‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 11 sur 938 · Venite ergo, et fruamur bonis quse · texte numérisé non relu

Venite ergo, et fruamur bonis quse

1. Car ils se sont dit, dans Tégaremenl de leurs pensées : Le temps de notre vis est court et plein d'ennui ; l'homme n'a plus de bien à attendre après sa mort, et on ne connaît personne qui soit revenu des enfers.

' 2. Nous sommes nés du néant, et, après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été. Le soufifle de nos narines est comme une fumée, et la raison n'est qu'une étincelle qui remue notre cœur.

3. Lorqu'elle sera éteinte, notre corps sera réduit en cendres, et l'esprit se dissipera comme un air subtil ; et notre vie disparaîtra comme une nuée qui passe, et s'évanouira comme un brouillard que les rayons du soleil mettent en fuite, et que sa chaleur abat.

4. Notre nom même s'oubliera avec le temps, et personne ne se souviendra de nos oeuvres.

5. Car notre vie est le passage d'une ombre, et après la mort il n'y a plus de retour : le sceau est apposé, et nul ne revient.

Page 1