‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 81 sur 938 · Les ravages dn feu parmi las récoltes · texte numérisé non relu

Les ravages dn feu parmi las récoltes

sans se fondre, la violence du feu, et vos enfants I savaient que les fruits de leurs ennemis étaient détruits par un feu qui brûlait dans la giêle, et qui étincelait dans la pluie,

23. mais qui oublia ensuite sa propre force pour la nourriture des justes.

24. Car la créature, qui vous est soumise comme à son Créateur, devient violente pour tourmenter les méchants, et s'adoucit pour contribuer au bien de ceux qui se confient en vous.

25. C'est pourquoi, se transformant alors en toutes sortes de goûts, elle obéissait à votre grâce, qui est la nourricière de tous, selon la volonté de ceux qui vous exprimaient leurs désirs ;

26. afin que vos enfants, que vous aimiez, Seigneur, connussent que ce ne sont point les fruits naturels qui nourrissent les hommes, mais que votre parole conserve ceux qui croient en vous.

27. Car ce qui ne pouvait être consumé par le feu se fondait aussitôt par la chaleur du moindre rayon de soleil,

28. pour faire savoir à tous qu'il faut prévenir le soleil pour vous bénir, et vous adorer dès le point du jour.

29. Car l'espérance de l'ingrat fondra comme la glace de l'hiver, et s'écoulera comme une eau inutile.

Sap. XVI, 23-29, 65

vim ignis, et non tabescebant, nt scirent quoniam fructus inimicorum exterminabat ignis ardens in grandine et pluvia coruscans ;

23. hic autem iterum, ut nutrirentur justi, etiam suae virtutis oblitus est.

24. Creatura enim tibi Factori deserviens, exardescit in tormentum adversus injustes, et lenior fit ad benefaciendum pro his qui in te confidunt.

25. Propter hoc et tune in omnia transfigurata, omnium nutrici gratise tuœ deserviebat, ad voluntatem eorum qui a te desiderabant ;

26. ut scirent filii tui quos dilexisti. Domine, quoniam non nativitatis fructus pascunt homines, sed sermo tuus hos qui in te crediderint conservât.

27. Quod enim ab igné non poterat exterminari, statim ab exiguo radio solis calefactum tabescebat,

28. ut notum omnibus esset quoniam oportet prsevenire solem ad benedictionem tuam, et ad ortum lucis te adorare.

29. Ingrati enim spes tanquam hibernalis glacies tabescet, et disperiet tanquam aqua supervacua.

des Égyptiens; aes effets bienfaisants pour préparer la manne. — Nix et glacies. Ces mots ne représentent pas, comme on l'a dit parfois, la grêle qui accompagna la septième plaie ( comp. le vers. 16), mais la manne mCme, que Moïse compare au givre ( Ex. xvi , 14 ) , et à la glace (Nom. XI, 7, d'après la version des LXX). — Sustinébanf vim... EUe fondait aux premiers rayons dn soleil (vers. 27), et pourtant le feu ordinaire, bien loin de la dissoudre, servait à sa cuisson tcf. Ex. xvi, 23, et Kum. xi, 8). C'était là un grand prodige, que mettent en relief les détails suivants : fructus... exterminabat ignis... Sur les mots ardens in grandine..., voyez les vers. 16 et 17. — Eic autem (vers. 23) : lorsqu'il s'agissait de la manne. Justi désigne les Hébreux. — Creatura enim... (vers. 24). L'auteur généralise, comme en beaucoup d'autres passages. D nous montre de nouveau la nature entière, docile aux ordres du Seigneur, soit pour bénir, ^ soit pour châtier. — Pioptrr hoc et tune. . . (vers. 25). Application spéciale de la loi universelle qui vient d'être citée. — In omnia transfigurata. Belle expression : la nature se transformait de mille n.aniàres, selon les volontés du Seifineur

et même de ses amis fidèles. — Ut scirent... (vers. 26). Ici encore la «: philosophie » de cette merveilleuse histoire. — Nativitatis fructus. Plus clairement dans le grec : les générations des fruits, c.-à-d. les plantes de différent genre. — Sed sermo tuu^. Écho évident du Deutéronome, nn, 3 (cf. Matth. iv, 4). « Sermo » représente Ici la manne, créée par la parofe toute-puissante de Dieu. — Qu^d enim ab igné... (vers. 27). Encore la manne, d'après le contexte. Preuve que tont dépend de la parole du Seigneur. Il modifie le» êtres à son gré, pour fournir aux besoins dt l'homme. — Ab exiguo radio... Fait merveilleux Cf. Ex. XVI, 11 et 21. — Oportet prxvenire... (vers. 28). Très belle pensée. On devait recueiUh la manne avant le lever du soleU : ce fait symbolisait la sainte ardeur avec laquelle il convenait que le peuple de Dieu adorât et bénît son Maître dès l'aurore. Cf. Ps. v, i ; lvi, 9 ; lxxxvh, 14. — Ingrati... spc... (vers. 29). Antithèse fort belle aussi, pour montrer toute la laideur de l'ingratitude envers Dieu. — Tanquam, hibernalis glacies. La glace fond %vx premières brises du printemps.

Comment. — V,

Sap. XVII, 1-6.

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