‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 856 sur 938 · PREMIÈRE PARTIE Le livre de Baruch. 1,1 — V · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE Le livre de Baruch. 1,1 — V

Bection I. — Lettbe par laqitellb lbs Jcips

BXILÉS COMMUNIQUENT LB UVBB DE BaRUCH A LEITRS COMPATRIOTES DB JÉRUSALEM. I, 1 — III. 8.

I I. — Introduction hUtorlqrM. I, 1-14.

le Lecture faite par Baruch à ses coreligionnaires déportés à Babylone. I, 1-4.

Chap. I. — 1 - 4. Le livre s'ouvre, d'une façon tout hébraïque, par la conjonction et, comme plusieurs autres écrits de l'Ancien Testament. Cf. Jos. I, 1 ; Jud. 1, 1 ; Ez. 1, 1 ; Jon. i, 1, etc. — Baruch, JUius NerUe... Voyez llntrod., p. 773. — Sedei. Dans le grec '.Acaô^aç, nom qui correspond à l'hébreu Hasadiâh.Cî. I Par. ui, 30. ..- In Babylonia. D'après le grec : à Babylone. De même au vers. 4. — In anno guinto (vers. 2). L'an 583, puisque c'est en 688 que les Chaldéens 'eeperunl... Jérusalem, et succenderunt... — Septimo die mensig: an cinquième mois, d'après IV Reg. XXV, 8, et Jer. ui, 12. Cette date était fort bien choisie pour la lecture dn livre de Baruch, car les exilés étaient alors plus accessibles aux sentiments de pénitence que le prophète voulait exciter en eux. — Legit... ad aures. Fréquent liébraTsme. Cf. IV Reg. xxiu, 2; ^er. XXXVI, 6, 10, 13, etc. — Jechonia. Ce

prince est aussi appelé Joachtn par la Vulgate {Y'hoy&kin en hébreu). Cf. IV Reg, xxiv, 8, etc. n avait été déporté à Babylone en 599, et traité avec une certaine bienveillance par Nabuchodonosor, parce qu'il s'était soumis sans résistance (cf. IV Reg. XXIV, 12). Il ne recouvra sa pleiue liberté qu'en 662, sous le règne d'Evilmérodach (cf. Jer. m, 31); U était donc encore prisonnier d'État en 583. Mais, quoi que disent en sens contraire les adversaires de l'authenticité du livre de Baruch , cette circonstance ne s'oppose nullement à ce qu'U ait pu assister à la réunion mentionnée. La reddition d'une partie des vase» sacrés par les vainqueurs (comp. le vers. 8) prouve qu'à cette époque Ils étaient favoi'ablement disposés envers les Juifs; d'ailleurs, il y avait alors quinze ans que Jéchonias était en prison, et ni lui, ni les autres captifs n'inspiraient plus la moindre Inquiétude, car ils avalent suivi le conseil de Jéréiràe (cf. Jer. xxix, 4 et 88.), et ils attendaient en pats l'heure de la délivrance. — Populi venientis ad librum. H6bralsme : ceux qui venaient pour écouter la lecture. Le livre en question n'est autre que celui qui a été signalé au vers. 1, o.-à-d. la prophétie entière de Baruch. On a pensé parfois, bien ix tort, qu'U s'agit du texte de la loi. — Potentium : les nobles. Le grec et l'Itala insèrent i bon droit la conjonction a et » entre ce mot et flUorum regum; car ce sont deux catégories distinctes qui sont désignées. Par c ais des rois f

Bar. I, 4-9.

4. et aux oreilles des grands, des fils des rois, et aux oreilles des anciens, et aux oreilles du peuple, depuis le plus petit jusqu'au plus grand de tous ceux qui habitaient à Babylone, près du fleuve

Sodi. . . , , .,

5. En écoutant ils pleuraient, et ils jeûnaient, et ils priaient en présence du

6. Et ils recueillirent de l'argent, selon ce que la main de chacun put donner,

7 et ils l'envoyèrent à Jérusalem, a Joakim, fils d'Helcias, fils de Salom, le prêtre, et aux autres prêtres, et à tout le peuple qui se trouvait avec lui à Jeruf^alem ,

8. après qu'il eut reçu les vases du temple du Seigneur, qui avaient été emportés du temple, pour les rapporter dans le pays de Juda , le dixième jour du mois de sivan; c'étaient les vases d'argent que Sédécias, fils de Josias, roi de Juda, avait fait faire,

9. lorsque Nabuchodonosor, roi de Babylone, eut pris Jéchonias, et les princes, et tous les grands, et le peuple

4. et ad aures potentium, filiorum regum, et ad aures presbyterorum , et ad aures populi, a minimo usque ad maximum eorura omnium habitantium in Babylonia, ad flumen Sodi.

