‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 540 sur 938 · Et oblitus es Domini, factoris tui · texte numérisé non relu

Et oblitus es Domini, factoris tui

qui auront été trouvés coupables. — Me insulae expeetabunt. Ceux des païens qui auront échappé à la vengeance du Seigneur soupireront après la délivrance. Cf. xui, 4. — Brachium... sustinebunt. Non plus son bras vengeur, mais sa main protectrice.

6-8. Immutabilité des promesses divines, par opposition à l'instabilité des créatures, même de celles qui sont les plus solides en apparence. Cf. XXIV, 19-20; XXXIV, 4, etc. — Levate in cmlum... Encouragement pressant à la confiance.

— Sicut fumus : matière sans consistance, qui se dissipe en un Instant. Cf. Ps. lxvii, 3, etc.

— Sicut vestimentum... Môme image au Ps. ci, 27.

— Sicut h«c. Dans l'hébreu, suivant la traduotiou la pins commune : comme des moucherons.

— Qui scitis justum, (vers. 7). L'hébreu a encore l'abstrait : V^ous qui connaissez la justice, o.-à-d. qui êtes fidèles à Jéhovah et qui pratiquez ses lois. — Opprobrium h07ninum : les malédictions et les persécutions tyranniques. — Sicnt enim

twMmtnium.- (vera. 8). Voyez la note du L. 9. COMMEAT. — Y.

S» Fervente prière d'IsraOl à son Dieu. LI, 9-11.

9-11. Excités par les promesses qu'ils viennent d'entendre, les Juifs conjurent le Seigneur de les délivrer, ainsi qu'il l'avait fait en Egypte pour leurs pères. — Consurge, consurge. Hébr.: Éveilletoi, éveille-toi. « Vive et magnifique apostrophe, » et langage plein de foi. — Numquid non tu... Celui qui a opéré autrefois de si grands prodiges ne pourra-t-ii pas les renouveler dans un même but? — Superbum. Hébr. : Râhab. Nom de l'Egypte; cf. XXX, 7; Ps. Lxxxvi, 4, et la note; Lxxxvm, 11, etc.— Draconem. Encore l'Egypte. Voyez la note de xxvii, 1. — Et nunc qui r(u dempti... (vers. 11). Ces lignes sont une reproduction presque littérale de xx.w, 10.

3« Aimable réponse dn Seigneur à la prière de son peuple. LI, 12-16.

12-16. Douces promesses, mêlées de paternels reproches. — Ego, ego ipse... Grande emphase dans ces pronoms accumulés. — Quis tu, ut timeres.,, Poorquol ont -ils fait plus de cas des

l8. LI. 14-20.

qui teteiidit caelos et fundavit terrain ; et formidasti jugiter tota die a facie furoris ejus qui te tribulabat, et paraverat ad perdendum!- Ubi nunc est furor tribulantis?

14. Cito veniet gradiens ad aperiendurn; et non interticiet usque ad internecionem , nec deficiet panis ejus.

15. Ego autem sum Dominus Deus tuus^ qui conturbo mare, et intumescunt fluctus ejus; Dominus exercituum nomen meum.

16. Posui verba mea in ore tuo, et in umbra manus mese protexi te, ut plantes cselos, etfundes terram, et dicas ad Sion : Populus meus es tu.

17. Elevare, eleTare, consurge, Jérusalem, quae bibisti de manu Domini calicera iras ejus; usque ad fundum calicis soporis bibisti, et potasti usque ad fseces.

18. Non est qui susteutet eam, ex omnibus filiis quos genuit; et non est qui appréhendât manum ejus ex omnibus filiis quos enutrivit.

19. Duo sunt quae occurrerunt tibi ; quis contristabitur super te? Vastitas, et contritio, et famés, etgladius; quis consolabitur te?

20. Filii tui projecti Bunt, dormierunt in capite omnium viarum sicut oryx illaqueatus, pleni indignatione Domini, increpatione Dei tui.

créé, qui a étendu les cieux et foudé la terre, et tu as tremblé sans cesse tout le jour devant la fureur de celui qui t'afiligeait, et qui était prêt à te perdre! Où est maintenant la furie de celui qui t'affligeait ?

14. Bientôt celui qui doit ouvrir arrivera; il ne détruira pas jusqu'à l'extermination, et son pain ne manquera pas.

15. C'est moi qui suis le Seigneur ton Dieu, qui trouble la mer et qui fais soulever ses flots; mon nom est le Seigneur des armées.

