum et curruum igneorum in circuitu Elisei.
18. Hostes vero descenderunt ad eum ; porro Eliseus oravit ad Dominum , dicens : Percute , obsecro , gentem hanc caecitate. Percussitque eos Dominus ne vidèrent, juxta verbum Elisei.
19. Dixit autem ad eos Eliseus : Non est haec via, neque ista est civitas; sequimini me, et ostendam vobis virum quem quseritis. Duxit ergo eos in Samariam.
20. Cumque ingressi fuissent in Saraariam , dixit Eliseus : Domine , aperi oculos istorum, ut videant. Aperuitque Dominus oculos eorum, et viderunt se esse in raedio Samarise.
seignem- le roi; mais le prophète Elisée, qui est en Israël, découvre au roi d'Israël tout ce que vous dites en secret dans votre chambre.
13. Il leur répondit ; Allez, voyez ou il est, afin que je l'envoie prendre. Ils vinrent donc l'avertir, et ils lui dirent : Elisée est à Dothan.
14. Il y envoya donc aussitôt de la cavalerie, des chars, et ses meilleures troupes, et, étant arrivés la nuit, ils investirent la ville.
15. Le serviteur de l'homme de Dieu , se levant au point du jour, sortit et vit l'armée autour de la ville, la cavalerie et les chars, et il vint avertir son maître, en disant : Hélas ! mon seigneur, hélas ! que ferons -nous?
16. Elisée lui répondit : Ne crains point, car il y a plus de monde avec nous qu'il n'y en a avec eux.
17. En même temps, Elisée fit une prière, et dit à Dieu: Seigneur, ouvrez -lui les yeux afin qu'il voie. Le Seigneur ouvrit les yeux du serviteur, et il vit, et voici que la montagne était pleine de chevaux et de chars de feu qui entouraient Elisée.
18. Cependant les ennemis vinrent ù lui ; et Elisée pria le Seigneur, et lui dit : Frappez, je vous prie, tout ce peuple d'aveuglement. Et aussitôt le Seigneur les frappa d'aveuglement, selon la prière d'Elisée.
19. Alors Elisée leur dit : Ce n'est pas ici le chemin , ni la ville ; suivez - moi , et je vous montrerai l'homme que vous cherchez. Il les mena donc dans Samarie ;
20. et loi'squ'ils furent entrés dans la ville, Elisée dit : Seigneur, "ouvrez -leur les yeux, afin qu'ils voient. Le Seigneur leur ouvrit lés yeux, et ils reconnurent qu'ils étaient au milieu de Samarie.
qu'en Syrie. — In conclavi : dans son appartement le plus retiré, le plus Intime. — Elisée est cerné à Dothaïn par les Syriens, vers. 13-14. Dothan, appelé ailleurs Dothaïn (Gren. xxmi, 17); le Dothan moderne, au nord et à environ 16 kilom. de Samarie iAtl. géogr., pi. vn, xn). Eqv/)!< , currus , robur...: un détachement considérable, qui se composait de cavalerie ordinaire, de chars de guerre et de fantassins. — Les Syriens frappés de cécité sur la prière du prophète, vers. 15-18. Minister viri, Dei: celui qui avait succédé àGiézi. Plures... nobiscum... : ÈUBée contemplait autour de lui les troupes d'anges envoyées d'en haut pour le défendre (cf. vers. 16). Deaoenderuid ad eum: ces mots prouvent qu'ÉIle et son serviteur étalent sortis de la ville ; les
Syriens Tinrent aussitôt les arrêter, mais sans les connaître. Percute... cacitate: cécité partielle, qui consistait en une illusion d'optique ; ils continuaient de voir, mais leur vue portait à faux. 19-23. La troupe syrienne est conduite à Samarie, puis congédiée. — Non...htBc via, neque...civltas. La ville où était Elisée et le chemin qui y conduisait. Stratagème parfaitement licite en pareil cas. On peut même dire que le langage d'Elisée était d'une rigoureuse exactitude, car il avait quitté Dothan. — In medio SamarUe (vers. 20). On devine la stupéfaction et l'eftrol des soldats syriens. — L'appellation pater mi, qui nous étonne de prime abord sur les lèvres de Jorana . s'''xpllque jiar l'intluenoe constamment cruissiincv d'Elisée, et par les services réitérés qa'U ven»lt
IV Reo. VI, 21-28.
21. Et ie roi d'Israël, les ayant vus, dit ;\ Elisée : Mon père, puis- je les tuer?
22. Elisée lui répondit : Vous ne les tuerez pas ; car vous ne les avez pas pris avec l'épée ni avec l'arc, pour avoir droit de les tuer. Mais faites -leur servir du pain et de l'eau, afin qu'ils mangent et qu'ils boivent, et qu'ils s'en retournent vers leur maître.
23. Le roi d'Israël leur fit donc servir une grande quantité de vivres ; et après qu'ils eurent mangé et bu , il les renvoya, et ils retournèrent vers leur maître. Et les Syriens ne vinrent plus par bandes pour piller les terres d'Israël.
24. Quelque temjts après, Bénadad, roi de Syrie , assembla toutes ses troupes , et vint assiéger Samarie.
26. Et la ville fut pressée d'une famine extrême, à ce point que, le siège continuant toujours, la tête d'un âne fut vendue quatre - vingts pièces d'argent, et la quatrième partie d'un cab de fiente de pigeon , cinq pièces d'argent.
26. Et comme le roi d'Israël passait sur le rempart, une femme cria, et lui dit : 0 roi mon seigneur, sauvez -moi.
27. Il lui répondit : Le Seigneur ne vous sauve pas, d'où prendrais -je de quoi vous sauver? Serait-ce de l'aire ou du pressoir ? Et le roi ajouta : Que voulez-vous? Elle lui répondit :