5. Qui audientes plorabant, et jejunabant, et orabant in conspectu Domini.

6. Et coliegerunt pecuniam, secundum quod potuit uniuscu jusque manus,

7. et miserunt in Jérusalem ad Joakim, filium Helciœ, filii Salom, sacerdotem, et ad sacerdotes, et ad omnera populum qui inventi sunt cum eo in Jérusalem,

8. cum acciperet vasa templi Domuii, quse ablata fuerant de templo, revocare in terram Juda, décima die mensis sivan ; vasa argentea quae f ecit Sedecias , filius Josiae, rex Juda,

9. posteaquam cepisset Nabuchodonosor, rex Babylonis, Jechoniam, et principes, et cunctos potentes, et popu-

li faut entendre en général les princes royaux. — Presbyterorum: les anciens, ou notables. Cf. Jer. XXIX, \. — A minimo... ad maximum. Autre hébraïsme assez commun. Cf. Jer. vi, 13 ; XXXI, 34; XLii, 8, etc. — Ad flumen Sodi. Le fleuve SoOô d'après le grec. Il n'est pas mentionné ailleurs ; le contexte montre qu'il était tout auprès de Babylone. Peut-être était-ce un canal de l'Euphrate.

30 Effets produits par cette lecture. I, 5-14. 6-9. Vive émotion, et envol d'une délégation à Jérusalem. — Plorabant, etjejuvabant... Nous verrons, en étudiant le contenu du livre, qu'il était vraiment, de nature à Impressionner fortement les exilés. Bt puis, l'exil avait déjà produit d'heureux résultats sur les âmes. — GoUegerunt... secundum qtiod... Hébraïsme manifeste : chacun donna selon ses moyens. Cf. Dent, xvi, 10, 17, etc. — Ad JoaUm... sacerdotem. Prêtre, et non grand prêtre ( l'Itala B dit inexactement : a sacerdotem magnum »). C'est donc sans motif sérieux que l'on a accusé l'auteur de ce livre de s'être mis en contradiction avec l'histoire. Le grand prêtre d'alors était Josédec (cf. I Par. vi, 15). Il est cependant probable que ce Joakim exerçait un rôle prépondérant parmi les prêtres demeurés à Jérusalem, puisque c'est à lui que le produit de la collecte fut directement adressé. — Cum acciperet... (vers. 8). Ce trait ne concerne plus Joakim , mais quelqu'un qui se trouvait alors à Babylone, et qui fut chargé de rapporter à Jérusalem les vases sacrés rendus par les Chaldéens : Baruch lui-même, d'après l'ensemble du récit (dans le grec, âv tm l-xfjîv/ vXOxôv , le pronom ne peut désigner que Baruch,

qui a été dans tout ce passage le personnage principal). — Bevocare est un mot de la basse latinité. La construction est en outre tout hébraïque , pour : « ut revocaret.... » Sans 1§ livre de Baruch, nous aurions ignoré que Nabuchodonosor rendit spontanément aux Juifs une partie des dépouilles du temple. — Dedma die mensis... Le mois de sivan était le troisième de l'année Juive, et correspondait à peu près à notre mois de Juin. Cf. Esth. vm, 9. Cette date retombe sur le verbe « acciperet ». Les vases sacrés avaient donc été confiés à Baruch quelques semaines avant la lecture du Uvre (comp. le vers. 2). — Vasa... qum /ecit Sededas. Autre détail propre à cet écrit. Sédécias avait sans doute voulu remplacer, autant que le permettaient les circonstances, ceux des vases et des ustensiles du sanctuaire dont les Chaldéens s'étaient emparés lorsqu'ils déportèrent Jéchonias. Cf. IV Reg. xxiv, 13 ; II Par. xxxvi, 10. Les nouveaux vases tombèrent à leur tour entre les mains des vahiqueurs en 688. — Posteaquam cepisset... Passage (verset 9) presque identique à IV Reg. xxiv, 14, et à Jer. XXIV, l. — Le mot principes (dans le grec, apX&vxaç) équivaut à l'hébreu éâHm,et représente, non pas les princes du sang, mais les principaux officiers de la cour. — Les mots et cunctos potentes sont certainement une erreur de transcription pour « vinctos et potentes », car l'Itala B a « vinctos », et le greo dit : les prisonniers (Ô£a(Jiwi:aç) et les puissants (sur ces derniers, voyez la note du vers. 4). Le substantif 6£C7iJ.wxaç correspond Ici à l'expression hébraïque masger, employée par l'autcTir des livres des Rolfl et par Jérémle, aux deux passages «im

Cak. I, 10-13.

lum terrée , ab Jérusalem , et duxit eos vinctos in Babyloneiu.

