‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 56 sur 938 · XIII, 1 —XIV · texte numérisé non relu

XIII, 1 —XIV

Oe que l'auteiu- a dit, dans les pages préoé-

dentés (xi, 5-xii, 27), sur les Egyptiens et les Chananéens idolâtres, l'amène tout naturellement à parler en termes dlr. cts de l'idolâtrie en général, pour en relever la folie criminelle. Il en décrit l'origine et les différentes formes aveo autant d'exactitude que de profondeur.

1° Le culte des forces de la nature, ou l'idolâtrie sous sa première forme historique. XIII, 1-9.

Chap. XIII. — 1. Introduction. — Vani. Le grec (JLaTaiôçpoveç associe les deux Idées de vanité et de folie. — A la suite du sub-tantif homines, le grec ajoute : çùdEt (par nature), mot qui retombe sur l'adjectif «vani». Cf. xii, 10. « La malice de l'homme n'est pas seulement le résultat d'une mauvaise éducation et des influences extérieures; elle est Innée, » et elle éclate au grand Jour lorsqu'elle n'a pas la connaissance de Dieu pour contrepoids (in quibus non subest...). — Et de his quse bona... Saint Paul fait un raisonnement identique dans l'épître aux Romains, i, 20-23 (cf. Act. xiv, 15-17) : des œuvres de Dieu l'homme pouvait et devait s'élever à leur auteur. — Eum qui est : -rôv ov-ca, l'être par excellence , l'être absolu. Cf. Ex. in, 14.

2-9. Comment les hommes se sont laissé séduire par les forces de la nature, de manière à en faire des dieux. — Aut ignem, : comme cheg les Perses. — Spiritum : TcvEOf^a , le vent. — Gyrum stellarum. Dans le grec : le cercle des étoiles, c.-à-d. « la voûte étoilée du ciel, qui ?erable tourner autour de la terre ». — Nimiam aqvam. D'après le grée : l'eau violente. L'océan agité

iO

Sap. XllI, 3-4.

citatntn aeieru, aut gATura stellarum, aut nimiam aqiiaru, aiit soh-ra et lunam, reotores orbis terrarum deos putaverunt.

3. Qnonim ei specie delectati, deos putaverunt, sciant qiianto lus doraiiiator eoiiim sjieciosior est; speciei euim generator liaec omuia conslituit.

4. Aut si virtntem et opéra eorura mirati suiit, intelligaiit ab illis quoniam qui h&c fecit foitior est illis;

vent, ou l'air subtil, ou le cercle des étoiles, ou l'abîme des eaux, ou le soleil et la lune, étaient les dieux qui }çouvenient l'univers.

3. S'ils les ont cru des dieux, parce qu'ils étaient ravis de leur beauté, qu ils sachent C(iml)ien leur dominateur est encore plus beau ; car c'est l'auteur de la beauté qui a établi toutes ces choses.

4. S'ils ont admiré le pouvoi** et lee effets de ces créatures, qu'ils comprennent par là combien celui qui les a créées est encore plus puissant ;

par le* tempêtes, Ips fleuves nn cours rapide. — les ■Égyptiens , les AssjTlens , les Grecs et les Solfm p.l iviiam. D H|in- le «rec : les liiiinniiires Rnniaiiis : l'histoire ne le tlémonire que trop, du ciel. Jlèiiie expre.-slon que dans la Genèse, Qu'il suffise de citer les noms d'Éole (le veat),

un

Un adorateur du soleiU (Peinture égyptienne.)

T, 14. La Vulgate traduit bien la pensée. — Ileetoreu orbix. C<iiiip Gen. i, IH, où II est dit e.xpresgéiiieiit que le soleil et lu lune fui-eiit cn^és pour doiuiier sur le )our et sur la nuit. Toutes ces forco$ de la naitire avaient été divitiisôes par

de Vulcaln (le feu), de Neptune (l'océan), d'Astarté ou de Diane (la lune). île Baal ou d'Apol- Ion (le soleil). — Si ecie ileliddH... Au lieu de riipii.riur ceiie beauto réclk' à Celui qui l'avait créée, les humiuee su lalBséreni lolleiuent séduire

Sap. Xin, 5-10.

5. car par la grandeur et la beauté de la créature on peut coiniaître et voir le Créateur.

6. l'jt cependaiit ces horamcs méritent moins de rei)roc!ies; car, s'ils tombent dans l'erreur, c'est peut-être en cherchant Dieu et en voulant le trouver.

7. En elTet, ils le cherchent pur l'examen de sps œuvres, et ils sont séduits par la beauté des choses qu'ils voient.

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