mais il jugera les pauvres avec jus
>, V, — Le règne universel et paciflqve du Messie. XI, 1 — XII, 6.
l» Le Messie, roi Juste et pacifique. XI, 1-9.
Tandis qu'Assur, cet arbre gigantesque, est renversé par la liache de la colère divine, l'iiumble plante à laquelle sont rattachées les destinées de Juda reverdit et grandit.
Chap. XI. — 1-6. Le Christ -roi, comblé des dons de l'Esprit -Saint et pratiquant une Justice admirable. — Vi rga de radice Jesse. Hébr. : Un rameau sortira du tronc â'Imi. — Flos de radice... Autre nuance dans l'hébreu : Un rejeton (né?er) de sa racine. Saint Matthieu, ii, 23, fait très probablement allusion à cette expression lorsqu'il dit que Jésus « vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s'accomplit ce qui avait été annoncé par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen n. Voyez notre Commentaire sur l'Évangile selon saint Matthieu, Paris, 1878, p. 63-64. Isaï ou Jessé était le père de David (cf. I Reg. XVI, 3, 5-13). La race royale de Juda, Jssne de lui, est comparée, à cause des malheurs qu'elle avait subis, à un arbre dont les branches ont été coupées Jusqu'au tronc. Mais voici qu'après être revenue à l'humble condition de sa première origine, elle se rajeunit tout à coup, à la manière des arbres. Cf. Job, xiv, 9. Ce rejeton vigoureux de Jessé, qui contient les promesses de l'avenir (ascendet; hébr. : fructifiera ), c'est encore Emmanuel ou le Messie : la tradition est unanime sur ce point. Isaïe prédit Ici à son tour qu'il appartleniira à la famille de David. — Requiescet super eum... Le Messie recevra la plénitude des dons célestes, pour accomplir en toute perfection son rôle sublime. — Spiritus Doml7H. C.-à-d. Dieu lui-même, « qua tenus vi ac virtnte sua et luce homlnis mentem animumque pervadit et pénétrât, homlnis actiones slbl reddit BUbsentientes, et hominem Ipsum ad majora et Intelligenda et perpetranda evehlt. Primum igitur de Messia enuntiatur eum permanentcr infiexui divino Deoque in se inhabitanti substare, se vi ac virtute divina perpetuo regl, luce divina perennitar coUustrari.» (Knabenbauer, h. l.) Comp. Ex. y.\x, i; Jud. VI, 3fl ; I Reg. x, G, et xvi, 13 :
passages où nous voyons le même Esprit de Dieu doscemlre sur Béséléel, Gédéon, Safll et David, pour les aider ù remplir leur sainte mission. Mais aucune effusion de sa force et de ses grâces ne fut Jamais comparable à celle dont le Messie fut l'objet. Le verbe requiescet exprime fort bien son abondance et son caractère permanent. — Spiritus sapientise... La pensée générale qui précède est développée par rénumération détaillée des dons que le divin Esprit répandra sur le Christ. De ces sept dons célèbres, (Jue l'on a fort bien comparés au chandelier à sept branches du tabernacle et du temple, les six premiers sont associés deux à deux, et le dernier est nommé Isolément parce qu'il sert de base et de condition à tous les autres, ff Le premier groupe se rapporte à la vie intellectuelle; le second, à la vie pratique; le troisième, aux relations directes de l'homme avec Dieu. » — Premier groupe : sapientise et Intellectus. Le don de sagesse (hébr. : l}okmah) consiste dans la connaissance approfondie des personnes et des choses ; le don d'intelligence (Mnah), dans le discernement parfait des êtres, d'après leur nature intime. — Second groupe : consilii et fortitudlnis. Le don de conseil Céfah) aide celui qui le possède à prendre les meilleures résolutions pour la conduite pratique; le don de force (g'bûrah) remplit l'âme d'énergie pour qu'elle puisse accomplir ses bons desseins. — Troisième groupe : scientiae et pletatts. Le don de science (da'af) communique sur Dieu des notions e.xactes et aussi complètes que le permet la nature infirme de l'homme; le don de piété unit l'fime au Seigneur d'une manière tendre et Intime. — Le septième don, d'après la Vulgate, est celui de crainte : spiritus timoris Domini; non pas de la crainte servile, mais d'un religieux et filial respect, qui est très compatible avec l'amour. Cf. Ps. ex, 10 ; Prov. i, 7, etc. Le texte hébreu mentionne deux fois de suite le don da crainte {Ir'ui Y'hôvah) et ne parle pas du don de piété ; mais comme il signale sept fois l'Esprit de Dieu (one fols en général, puis six fols dans l'indication particulière des dons), la différence n'est pas grande au fond. — Replehit euin splliiuf .. tver-i. 3) Littéralement dans l'hébrau
ÎR. XT. 5-9.
tîce, pt il «e fI(Vlarora le juste vengeur des humblea de la terre; il frappera la terre avec la verge de sa bouche, et il tuera l'impie par le souffle de ses lèvrcH.
5. La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité le baudrier dont il sera ceint.
6. Le loup habitera avec l'agnean, et le léopard se couchera auprès du chevreau ; le veau , le lion et la brebis demeureront ensemble, et un petit enfant les conduira.
7. Le veau et l'ours iront dans les mêmes pâturages, leurs petits se reposeront ensemble, et le lion mangera la paille comme le bœuf.
8. L'enfant encore à la mamelle se jouera sur le trou de l'aspic, et celui qui aura été sevré mettra sa main dans la caverne du basilic.
9. Ils ne nuiront point, et ils ne tueront point sur toute ma montagne sainte, parce que la terre est remplie de la connaissance du Seigneur, comme la mer des eaux qui la couvrent.
et art,'iiot in îcqiiitate pro niansnetis terrîe ; et pei cutiet terram virga oris 8ui, ejt spiritu labiorura suorum interficiet impium.