‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 80 sur 938 · La neige et la glace soutenaient · texte numérisé non relu

La neige et la glace soutenaient

tiens. — 2>!egantM... impii. Les Ég3'ptiens prétendirent ne pas connaître Jéhovah , lorsque Moïse vint leur parler en son nom. Cf. xii , 27 ; Ex. V, 7. — Novis aquis. Dans le grec : par des eaux étranges, c.-à-d. extraordinaires. Voyez la note du vers. 3. Il s'agit de la septième plaie; cf. Ex. rx, 22 - 25. Après pluviis le grec ajoute : qu'ils ne pouvaient éviter (littéralement : ine.xorables). — Per ignem. C'est de ce feu que l'écrivain sacré vent surtout parler. — Quod enim mirabile (TïapaSolôfzTOV , « tout à fait étonnant )')... Le récit de l'Exode s'est borné à dire ( IX, 24) : Et le feu se mêlait avec la grêle. Notre auteur le complète admirablement par de précieux détails dont la tradition Juive avait conservé le souvenir, et que l'on retrouve en grande partie dans l'historien Josèphe. — Vindex... enim orbis... La nature combattait en faveur des justes contre les méchants. Cf. vers. 24 ; v, 18 et ss. ; Jud. V, 20. — Man-tuetabatur ignis... (vers. 18). Kon plus le feu vengeur qui a été mentionné au vers. 16, puisque, d'une part, les animaux de la seconde, de la troisième et de la quatrième plaie avaient disparu, et que, d'autre part, les sauterelles vinrent seulement après ce feu terrible (cf. Ex. X, 1 et 88.); mais, selon l'opinion la plus vraisemblable, les feux allumés par les Égyptiens eux-mêmes pour se délivrer des grenouilles, des mouches, des moustiques, etc. On conçoit que Dieu ait enlevé miraculeusement leur puissance h cea flammes, vu qu'elles avaient pour but de

diminuer l'intensité des fléaux voulus par lui. — Ut... vldentes scirent... Autre raison de ce prodige : il fallait que l'Egypte connût d'où lui venaient ses maux. Le grec emploie deux verbes synonymes : fSXluovTeç i'oouo'iv. Ici, le premier désigne le phénomène physique, et le second la vision morale ; la Tulgate a donc très bien traduit. — In aqua... exardescebat (vers. 19). Merveille non moins extraordinaire, qui nous ramène au feu de la septième plaie. — Nalionum : •;vrir,\i.sLT(x, les produits (agricoles). Cf. Ex. i:<, 22-32.

20-21. Les Hébreux reçoivent la manne, comme un pain tout céleste. — Pro qnibus... : à la place de ce feu qui causait de si affreux ravages. — Angelorum esca. C'est l'expression du Ps. lxxvti, 25, d'après la traduction des Septante. — Panem de cselo. Cf. Ex. xvi, 4, et le Ps. crv, 40, où la manne porte également ce beau nom. — Sine labore : tandis que, pour le pain ordinaire, il faut labourer, ensemencer, moissonner péniblement. — Omne delectamentum. La manne offrait toutes les délices à ceux qui la consommaient, parce qu'elle avait à leur gré tous les goûts : omnis saporis snavitatem. Comp. le vers. 21. Symbole de l'Eucharistie, à laquelle ce passage est si fréquemment appliqué par la liturgie. La saveur ordinaire de la marine, d'après Ex. xvi, 31, et Num. XI, 8, était celle des gâteaux au miel, ou de l'huile d'olive bien fraîche.

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