16. J'ai mis mes paroles dans ta bouche, et je t'ai mis à couvert sous l'ombre de ma main, pour établir les cieux et fonder la terre, et pour dire à Sion : Tu es mon peuple.

17. Réveille-toi, réveille -toi, lève-toi, Jérusalem, qui as bu de la main du Seigneur la coupe de sa colère; tu as bu jusqu'au fond la coupe d'assoupissement, et tu l'as vidée jusqu'à la lie.

18. De tous les fils qu'elle a enfantés il n'en est aucun qui la soutienne, et de tous les fils qu'elle a nourris aucun ne lui prend la main.

19. Ces deux choses te sont arrivées ; qui s'attristera sur toi? Le ravage et la ruine, la faim et le glaive; qui te consolera?

20. Tes fils ont été jetés à terre ; ils se sont endormis à la tête de toutes les rues comme un oryx pris au filet, pleins de l'indignation du Seigneur, des menaces de ton Dieu.

menaces d'hommes fragiles (aft liomine mortali...) que des promesses de leur Dieu toutpuissant (gui tetendit...)1 N'avaient-lls pas expérimenté la faiblesse de leurs ennemis (uM nunc est /uror...)? — Cito veniet... (vers. 14). Daprès la Vulgate , le participe gradiens représente le Messie libérateur. Comp. xlh, 7, où il ouvre, comme ici, les prisons pour en faire sortir les captifs. Divergence notable dans l'hébrea : Bientôt celui qui est courbé (sous le faix de l'esclavage; cf. xUlL, 22) sera délivré. — Non interflciet... Dans notre version latine, ce trait se rapporte aux oppresseurs mentionnés plus haut (vers. 1 2.1 3). L'hébreu continue la description des misères qui vont être allégées : Il ne mourra pas dans la fosse, c.-à-d. dans l'obscur cachot où ses ennemie l'avalent plongé. Cf. Jer. xx, 2 ; xxix, 26. — Nec dsflciet panis... Image d'un bonheur à jamais assuré. Cf. xxxin, 16. — Ego... qui conturbo... Jéhovah agite et calme à son gré l'océan ; preuve évidente du pouvoir qu'il a de sauver son peuple. — Posui verba mea... (vers. 16). Dans lu Vulgate, ces paroles sont a<lres8ées au Messie, dont ii)i-» déterminent le rdle de libératenr. C!f. xlix, 2.

Au lieu de la seconde personne (plantes, fundes, dicas), l'hébrcu emploie une tournure qui permet de les appliquer à Israël, ce qui cadre mieux avec le contexte (<f ad plantandum, ad fundandum...; pour que ]e plante, que Je fonde...).— Ut plantes caelos : à la manière d'une tente , dont les piquets sont fixés solidement dans le sol. Cf. XL, 22, etc. Il s'agit sans doute des nouveaux cieux et de la nouvelle terre de la fin des temps. Cf. Lxv, 17, et Lxvi, 22.

4° Sion sera consolée, tandis que ses ennemis seront humiliés. LI, 17-23.

17-20. Jérusalem a dû boire ù la coupe de la colère divine. — Elevare. . . , consurge. D'après l'hébreu : ÉvelUe-tol, éveille-toi (comp. le vers. 9) ; lève -toi... — Quse bibisti... Métaphore très expressive, pour désigner les malheurs de la cltO coupable et châtiée pour ses crimes. Cf. xix, 14 ; XXIX, 18; Ps. Lxxiv, 9 ; Ez. xxni, 32 et ss., etc. — Calicis soporis. Coupe pleine d'un breuvage enivrant, stupéfiant, de sorte que ceux qui en boivent sont entièrement à la merci de leurs ennemis. — Non est qui susteutet... (vers. 18). Hébr. : 11 n'y s personne qui la conduise ^'^:^u<

Is. LT, 21 — LIT, I.

21. C'est pour(|uoî écoute ceci, pauvre petite, qui es enivrée, mais non de vin.

22. Voici ce que dit ton dominateur, ton Seigneur et ton Dieu, qui combattra pour son peui)le : Voici, j'enlève de ta main la coupe d'assoupissement, le fond de la coupe de mon indignation; tu n'en boiras plus à l'avenir.

23. Je la mettrai dans la main de ceux qui t'ont humiliée, et qui ont dit à ton âme : Courbe-toi , afin que nous passions ; et tu as fait de ton corps comme une teiTC, et comme un chemin pour les passants.

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