‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 126 sur 873 · Nihil enim mihi conscius sum, sed · texte numérisé non relu

Nihil enim mihi conscius sum, sed

ou tel homme, en se livrant à l'esprit de parti? — Vos autem... (vers. 23). Tout est à eux, mais ils sont au Christ ; car le Sauveur, en rachetant les chrétiens par sa mort, se les est acquis comme une propriété personnelle. Cf. vi , 20 ; vu , 23 , etc. Ce tour inattendu donné à la pensée est d'un ]>uissant t-ffet. Saint Paul fait certainement allusion ici ù la formule « Fgo autem Christi » (voyez I, 12* et les notes); mais il lui donne une signification large et noble, la seule qu'elle doive posséder pour un chrétien. — Christus autem... Cei mots complètent la synthèse. Nous sommes les maîtres de toutes choses, mais les serviteurs du Christ. Il est notre maître; toutefois , en tant qu'homme, et aussi en tant que Fils de Dieu (saint Jean Chrysostome, Théodoret, etc.), il appartient lui-même à Dieu. Dieu dans le Christ : avec cette devise, il n'y a pas de coteries à redouter ; (( tout renti e dans l'unit é la plus parfaite. »

§ IV. — Paul fait l'apologie de sa conduite comme apôtre. IV, 1-21.

10 Les riûinistres du Christ n'ont à rendre de c- mptes qu'à lui seul. IV, 1-5.

Les partis qui s'étaient formés dans l'Église de Corlnthe cherchaient à rehausser la réputation des chefs qu'ils s'étaient choisis, aux dépens de celle des autres docteurs chrétiens. Eq face de cette injuste partialité, saint Paul établit le vrai point de vue auquel on doit se placer pour» apprécier le> prédicateurs de l'évangile. Le ton est grave, ferme et fier, car l'apôtre avait à blâmer et aussi à fe défendre personnellement.

CiTAP. IV. — 1-5. Les envoyés du Christ ne sont pas soumis au Jugement des hommes. — Dans les vers. 1 et 2, nous apprenons d'après quelle règle ils doivent être jugés : Sic nos... — Eomo est pris, à la manière hébraïque, dans un sens tout à la fois général et distributif : Que

chaque homme... — Ministros. Le substantif grec ÛTTYjpéxYjç désigne étymologiquement un serviteur de rang inférieur, chargé de i-udes travaux. — Dispensatores ( otxovdfjLouç). L'économe était , dans les familles riches qui avaient un grand nombre de serviteurs ou d'esclaves, « le dispensateur et répartiteur des provisions ou rations destinées à l'entretien journalier de tout le personnel. » Cf. Matth. xxiv, 45 ; Luc. XII, 42. — Mysteriorum...: les desseins de Dieu relatifs à notre rédemption; par conséquent, les vérités évangéliques prêchées par les apôtres et les autres mi-sionnaires du Christ. Cf. ii, 7, etc. Il ne peut être question ici des sacrements que d'une manière très indirecte. — Hic jam... (vers, 2"'. C'est la meilleure leçon : o^Ôe XoitiÔv. C.-à-d., dans ces circont tances, les choses étant ainsi, ce qui reste à demander aux dispensateurs, c'est... — Vt fidelis... C'est là, en effet, la qualité efsentielle d'un économe. Avant tout, il doit sauvegarder les intérêts de son maître, tout en distribuant avec exactitude aux serviteurs les aliments et les autres choses dont ils ont besoin. — Mihi autem... (vers. 3). L'apôtre déclare aux Corinthi3ns qu'ils ne sauraient être juges de la fidélité de leurs prédicateurs. Il se met directement en scène dans les vers. 3 et 4, parce qie ses affirmations y ont un caractère cntiè-emeiit personnel. — Ab humano die. Le mot rjfjepc^, qui représentait plus haut (cf. m, 13 et les noies) le jour du jugement, désigne ici un tribunal judiciaire. Que l'on juge Paul à Corlnthe, ou en quelque autre endroit que ce soit, il ne s'en met point en peine. — Sed neque meipsum .. Il récuse même son propre jugement, car il sent qu'il ne se connaît pas assez pour être Impartial en cette matière. — Sans doute, sa conscience lui rend le témoignage intime qu'il a fidèlement exercé ses fonctions d'apôtre (.nihil... mihi.\.,

I Cor. IV. 5-7.

non in hoc justificatus sum; qui autem judicat me, Dominus est.

6. Itaque nolite ante terapus judicare, quoadusque veniat Dominus, qui et illuminabit abscondita tenebrarum, et manifestabit consilia cordium ; et tune laus erit unicuique a Deo.

6. Haec autem, fratres, transfîguravi in me et ApoUo propter vos, ut in nobis discatis, ne supra quam scriptum est, unus adversus alterum infletur pro alio.

7. Quis enim te discernit? Quid autem habes quod non accepisti ? si autem accepisti, quid gloriaris quasi non acceperis ?

rien, mais je ne suis pas justifié pour cela ; celui qui me juge, c'est le Seigneur.

5. C'est pourquoi ne jugez point avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière les choses cachées dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs ; et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.

6. Au reste, mes frères, si j'ai fait l'application de ces choses à moi et à Apollo, c'est à cause de vous, afin que vous appreniez par notre exemple à ne pas aller au delà de ce qui est écrit, et que nul ne s'enfle d'orgueil en faveur de l'un contre l'autre.

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