10. Et dixerunt : Ecce raisimue ad vos pecunias, de quibus eniite holocautomata et thus, et facile manna, et offerte pro peccato, ad aram Domini Dei uostri ;

11. et orate pro vita Nabuchodono- Bor, régis Babylonis, et pro vita Baltassar, filii ejus, ut sint dies eorum sicut dies caeli super terrain ;

12. et ut det Dominus virtûtem nobis, et illuminet oculos nostros , ut vivamus 6ub umbra Nabuchodonosor , régis Babylonis, et sub umbra Baltassar, filii ejus, et sernamus eis multis diebus, et inveiiiamus gratiam in conspectu eorum.

13. Et pro nobis ipsis orate ad Doniinum Deum nostrum, quia peccavimuB Domino Deo nostro, et non est aversus furor ejus a nobis usque in liunc diem.

du pays, et les eut emmenés captifs à Babylone.

10. Et ils dirent : Nous vous avons envoyé de l'argent; achetez-en des holocaustes et de l'encens, et faites- en des sacrifices, et des offrandes poui' le péché, à l'autel du Seigneur notre Dieu ;

11. et priez pour la vie de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et pour la vie de Balthasar son fils, afin que leurs jours soient comme les jours du ciel sur la terre ;

12. et afin que le Seigneur nous donne la force, et qu'il éclaire nos yeux, pour que nous vivions à l'ombre de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et à l'ombre de Baltassar, son fils, pour que nous les servions longtemps, et que nous trouvions grâce devant eux.

13. Priez aussi le Seigneur notre Dieu pour nous , car nous avons péché contre le Seigneur notre Dieu, et sa colère ne s'est pas détournée de nous jusqu'à ce jour.

viennent d'être cités. En effet, nous le retrouvons dans la traduction que les LXX ont donnée de Jer. XXIV, 1 ; traduction Inexacte, puisque masger slgniûe : le serrurier. Au livre des Rois, Ils se rapprochent davantage du vrai sens : xov ffUYy.).E{ovTa , celui qui enferme.

10 - 14. Message transmis par les exilés à leurs coreligionnaires de Jérusalem. — Et dixerunt : par écrit, dans une lettre qu'Us ôonflèrent à Baruch an moment de son départ. — Ecce... pecunias : le produit de la collecte mentionnée plus haut (vers. 6). — nolocautomata : des vlotimes, qu'ils devront offrir en holocauste. Cf. Lev. I, 3 et S8. — Et thu8. On brûlait toujours un peu d'encens sur l'autel avec les sacrifices non sanglante. C'est précisément cette espèce de Bscrlflce qui est désignée par le mot manna, calqué sur le grec (ixvai (on (lâwa d'après quelques manuscrits), lequel est lul-mSme une transcription fautive de l'hébreu minhah. Ot. Lev. H, 1, et le commentaire. — Pro peccato : les saoriflces propitiatoires. Cf. Lev. rv, 1 et ss.; v, 1 et ss.^Ad aram Domini. Ce passage aussi a été Incriminé par les adversaires du livre de Baruch, comme contenant une erreur historique, puisque l'autel des holocaustes avait été détruit avec le \emple. Mais n'était- 11 pas tout naturel que les lulfs demeurés à Jérusalem en érigeassent un jutre, sur lequel Ils consumaient leurs modestes offrandes? Cf. Jer. xli, 6. — Orate pro vita... (vers. 11). Le prophète Jérémle, xxix, 7, avait déjà exhorté ses compatriotes exilés en Chaldée à prier pour les Babyloniens, leur bonheur dépendant de celui de leurs Viilnqueurs. — Baltassar est la forme donnée par les Grecs an nom BelSa'fmr, qui sij^uifle en chaldéen : Que It- dieu) Bel piotèg'c < ly roDI Ce Baltassar ne

