CHAPITRE IV
1. Ilic liber mand;.torum Dci, et lex quse est in seternum ; omnes qui tenent eam pervenient ad vitam ; qui autem dereliquerunt eam , in morte m.
2. Convertere, Jacob, et appréhende eam; ambula per viam ad splendorem ejus contra lumen ejus.
1. C'est ici le livre des commandements de Dieu, et la loi qui subsiste éternellement; tous ceux qui la gardent arriveront à la vie ; mais ceux qui l'abandonnent iront à la mort.
2. Convertis -toi, Jacob, et saisis -la; marche par le chemin vers sa splendeur, à sa lumière.
sance des créatures envers Dieu. — Slellse... in ciislodiis... Les étoiles, qui forment l'armée des cieus, sont fort bien comparées à des sentinelles montant la garde. Cf. Eccll. XLin, 10. — Lsetatx sunt. Comp. Job, xxxvin, 7, où elles sont représentées comme chantant toutes joyeuses. Le trait Adsurmw est sans doute une rémlnlscenc« de Job, xxxvm, 35. — Liixerunt... eum jucunditate... Détail d'une délicatesse exquise.
38 - 38. Dieu a communiqué la sagesse à Israël , son peuple de prédilection. — Hic est... Le pronom est très fortement accentué : ce Dieu si puissant et si sage est le nôtre d'une manière toute spéciale. Un accent de triomphe retentit dans ces mots. Cf. Ps. XLvn, 6. — Non testimaUtur... Aucun autre Dieu ne saurait lui être comparé. — Hle adinvenit... Baruch répond enfin en termes positifs à la question du vers. 15. Cf. Job, xxvin, 23. — Les noms Jacob et Israël sont ici patronymiques, et désignent la race entière du célèbre patriarche. Sur les titres puero suo Cson serviteur) et dilecto siw, voyez Deut. IV, 5, et xxxu, 16; Is. xuv, 1; Os. xi, 1, etc. — Post haec (vers. 38). Mieux vaudrait le singulier, conformément au texte grrec (asTa toOto, après cela) : après que Dieu eut donné la sagesse à son peuple. — In terris visus est, et... Le Seigneur s'est manifesté aux hommes sous une forme extérieure , semblable à l'un d'eux , et 11 a vécu au milieu d'eux. Cf. Prov. vin, 31. On conçoit aisément que les Pères grecs et latins aient très fréquemment appliqué ce passage, ainsi entendu, à l'incarnation du Verbe, car 11 présente une ressemblance frappante avec Jean. I, 14. Cf. Origène, in Joan., t. vi, n. 15 ; S. Athanase, ⣠Incarnat., 22; S.Cyrille de Jérusalem, Catech., xi, 15 ; S. Grégoire de Naz^ Orat. xxx,
13 ; S. Cyprlen, Testim. O/dv. Judaeos, ii, 6 ; Lactance, Dimn. Instit., iv, 13; S. HUalre, In Ps. Lxvin, 19, etc., etc. Théodoret résume ainsi la tradition dans son commentaire : « Dllucide nobis ostendit Incamationem Unigenlti, ipsumque universorum esse opificem et sapientlae fontem ; lllius enim Ipse et f actor est et Domlnus ». Néanmoins, quelques-uns des meilleurs exégètes catholiques, entre autres Maldonat, Estius, Cal met, Knabenbauer, font remarquer que les verbes wçôïj et (TuvEijTpàçT) ( Vulg. : « vlsus est » et « conversatus est >) se rapportent directement à la sagesse; car c'est elle qui est le plus en évidence dans tout ce passage, et c'est d'elle aussi qu'il est question d'une manière Immédiate dans les lignes qui suivent ( comp. rv , 1 : « qui tenent eam... »). Mais, en ce cas même, l'interprétation messianique ne perd rien de sa force , puisque c'est dans la personne du Christ que la sagesse incarnée est apparue visiblement sur la terre, et qu'elle a vécu parmi les hommes. Comp. Prov. vin, 12 ; Sap. vu, 22 ; Eccll. xxiv, 5 et ss.
5» La vraie sagesse consiste à accomplir les commandements divins. IV, 1-4.
Chap. IV. — 1-4. La voie du bonheur et du salut pour Israël. Excellente conclusion pratique de tout ce paragraphe. — Eic. Plutôt : Celle-ci (ayTY)). La sagesse consiste dans le livre des préceptes divins. Pratiquement, la sagesse s'identifie donc pour Israël avec la loi du Sinaï. Cf. Deut. rv, 6; Eccll. xxrv, 23. — Lex qux... in seternum. « Cette loi est vraiment éternelle en ce qui concerne les préceptes moraux, » et c'est là sa partie principale. Cf. Matth. v, 17-18; Luc. XVI, 17. — Qui tenent eam : ceux qui ont trouvé la sagesse et qui s'en sont, pour ainsi dire, emparés. — Ad vitam, in mortetn: la vie et
Bar. IV, 3-10.
3. N';i1)andnnne pas ta gloire !\ un autre, et ta dignité à une nation étrangère.
4. Nous sommes heureux, Israël, parce que ce qui plaît à Dieu nous a été dévoilé.