Magnus est, et non liabet finem; excelsus, et imraensus
26. Ibi fuerunt gigantes nominati illi, qui ab initio fuerunt, statura magna, scientes bellum.
27. Non ho8 elegit Dominus, neque viam disciplin.-e inveneruut; propterea perierunt,
28. et quoniam non habuerunt sapientiam , interierunt propter suam insipientiam.
29. Quis ascendit in caelum, et accepiteara, et eduxit eam de nubibus?
30. Quis transfretavit mare, et invenit illam, et attulit illam super aurum electum ?
31. Non est qui possit scire vias ejus, neque qui exquirat semitas ejus ;
32. sed qui scit universa novit eam, et adinvenit eam prudentia sua, q'oi praeparavit terram in seterno tempore, et replevit eam pecudibus et quadrupedibus ;
33. qui emittit lumen, et vadit; et vocavit illud, et obedit illi in tremore.
34. Stellae autem dederunt lumeu iu custodiis suis, et Isetatse sunt;
3» Cette sagesse, toute divine, n'a pas été accordée au monde. III, 24-28.
24-28. Ce que ni la puissance, ni la richesse, ni l'habileté naturelle, ni l'étude ne peuvent procurer aux hommes, Dieu le donne à qui bon lui semble, non toutefois au monde pervers. — 0 Israël. Touchante apostrophe ; elle prélude à ce qui sera dit plus bas du privilège des Juifs relativement à la sagesse. Comp. les vers. 36-38. — Magna... domus Dei. Ces mots ne désignent pas le ciel, ni un temple bâti de main d'homme, mais le monde dans son ensemble, construit par Dieu et que remplit son être inflnl. L'écrivain sacré Insiste sur l'Immensité de cette habitation mystique, afin de mieux faire ressortir les avantages d'Israël, choisi entre tous les peuples pour recevoir les révélations de la sagesse suprême. — Ibi... gigantes... (vers. 26). Allusion manifeste aux géants antédiluviens (cf. Gen. vi , 4 ; Job, xxn, 15; Eccli. XVI, 7, etc.); mais Baruch n'exclut probablement pas de sa description les populations géantes qui occupaient plusieurs régions de la Palestine lorsque les Hébreux en firent la conquête (cf. Num. xiii, 24; Deut. ii, 10-11, 20; in, 11, etc.). — Non hos elegit (vers. 27). Le pronom est fortement accentué. Ces hommes extraordinaires semblaient devoir jouir entre
tous des préférences divines; mais 11 n'en fut nullement ainsi. — Proptera perierunt : à cause de leur manque de sagesse. C!omp. le vers. 28.
4«' Le Seigneur peut seul communiquer la sagesse, et c'est à Israël, sa nation chérie, qu'il lui a plu de la donner. III, 29-38.
29-31. Aucun effort humain n'est capable de procurer la vraie sagesse. — Quis ascendit. . . ? Les vers. 29-30 sont en partie empruntés à Deut. XXX, 12. On aurait beau s'élancer à travers les espaces aériens et parcourir toutes les mers pour découvrir la sagesse , le résultat serait absolument nul. — Super awi-um eleetum... Même pensée dans Job, xxvin, 15-19.
33-35. Dieu seul connaît et possède la vraie sagesse. — Qui Mit universa, novit... 0>nséquence naturelle de sa science infinie. — Et adinvenit... C'est la réponse directe à la question posée plus haut (vers. 16) : « Quis invenit...? » — Q:ui prœparavit... Raisonnement semblable à celui qui précède : Dieu connaît évidemment la sagesse, puisque c'est par elle qu'il a créé toutes choses. Cf. Job, XXVIII, 23 et ss. Au lien de in selerno tempore, il faudrait l'accusatif : pour l'éternité, c.-à-d. pour longtemps. Cf. Eccl. i, 4, etc. — Qui emittit... Cf. Gten. i, 3. Passaçte tout dramatique (vers. 33-35), qui relève la parfaite obéis--
Bar. TIT, 35 — IV, 2.
35. vocatœ sunt, et dixerunt : Adeumus; et luxerunt ei cum jucunditate, qui fecit illas.
36. Hic est Deus noster,et non «Bstimabitur alius adversus eum.
37. Hic adinvenit oranem viam discijdiiise, et tradidit illam Jacob, puero 8U0, et Israël, dilecto suo.
38. Post hsec in terris viens est, et cum hominibus converbatus est.
35. elles ont été appelées, et elles ont dit : Nous voici ; et elles ont lui avec joie pour celui qui les a faites.
36. C'est lui qui est notre Dieu, et aucun autre ne lui est comparable.
37. C'est lui qui a trouvé toutes les voies de la sagesse, et qui l'a donnée à Jacob, son serviteur, et à Israël, son bien-aimé.
38. Après cela il a été vu sur la terre, et il a conversé avec les hommes.