doit pas être confondu avec celui que mentionne Daniel, v, 2, etc.; car ce dernier n'était que le petit - âls de Nabuchodonosor, et 11 monta sur le trône beaucoup plus tard, d'une manière violente. Le prince dont parlent Ici les exilés était le vrai flls et l'héritier présomptif du grand conquérant. Nulle part alllears 11 n'est question de lui : 11 mourut sans doute avant son père; à moins donc, ce qui parait peu vraisemblable, qu'il ne soit Identique à Évllmérodach. Cf. Jer. LU, 31. — Sicut die» ceeli... Locution empruntée à Dent, xi, 21. C'est une hyperbole orientale qui signifie : Que leur vie dure aussi longtemps que les deux seront suspendus audessus de la terre. Comparez la formule analogue, par laquelle on saluait d'ordinaire le roi de Babylone : « Rex, in aetemum vlvas. i» (Dan. ii, 4; V, 10; vi, 6, etc.) — Ut det... virtûtem.^ (vers. 12). Résultat heureux que les exilés attendent de la longue vie des princes chaldéens. La locution llluminH oculos... est très expressive pour marquer la Joie. Cf. m, 14; Esdr. ix, 8; Ps. XXXVII, 11, etc. — Sub umbra... Gracieuse métaphore. C.-à-d., sous la protection de Baltassar. Cf. Is. XVI, 3; Ez. XXXI, 6, etc. — Serviamus... multis diebus. Ce trait est en parfaite conformité avec la lettre que Jérémle avait autrefois écrite aux déportés. Ceux-ci savaient que la captivité devait durer soixante -dix ans, et ils s'étaient résignés à la volonté de Dieu. Ot. Jer. XXIX, 6, 28. — Quia peceavimu» (vers. 13). Trait de touchante humilité. — Furor ejus. Le grec accentue la pensée : La fureur du Seigneur et son Indignation. — Legite librum...: le livre dont il a été question au début de ce chapitre (vers. 1 et 3), et dont nous trouverons le début proprement dit au vers. 1*. Les exilés désiraient

Bar. I, 14-19.

14. Lisez aussi oc livre, (inenous vous nvoiis envoyé pour ^u'il soit lu dans le tc'iuple du Seigneur, au jour solennel et au jour favorable.

15. Et vous direz : La justice appartient au Seigneur notre Dieu , mais à nous la confusion de notre visage, comme il paraît en ce jour pour tout Juda et pour les habitants de Jérusalem ,

16. pour nos rois, et nos princes, et nos prêtres, et nos prophètes, et nos pères.

17. Nous avons péché devant le Seigneur notre Dieu, et nous ne l'avons pas cru, manquant de confiance en lui,

18. et nous ne lui avons pas été soumis, et nous n'avons pas écouté la Viiix du Seigneur notre Dieu, pour marclier selon les préceptes qu'il nous a donnés.

19. Depuis le jour où il a tiré nos pères du pays d'Egypte jusqu'à ce jour, nous avons été incrédules envers le Seigneur notre Dieu ; et dans la dissipation de notre esprit, nous nous sommes retirés, pour ne pas entendre sa voix ;

14. Et legite llluum istum quem raisimus ad vos recitari in templo Domini, in die solemui et in die opportuuo.

15. Et dicetis : Domino Deo nostro justitia; nobis autem confusio faciei aostrœ, sicut est dies hœc omni Juda, et habitantibus in Jérusalem,

16. regibus nostris, et principibus nostris, et sacerdotibus nostris, et prophetis nostris, et patribus nostris.

17. Peccavimus ante Dominum Deum nostrum, et non credidimus, diffidentes in eum,

18. et non fuiraus subjectibiles illi, et non audivimus vocem Domini Dei nostri, ut ambularemua in maadatis ejus, qu8B dédit nobis.

