Voilà ce que les pécheurs diront dans l'enfer
15. car l'espérance de l'impie est comme le duvet des plantes que le veni emporte, ou comme l'écume légère qui est dispersée par la tempête, ou comme la fumée que le vent dissipe, ou comme le souvenir de l'hôte qui est reparti après un jour.
16. Mais les justes vivront éternellement, et le Seigneur leur réserve leur récompense, et le Très -Haut pense à eux.
l'entière vanité de la vie des impies. « Elles ont été très admirées pour leur éloquence » et leur caractère poétique. — Unibra. La plus fréquente de toutes ces métaphores. Cf. n, 5. — Nuntiua percurrens. Un messager qui porte une nouvelle à toute vitesse. Dans le grec : à^VEXta, la nouvelle même, se répandant avec une prodigieuse rapidité. Cf. Job , vni , 9 ; ix, 25, etc. — Navis (vers. 10). Comparaison très bien développée. Cf. Prov. XXX, 19. — Non est vestigium... Il y a le sillage du navire, mais il est de courte durée.— Avis (vers. 11). Cette comparaison aussi est assez longuement commentée par l'écrivain sacré. — Sagitta (vers. 12). La cinquième et dernière métaphore pour représenter la brièveté des joies profanes des impies. — Sic et nos... (vers. 13). L'application , aussi vraie que terrible. — Nati, continuo desivinvus... La vie humaine, une fois écoulée, paraît tellement rapide, qu'U semble que la naissance et la mort, le berceau et le cercueil, se sont touchés. — Nullum signum. Pour les impies, cette vie n'a pas été moins vaine que fugitive. Dans leur existence, nulle trace de sainte vigiieur (xpaTÎ)?, virtutis). <i VIrtutem vidc.ant, iutabeàcitnttjue rellcta. » ( l'erse.) — In maligni-
tate... consmnpti. Le grec est très fort : Nous nous sommes entièrement dépensés.
14-15. Conclusion. L'écrivain sacré, de même qu'il a introduit cette triste confe'-sion ( vers. 1-3»), la termine en la confirmant. — 'J'alin dixerunt... Le vers. 14 n'existe que dans la Vulgate. — Spes impii tanquam... Quelques autres métaphores, pour approuver les réflexions arrachées aux impies par le remords. — Lanugo. Le texte grec ordinaire a xo-Ji, terre, poussière; mais la vraie leçon est 7'/o0ç, mot par lequel est désigné le léger duvet qui adhère à certaines graines, comme îx celles du chardon. — Spuma gracilis. Le traducteur latin a lu à'"/vï] , et cette comparaison va très bien; la leçon ordinaire, itâyvr), givre, ne donne pas de sens satisfaisant. — Fumus. Image presque aussi fréquente que celle de l'ombre. Cf. Ps. xxxvr, 20 ; lxvii, 2 ; Os. xni, 3, etc. — Memoria hospitis... Dans une grande maison où l'on reçoit beaucoup de visiteurs, un hôte d'un jour est proiuptement oublié.
2« Les bons couronnés de gloire et de délicee dans l'autre vie. V, 16-17.
16-17. Juxti autem... Le contraste est très Irai>pant. — In perpetuum vivent: d'une ?ie
Sap. V. 17-23.
17. C'est pourquoi ils recevront de la main du Seigneur un royaume de gloire et un diadème éclatant ; car il les protégera de sa droite, et les défendra de son saint bras.
18. Son zèle se munira d'une armure, et il armera les créatures pour se venger de ses ennemis.
19. Il revêtira la justice pour cuirasse, et il prendra pour casque l'intégrité de 8on jugement ;
20. il se couvrira de l'équité comme d'un bouclier impénétrable.
21. Il aiguisera comme une lance sa colèie inflexible, et tout l'univers com- Liattra avec lui contre les insensés.
22. Les éclats de la foudre iront droit sur eux; ils seront lancés des nuées comme ies flèches d'un arc bien tendu, et ils fondront au lieu marqué.