et idola penitUB conterentur
19. Et introibunt in speluncas petrarum, et in voragines terrae, a facie formidinis Uomini, et a gloria raajestatis ejus, cura surrexerit percutere terram.
20. In die illa projiciet homo idola argenti sui, et simulacra auri sui, quse fecerat sibi ut adoraret , talpas et vespertiliones ;
21. et ingredietur scissuras petrarura et in cavernas saxorum, a facie formidiuis Domini, et a gloria majestatis ejus, cum surrexerit percutere terram.
22. Quiescite ergo ab homine, cujus spiritus in naribus ejus est, quia Excelsus reputatus est ipse.
forêts de beaux chênes sont également citées par Ézéchiel, xxvii, 5-6, et psr Zacharie, xi, 2, à côté des cèdres du Liban. — Naves Tharsis (vers. 16). D'après l'hébreu : TarëiS, ou Tartessus, la célèbre colonie phéulcienne, située en Espagne, au delà du détroit de Gibraltar, près de l'embouchure du Guadalqulvlr (Atl. géogr., pi. i). Les navires qui s'y rendaient ayant à traverser toute la Méditerranée, souvent orageuse, étaient grands et solides. Cf. III Reg. IX, 26, et X , 22 ; Ps. XLVin , 8 , etc. — Omne quod... puUhi'um.,. : les divers objets de luxe que les Juifs Importaient souvent de très loin. — Idola penitus...
{ vers. 18 ). Les Idoles n'échapperont pas à la ruine générale ; elles ne sauront garantir ni elles-mêmes, ni leurs adorateurs (et i»troibM/),t..., vers. 19 ; les mots percutere terram rendent assez bien la paronomase de l'hébreu, la'aroi tta'are^). — Projiciet... idola (vers. 20). Les idolâtres seront les premiers à détruire leurs fausses divinités, dont ils reconnaîtront le néant complet. — Talpas et vespertiliones. Plutôt d'après l'hébreu : (Il jettera...) aux taupes et nus chauves -souris, c.-ii-d. dans les réduits obscurs et malpropres qui servent
de retraite h ce8 animaux. — Qniesdte ergo... (vers. 22). Conclusion énergique de cette première partie du tableau des Jugements célestes : c'est une folie de mettre sa confiance dans les hommes, qui ne sont que faiblesse. L'hébreu exprime plus nettement cette pensée : Cessez pour vous de (vous confier en) l'homme, dans les narines du-
Olmuve-gourig de Palestine (Rhinopmna microphyllum ).
quel il n'y a qu'un souffle ; car de quelle valeur est -il (Vulg. : quia excelsus...; il a été réputé grand sans l'être en réalité ) ? On ne saurait mieux décrire, par un seul trait, la complète faiblesse de l'homme. Cf. Gen. U, 7, et Ps. cxlv.