19. A die qua eduxit patres nostros de terra .ffigypti, usque ad diem hanc, eramus incredibiles ad Dominum Deum nostrum; et dissipati recessimus, ne audiremus vocem ipsius;

que sa lecture produisît aussi une impression salutaire à Jérusalem. — Rediari. Le grec è^aYOp sucrât a le sens de confesser, et c'est ainsi qu'a traduit le syriaque. La lecture devait donc être accompagnée de sentiments de pénitence et d'huuiiUté. — In templo JJomini. C.-à-d, sur l'emplacement et auprès des ruines du sanctuaire. Voyez le vers. 10, et le commentaire. Ce trait ne suppose nullement qu'il existait alors un temple, comme le prétendent ceux qui veulent nculer la composition du livre de Baruch Jusqu'après l'exil. — In die solemni. En un jour de fête (èoptTiç). La locution in die opportuno a le même sens; car le substantif grec y.aipoû correspond à l'hébreu mo'ed, qui désigne les ftssemblées religieuses occasionnées par les fêtes. — M dlcetls. L'Itala a loi toute une ligne d'Introduction : 1 Quem (librum) cum accepissent (à savoir, les Juifs de Jérusalem) legerunt, in quo fuit scriptura hoc. »

{ II. — Confession et prière, I, 16 — III, 8.

C'est Ici, comme 11 a été dit plus haut, que commence à proprement parler le livre de Baruch.

1» Les Juifs confessent humblement leurs péchés. I, 15-22.

15 -2J. Ces versets ont une très grande ressemblance avec Dan. ix , 6 et ss., et cela se comprend aisément : les exilés avalent été Impressionnés par cette confession (comp. le vers. 6), et ils la répétaient souvent ; Daniel l'inséra donc en partie dans son propre livre. — Domino... JKSlitia. Les suppliants reconnaissent tout d'abord bitiu haut la Justice parfaite de Jéhovah ;

s'il les a traités sévèrement, c'est qu'ils l'avalent mérité : iiobia autem confusio... Cf. u , 9 ; Dan. m, 27-28, et k, 7, 11. — SicvLt est dies hsec. Hébraïsme : la confusion qu'ils subissaient alors, en châtiment de leurs péchés. — Omni Juda. Dans le grec : aux hommes de Juda. — Regibus^. et principilma... Tontes les classes dn peuple avaient été coupables ; la faute était vraiment nationale. Voyez des énumératlons semblables dans Néhémle , ix , 32 , et dans Jérémie, XXXII, 32, etc. — Et patribus... De la génération contemporaine, l'écrivain sacré remonte aux générations antérieures, qui avalent, elles aussi, grièvement ottensé Dieu. Cf. vers. 19; Jer. XV, 4, Thren. v, 7. — l^cccavlmus... (versets 17-22). Long développement des vers. 16-16. — Les mots non credidimus, diffidentes in eum, sont propres à la Vulgate. Les Juifs avaient souvent manifesté de la défiance à l'égard du Seigneur, en recherchant l'alliance des nations païennes. — Et non subjectibiles illi fvers. 18). Autre particularité de la Vulgate. — Mandatis... quœ dédit nobis. Littéralement dans le grec : Les ordres qu'il a donnés devant notre face. Ce qui est une manière tout hébraïque de dire : les préceptes qu'il a placés devant nous comme une règle de conduite. — A die qua... (vers. 19). « La faute qu'ils confessent n'est point une transgression passagère, mais une désobéissance perpétuelle, depuis le premier Jour de leur existence Jusqu'au temps présent. > Cf. IV Reg. xxi, 15 ; Jer. vn, 25-26; xi, 7, etc. — Eramus incredibiles... Cette tournure, calquée sur le grec, dépeint fort bien la continuité de la désobéissance. — UiSBli>ati recessimu». C.-à-d.. <t dlapersl pei

Bar. I, 20 — II, 4.

20. et adhaesenint nobis milita mala, et maledictiones quse constituit Dominas Moysi , servo 8uo , qui eduxit patres no- Btros de terra ^gypti, dare nobis terram ftuenteni lac et mel, sicut hodierna die.

21. Et non audivimus vocem Domini Dei nostri , secuudum omnia verba prophetarum quos misit ad nos ;

22. et abivimus unusquisque in sensuni cordis nostri maligni, operari diis alienis , facientes mala ante oculos Domini Dei nostri.

20. aussi des maux iiomlreux se sont-ils attachés à nous, avec les malédictions que le Seigneur avait prédites à Moïse, son serviteur, qui a fait sortir nos pères du pays d'Egypte, pour nous donner une terre où coulent le lait et le miel, comme on le voit aujourd'hui.

21. Et nous n'avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu, selon toutes les paroles des prophètes qu'il nous a envoyés ;

22. et chacun de nous s'est laissé aller au sens de son cœur corrompu, pour servir des dieux étrangers, et pour commettre ce qui est mal aux yeux du Seigneur notre Dieu.

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