‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 138 sur 873 · Uxori vir debitum reddat, similiter autem et uxor viro · texte numérisé non relu

Uxori vir debitum reddat, similiter autem et uxor viro

4. Mulier sui corporis potestatem non habet, sed vir; similiter autem et vir sui corporis potestatem non habet, sed mulier.

DOS âaies, à Jésus -Christ et à l'Esprit de Dieu. Comp. les vers. IS*» et 15. — Empli... preiio... Ce prix n'est autre que le sang de notre divin Rédempteur. — Ici, comme à la suite de son premier argument (cf. vers. 18'), saint Paul tire la conclusion de ses prémisses : Glorificate... in corpore... Non seulement le chrétien ne doit rien faire qui puisse déshonorer Dieu dans ses membres, mais 11 doit les traiter avec un tel respect, que le Seigneur en soit glorifié. — Le verbe portate n'a rien qui lui corresponde dans les meilleurs manuscrits grecs et dans la plupart des versions ; c'est probablement une glose insérée dans le texte.

§ II r. — Le mariage et la virginité. VII, 1-40.

Ce chapitre contient ce que la Bible entière a de plus beau et de plus important sur ces deux saints états.

l» De Thoanôteté et de l'usage du mariage. VII, 1-9.

A côté des chrétiens libertins, qui prenaient pour maxime « Omnia mihi licent » (cf. vi, 12 ), il semble qu'il y avait à Corinthe des fidèles qui, entraînés par un ascétisme exagéré, ci'oyaient qu'après avoir reçu le baptême on devait, ou vivre dans le célibat, ou garder la continence si l'on était déjà marié. Saint Paul va mettre les choses au point avec une admirable sagesse.

Chap. VII. — 1-5. Le devoir conjugal. — La formule d'introduction De quibus... scripsistis... prouve que les Corinthiens avaient consulté l'apôtre par écrit sur divers sujets, notamment sur celui • ci. — Bonum ( xaÀdv ) est... Tel est le point de départ de l'enseignement de saint Paul en ce qui concerne le mariage : pratiquer le célibat est bon en soi , éminemment bon. Non que la pratique opposée soit mauvaise ; mais elle est moins bonne, moins parfaite. Il est remarquable que l'apôtre, tout en faisant l'éloge

du mariage, commence par affirmer la supériorité de la virginité. Comme le dit fort bien un exégète protestant contemporain , « la splendeur de l'idéal brille plus parfaitement encore dans la personne du chrétien célibataire que dans celle du chrétien marié. » Comp. Matth. rix, 11-12, où Noire- Seigneur l'a si clairement affirmé le premier. — L'expression mulierem non... ne concerne prs des relations illicites, comme on l'a parfois prétendu. Elle signifie simplement : ne pas se marier. — Propter fornicationem... (vers. 2). A propos de ce passage, quelques rationalistes ont osé conclure que saint Paul n'avait pas « une conception très élevée » du mariage et de son but moral ; il ne l'aurait envisagé, disent -ils, que « comme un pis -aller destiné à éloigner un plus grand mal ». Ces accusateurs semblent oublier que Paul ne prétend pas exposer ici une théorie complète au sujet du mariage ; il se contente de répondre aux questions qu'on lui avait proposées. Du reste, s'il ne signale d'abord qu'un but négatif du mariage, il ne tardera pas à en faire ressortir la raison d'être positive. Comp. le vers. 14 et XI, 3. Voyez aussi Bph. v, 25-27. Dans une ville si dissolue que Corinthe, il pouvait lui paraître bon de mentionner en premier lieu le motif qui vient d'être allégué. — La recommandation Unusquisque... et unaquseque... est générale, parce qu'en réalité la plupart des chrétiens sont appelés au mariage. Il sera ques-tion plus bas (cf. vers. 7, 25 et ss.) du cas pai'ticulier de la virginité. — Uxori vir..., similiter... (vers. 3). Paul rappelle aux conjoints l'un de leurs principaux devoirp, celui qui résulte de la nature même du mariage. — Mulier..., similiter... (vers. 4). Chacun des époux possède un droit strict sur la personne de l'autre, car le mariage est un contrat qui crée des engagements et des obligations réciproques. Paul insiste

I Cor. VII, 5-8.

6. Nolite û-audare invicem, nit^i forte ex consensu ad tempus, ut vacetis ora tioni; et iterum revertimiiii in idipsum, ne teiitet vos Satanas propter incontinent! am vestram.

Q. Hoc autem dico secundum indulgentiam, non secundum imperium.

7. Volo enim omnes vos esse sicut meipsum ; sed unusquisque proprium donum habet ex Dec, alius quidem sic, alius vero sic.

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