LU, 1-34 LU
Pour ce qui regarde le fond, les LXX omettent des passages entiers, en nombre relativement considérable. Voici les principales de ces omissions : viii, 10-12; X, 5-8, 10; xi, 7-8; xvii, 1-4; xxvii, 13-14, 19-22; xxix, 16-20; xxx, 10-11 ; xxxiii, 14-261; xxxiv, 11; xxxix, 4-13'-'; li, 44-49; lu, 2-3,15, 28-30. Il en est d'autres, beaucoup plus fréquentes, qui ne consistent que dans le retranchement d'une petite phrase, d'un mot ou deux : c'est ainsi que la formule N''um Y^hôvah (Vulg. : « Dixit Dominus »), qu'on lit plus de cent soixante-dix fois dans le texte hébreu, apparaît à peine cent fois dans la traduction des LXX. Ces derniers abrègent aussi habituellement les noms divins, disant simplement, par exemple, o Dieu » ou « le Seigneur ». là où l'hébreu porte : le Seigneur des armées, le Seigneur Dieu, Dieu d'Israël, etc. ^. Par contre, ils font parfois de petites additions à l'hébreu'', mais guère plus que dans les autres écrits bibliques. C'est donc surtout par leurs omissions^, et par leur changement d'ordre à partir du chap. XXV, qu'ils se distinguent ici.
A quoi faut-il attribuer ces divergences extraordinaires, dont s'étonnait déjà Origène? Deux opinions principales se sont formées à ce sujet. D'après divers critiques, il aurait existé autrefois en hébreu deux recensions distinctes du livre de .Térémie : l'une babylonienne ou palestinienne, conforme au texte hébreu actuel; l'autre égyptienne, qui aurait servi de base à la traduction des LXX. Suivant d'autres exégètes, les variations de tout genre que nous avons notées seraient en grande partie imputables au traducteur, qui se serait accjuitté de sa tâche d'une manière souvent arbitraire. Ce sentiment, qui était celui de saint Jérôme, est aujourd'hui le plus commun et le plus vraisemblable. Parfois la version des Septante est préférable au texte; mais ce cas est relativement rare, et c'est presque toujours l'hébreu, auquel se conforment du reste la plupart des traductions anciennes, qui mérite la préférence ^.
' L'oracle relatif à l'éternelle durée de la nouvelle Alliance. C'est la plus longue et la plus grave des omissions.
Autre omission importante.
* Ils suppriment de même les titres ajoutés aux noms d'hommes : « Jérémie. » au lieu de
« Jérémie le prophète » ; « Hananias, » au lieu de « Hananias le prophète », etc.
* Le commentaire signalera les principales.
^ Le livre de Jérémie est plus court d'un huitième environ dans la traduction des LXX.
* Sur cette question assez compliquée voyez
520 l'A PROPHÉTIE DE JÉRÉMIE
7" Commentateurs catholiques. — Thcodoret de Cyr, In Jeremise prophetîam intèrpretatio; S. Éphrem, In Jeremiam explanatio ; S. Jérôme, Commentariorum in Jeremiam lihri VI (mais le savant docteur s'arrête malheureusement à Jer. XXXII, 44); Maldonat, Commentarium in Jeremiam (Lyon, 1609); Corneille de la Pierre et Calmet dans leurs grands ouvrages; J. K. Mayer, Die mcssianisclien Weissagungen des Jeremias (Vienne, 1863); B. Neteler, Die Gliedei^ng des Bûches Jeremias (Munster, 1870); A. Scholz, Commentar zum Bûche des Propheten Jeremias (Wurzbourg, 188*3); L. A. Schneedorfer, Dos Weissagungsbuch des Jeremias (Prague, 1883); J. Knabenbauer, Commentarius in Jeremiam prophetam (Paris, 1889).
Cornely, Introductio in utrlu8qv£ Testam. liln-os ' plus bas, rend compte de toutes les variantes des sacros, t. D , p. n, p. 367-373. Le P. Knaben- | LXX qui ont quelque Importance. bauer, dans rencelleut commentaire qui est cité I