CHAPITRE VIII
1. Quant aux viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la science. La science enfle, mais la charité édifie.
1. De iis autem quse idolis sacrificantur, scimus quia omnes scientiam habemus. Scientia inflat, caritas vero sedificat.
leçon mieux garantie : il fera bien). — Le résultat final de cette discussion est énoncé au verset 38 en termes énergiques : Igitur et qui..., et qui... Au bene facit du père qui marie sa flUe, est opposé le melius facit de celui qui garde la sienne dans le célibat, porce que, d'après tout ce qui précède, l'état de la virginité est préférable à celui du mariage.
40 Des secondes noces. VII, 39-40.
39-40. C'est, avec quelques développements, la répétition de ce qui a déjà été réglé sur ce point dans les vers. 8 et 9. — D'abord un principe général, au vei's. 39 : Mulier alligata est... D'après la meilleure leçon , le grec n'a l'ien qui corresponde au mot legi, qui provient sans doute du passage analogue Rom. VII, 2. Le sens est donc ; La femme est liée au mari. — La restriction tantum in Domino signifie , selon les uns : d'une manière honnête ; selon les autres : en épousant un chrétien. Ce second sentiment, très fréquemment adopté dans l'antiquité, mérite la préférence. — Beatior autem...(vers. 40). On le voit, l'apôtre tranche le cas des veuves de la même façon qu'il a tranché celui des vierges : pour celles-là comme pour celles-ci le mariage est bon et permis, mais le célibat vaut mieux encore. Les vers. 26, 28, 32-35 ont expliqué dans quel sens une veuve est « plus heureuse » si elle ne se remarie pas. — Secundum meum consilium. Dans le grec , comme au vers. 25 : selon mon opinion. Ici encore, saint Paul croit devoir ajouter modestement, mais avec vigueur, que son sentiment lui a été inspiré par l'Esprit -Saint; ce n'est donc pas simplement comme homme qu'il a parlé dans ce chapitre, mais comme apôtre du Chri^t, après avoir reçu d'en haut des lumières spéciales. —
Puto est évidemment une litote. — Et ego : mol aussi comme les autres apôtres.
§ IV. — Des viandes offertes aux idoles. VIII, I-XI, 1.
L'étendue avec laquelle cette question est traitée montre qu'on y attachait une grande importance à Corinthe. Les fidèles avaient sans doute aussi interrogé saint Paul sur ce point difficile, au sujet duquel les opinions étaient très partagées en plusieurs endroits de la chrétienté. Voyez Rom. xiv, 1 et le commentaire.
1° Est -il permis de manger des viandes qui ont été immolées aux faux dieux? VIII, 1-13.
Chap. VIII. — 1-6. La question envisagée en elle-même, d'une manière théorique. D'abord, un principe : pas de vraie science sans la charité, vers. 1-3; puis la solution, vers. 4-6. — lis qux... sacrificantur . Il n'y a qu'un seul mot dans le grec : eiStoXoOiJTtov. Voyez Act. xv, 29 et XXI, 25. — Scientiam hahemus. C.-à-d., la vraie connaissance sur le point en discussion. La pensée est donc : Nous savons apprécier comme il convient les fausses croyances et les rites superstitieux des païens. — Le mot omnes fera restreint plus bas , au vers. 7. Pour le moment , Paul a en vue la grande masse des chrétiens de Corinthe, qui étaient suffisamment éclairés. Mais la science seule ne suffisait pas pour résoudre le problème proposé; aussi, dans une sorte de parenthèse qui va jusqu'à la fin du vers. 3 , l'apôtre indique -t- il ce qui doit être uni à cette qualité pour qu'elle puisse être utile au prochain. — Scientia inflat. La science, lorsqu'elle est seule, non accompagnée de la charité , produit souvent ce triste résultat : elle rend vain, orgueilleux, arrogant. C'était le cas pour plusieurs chrétiens
I Cor. VIII, 2-7.
2. Si quis autem se existimat scire aliquid , nondum cognovit quemadmodum oporteat eum scire.