Que dirai -je, et que me répondra
Elle a été transportée loin de mol. Snr la metapliore de la tente, comp. Ps. u, 7 ; II Cor. v, 1, 4 : n Petr. i, 13-14. — Prteclsa est velut... D'après l'hébreu : J'ai enroulé, comme un tisserand, ma vie. Le tisserand enroule le tissu au fur et à mesure qu'il le fabrique, afin de n'en être pas
angoisses. — Quasi leo sic.Xoycz Job, x, 16, où Dieu est également comparé il un lion terrible. — Sicut pulliis hirundinin. Hébr. : comme l'hirondelle, (comme) la grue. Le cri de l'hirondelle est aigu et strident; celui de la grue, rau lue et retentissant. Sur ces oiseaux , voyez
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Araties dressant une tente.
gêné. — T)um adhuc ordirer... Par conséquent, en plein travail, sans attendre que la toile soit achevée. Image toute classique. Cf. Job, iv, 21 ; VII, 6, etc. — De mane... ad vesperam^, Ézéchias se sentait si malade, qu'il ne pensait pas vivre Jusqu'au soir.
13-14. S'-conde strophe : encore l'angoisse du saint malade, représentée à l'aide d'autres images. — Sperabam unque... Sa crainte ne s'est pas réalisée, et, le soir venu. Il lui a semblé qu'il atteindrait l'aurore suivante. D'après le Targum : J'ai crié ( Invoqué à haute voix le divin secours ) Jusqu'au matin. Dans l'hébreu : J'ai apaisé... ; il a essayé, durant toute ht nuit, de calmer ses
Y AU. d'hist. nat., pi. lxv, flg. 4, 5; pi. LXix, flg. 2, 6, 6, 9; pi. LXX, flg. 1,2.— Meditabor... Hébr. : Je gémis. La colombe est le type des douloureux et longs gémissements. — Attenuati sunt... Hébr. : Mes yeux ont regardé en haut, languissants. Il s'est fatigué à regarder du côté du ciel et à invoquer Dieu. — Vim palior. Cri d'angoisse. Immédiatement suivi d'un cri d'intime confiance : responde pro me; fais -toi raa caution. Môme prière de Job, xvn, 3; cf. Ps. cxviii, 122.
16-17. Troisième strophe : Dieu l'a délivré et a changé son amertume en allégresse. Il règne Ici une sapez grande différence entre la Viilgaua
Is. XXXVIII, 16-20.
t-îl, pnîsqne c'est lui qnî a fait cela? Je repasserai devant vous toutes mes aimées, dans l'amertume de mon âme.
16. Seigneur, si c'est ainsi que l'on vit, si la \ne de mon esprit consiste en ces choses, vous me châtierez, et vous me rendrez la vie.
17. Je trouverai la paix dans mon affliction la plus amère. Mais vous, vous avez délivré mon âme, pour l'empêcher de périr; vous avez jeté derrière vous tous mes péchés.
18. Car le séjotir des morts ne vous bénira pas, et la mort ne vous louera point; ceux qui descendent dans la fosse n'espéreront plus en votre fidélité.
■ 19. C'est le vivant, c'est le vivant qui vous louera, comme je le fais aujourd'hui; le père fera counaîtr*» à ses fils votre vérité.
20. Seigneur, sauvez -moi, et nous chanterons nos cantiques tous les jours de notre vie dans la maison du Seigneur.
mihi, oflra ipse fecerit? Eecogitabo tibi omnes annos meos in amaritudine animœ meœ.
16. Domine, si sic vivitur, et in talibus vita spiritus raei, corripies me, et vivificabifl me.
17. Ecce in pace amaritudo mea amarissima. Tu «utem eruisti animam meam, ut non periret; projecisti post terguro tiium omnia peccata mea.
18. Quia non infernus confitebitur tibi , neque mors laudabit te ; non expectabunt qui descendunt in lacum veritatem tuam.
