Corripe amicum, saepe enim fit commissio
prochain. — Qui crédit eito... Une certaine défiance est absohmient nécessaire dans les relaiion^ humaines. — Insuier habtbUur. D"après le grec : sera conpable. — Qui gaudet... dénotahitur (vers. 5). C.-à-d. sera condamné. — Le second membre de vers, et qui odit... vita, e^t omis par le grec, comme aussi le verset 6 tout entier, qui est une simple répétition de i*» et de 5». — Ne itères verlnim (les épithètes nequam et durum sont propres à la Vulgate ). Kc pas se faire colporteur de tous les vains ou méchants bavardages que l'on a entendus. — Â-rrico et inimico (vers. 8J. C.-à-d. au premier venu. Les mots siinisum tuuin sont une excellente interprétation ajoutée par la Vulgate, pour déterminer plus nettement le sens. — Et si est... delictum. Le grec dit au contraire : A moins qu'il n'y ait une faute pour toi (à ne pas révéler). — Audiet enim... (\ers. 9). Le texte original est plus concis : Car 11 t'entend et se tient en garde contre toi, et à l'occasion il te haïra (il te témoignera ouvertement sa haine). — Audisti verbum (vers. 10). Adverius proximum est une autre addition de la Vulgate. — Non te disrumpet. Ln.ige très pitto- ,i't><iue ; ce secret ne te fera pas éclater en mor-
ceaux. Cf. Job, XXXII, 18-19. — A facie verbi parturit (vers. 11). L'ironie devient de plus en plus mordante. Nous voyons Ici un Insensé auquel l'obligation de taire un secret fait endurer les plus vives douleurs. — Sagitta infi.ia.,, (vers. 12). Autre comparaison très expressive.
13-17. Règles relatives à la correction fraternelle. — Corripe..., ne forte... La Vulgate paraphrase légèrement. On lit dans le grec : Reprends (ton ami); peut-être n'a-t-il pas fait (la faute dont on l'accuse), et s'il a fait (juclquo chose, de peur qu'il ne continue. — Corripe proximuin.., Le grec a encore de petites variantes : Reprends (ton) ami; peut-être n'a-t-il pas dit (la parole qu'on lui reproche), et s'il l'a dite, afin qu'il ne recommence pas. Ainsi donc, dans le doute, reprendre sans hésiter, quoique avec réserve et prudence. — Sxpe... commissio (vers. 15). D'après le grec : Souvent c'est, une calomnie. Même dans ce cas, la correction fraternelle aura son utilité, car l'ami en question pourra se tenir sur ses gardes. — Est qui labitur (vers. 16). Le mot linijita est une addition de la Vulgate qui restreint trop la pensée ; le grec parle en général d'une faute de conduite. — Non ex airimo. Sans
EfxjLi. XIX, lG-24.
16. et non omni verbo credas. Est qui Jabitur lingua, sed non ex anirao ;
17. quis est enim qui non deliquerit lu lingua sua? Corripe proximum autequam commineris,
18. et da locum timori Altissimi ; quia omnis sapientia timor Dei, et in illa timere Deum, et in omni sapientia dispositio legis.
19. Et non est sapientia nequitise disciplina, et non est cogitatus peccatoium prudentia.
20. Est nequitia et in ipsa execratio, et est insipiens qui minuitur sapientia.
21. Melior est bonio qui minuitur sapientia et deficiens sensu, in timoré, quam qui abundat sensu, et transgreditur legem Altissimi.