‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 71 sur 938 · Utraque ergo illis evenient digne · texte numérisé non relu

Utraque ergo illis evenient digne

dulte. — In magno viventes... bello. Lutte Intime et violente, que décrivent les versets suivants. Les passions furieuses I — Pacem appellant : quoique ce soit le oontr.iire de la paix. Cf. Jer. VI, 14. — Filios... sacrificantes : à Baal, à Moloch, à Chanios, etc. Comp. xii, 5, et la note. — Obscura saa-iflcia. D'après le grec : des mystères secrets. Les abominations qui accompagnaient le culte de certaines divinités (les mystères d'Eleusis, de Cybèle, de Bacchus, etc.). — Insanias plenas vigilias. Dans le grec : de folles orgies d'institutions étrangères. Cf. II Mach. vi, 4 ; Rom. xin, 13; I Petr. iv, 3. — Neque vitam... custodiunt (vers. 24). En effet, comme l'ajoute la seconde moitié du verset, alius alium occidit. L'égoïsme est un des premiers fruits de l'idolâtrie. — Neque vvptias mundas. La preuve vient aussi à la ligne suivante : aut adulterans... Les auteurs classiques commentent longuement et douloureusement ces deux traits. Tlte-Llve, entre autres, parlant des Bacchanales, signale les « stupra, venena Intestinîeque cœdes » qui y avaient une large part (xxxix, 8). — Omnia commista... (vers. 25). Confusion liorrible de tonte sorte de crimes, dont les principaux sont signalés dans la longue énuiucration qui suit : sanguis, hoiui- Cidium. . Cf. Rom. i, 21-31; éal. v. 19-21. —

TumultuS banortim. Le grec dit plus clairement : l'action de troubler les bons. Cf. ii, 10-20. — Dei immemoratio (vers. 26). D'après le grec: x«P'- Toç à[J.vr|Cr;a, l'oubli des grâces; la pensée est donc la même au fond. — Nativitatis immutatio. « Suppressl et supposlti partus, » dit Bossuet. Horribles fruits de l'immoralité. — Nuptiarum incotistantia. En Grèce et & Rome, le divorce atteignit des proportions honteuses. C'était bien pire ailleurs. — Infandorum enim... (vers. 27). L'auteur généralise, et aflrme qu'il n'est pas un crime dont l'idolâtrie ne contienne le germe. Assertion d'une absolue vérité. La loi juive interdisait de prononcer le nom des idoles ( cf. Ex. XXIII, 13; Deut. xii, 3; Ps. xv, 4); de là l'épithète « Infanda », — Aut enim... (vers. 28). Preuve que tout aboutit au crime chez les païens, car leur nature viciée les porte constamment aus excès. — Leurs joies se transforment en orgies : dum, lœfanlur, insaniunt. — Vaticinantur falsa. Cicéron l'admettait franchement : « Oracula, partim falsa. » (Z)e dlv., ii, 66.) — Pejerant cito. Les vers. 29-31 expliquent pourquoi le parjure est si fréquent chez les païens : c'est que leurs dieux, au nom desquels ils prêtent serment, ne leur inspirent aucune crainte sérieuse (ni}eeri te non aperant), — Utrague er(7o..,(vers, 30),

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SAf. XIV, 31 - XV, 4.

qnnninm maie aensemnt de Deo attendcme- idolis, et juravenint injuste in dolo coiiieiuiieutes justitiaiu.

31. Non enim juratorura virtus, sed pcccaiiiiiim [Kuiia , penimbulat semper iuju&Loium praivaricutiouem.

de ce double crime, prmr avcnr en de Dieu des sentiments impies en révérant les idoles, et pour avoir fait de faux serments en méprisant la justice par leur [)erfidie.

31. Car ce n'est pas la puissance de ceux par qui ils ont juré, mais la peine due aux pécheurs, qui punit toujours la prévarication des hommes injustes.

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