19. Viveus, vivons ipse confitebitur tibi, sicut et ego hodie; pater filiis notam faciet veritatem tuam.
20. Domine, salvum me fac, et psalmos nostros cantabimus cunctis diebus vit» nostrsB in domo Domini.
et l'hébreu. — Quid dicam, aut qtiid...? D'après la Vulgate, c'est une sorte d'objection que le poète se pose : Pourquoi me lasser à implorer le secours du Seigneur, puisque c'est lui qui m'a envoyé cette dure épreuve ? Il ne saurait me répondre autre chose, sinon que Celle est sa volonté. Bien mieux d'après le texte primitif : Que dirai -]e? Il m'a parlé, et il a exécuté (sa promesse ; conip. le vers. 6 ). « Une prompt^ réponse de paix a été envoyée > d'en haut à la demande du suppliant, et U ne sait en quels termes exprimer sa reconnaissance, tant elle est profonde. Cf. II Reg. vn, 20. — Becogitabo tiU... Selon la Vulgate, la seule ressource d'Ézéchlas est donc de gémir encore et d'épancher sa peine devant Dieu. Suivant l'hébreu : Je marcherai en paix (d'après un autre traducteur : Je marcherai humblement) durant toutes mes années, après cette amertume de mon âme. C- à- d. qu'instruit par le malheur, il vivra désormais uniquement pour Dieu. — Si sic ^rlvitur... (vers. 16). Encore des soupirs et des plaintes dans la Vulgate : la vie humaine doit-eUe donc être nécessairement remplie d'amertumes et d'angoisses? Hébreu : C'est ainsi que l'on vit, et c'est en tout cela qu'est la vie de mon esprit. Les mots « ainsi » et « en tout cela » désignent la Joyeuse promesse apportée an saint malade (vers. 5-6) et ^ son prompt accomplissement ; eUe lui avait rendu la vie. — Corripies... et viviflcahis... Ézéchlas comprend maintenant le sens de son afBictlon passagère; c'était une épreuve destinée à le rendre meilleur. Plus simplement dans l'hébreu : Tu me rétablis i-t tu me rends la vie. — Ecce in pace... (vers. 17 J. Littéralement dans l'hébreu : Eu vue de la paix (du bonheur), cela a été amer pour mot, amer. Répétition très énergique. TiOs souffrances passées du monanino a\ulent peur but, dAns l'inteuUon divine, de k-
rendre ensuite plus heureux. Cf. Job, v, 17 et ss.
— Eruisti animam... Hébr. : Tu as aimé mon âme. Amour duquel est provenue la délivrance : ut non periret. Hébr. : ( pour la retirer ) de la fosse de la destruction, c.-à-d. du séjour des morts. — Prqjedati post tergutn... Métaphore très expressive. Cf. III Reg. xiv, 9 ; Ps. xux , 17 ; Mlch. vn, 19, etc. Ézéchlas regarde ses péchés comme la cause de sa maladie ; Dieu les lui a pardonnes et l'a sauvé.
18-20. Quatrième strophe : Ézéchlas promet de perpétuelles louanges à son divin bienfaiteur.
— Non infernus (hébr. : le s"ôl, on séjour dos morts) confitebitur... Sur cette pensée, voyez le Ps. VI, 6, et le commentaire. La mort n'était pas plus pour Ézéchlas que pour le psalmiste l'extinction de l'être humain ; U croyait à l'Immortalité, mais il savait et afiBr niait à bon droit que la vie des habitants des limbes était imparfaite , incomplète , et que les relations avec Dieu n'y avaient pas la même forme et la même Intimité que sur la terre. Belle personnification du s"6î et de la mort. — Laudabit : par de saints cantiques. — Non expectabimt... Les morts « ne sont capables ni de mérite ni de démérite ; ils ne peuvent ni recevoir ni espérer... l'effet de vos promesses (veritatem tuam) et de votre miséricorde ». (Calmet, h. l.) — Vlve)is, vivena ipse... (vers. 19). Répétition toute joyeuse. — Pater fUiis notam... La vraie reconnaissance éprouve le besoin de s'éterniser. Cf. Ps. Lxxvm, 3-4. — Domine, salvum... (vers. 20). Hébr.: Le Seigneur m*a sauvé. — Paàlmos... cantabimus. Hébr. : Nous ferons retentir les cordes de nvs instruments. Allusion à l'accompagnement musical des chants sacrés. — Cunctis diebus vilse... « La vie est pour Ézéchlas une succession con^tante de bienfaits ( de la part de Dieu) et d'a^-tioDS de grâces (de la part des hommes). » —
l8. XXXVIII, 21 — XXXIX, 4.
21. Et jusHit Ipaias ut tolleient mas- Bam de ficis, et cataplasmarent super vulnus, et sanaretur.
22. Et dixit Ezechias : Quod erit signum quia ascendam in domum Domim?
21. Et Lsaïe ordonna qu'on prît une masse de figues, et qu'on en fît un cataplasme sur la blessure, afin qu'il fût guéri.
22. Et Ezécliias dit : A quel signe saurai -je que j'irai à la maison du Seigneur?