‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 152 sur 873 · Quis militât suis stipendiis unquam · texte numérisé non relu

Quis militât suis stipendiis unquam

Qui plantât vineam, et de fructu ejus non edit? Quis pascit gregem, et de lacté gregis non manducat ?

tique de sa mission. — Aléa defensio,.. (vers. 3). Autre développement de la même pensée. A ceux qui contestaient sa dignité d'apôtre, Paul se contentait d'alléguer la fondation, faite par lui, de l'Église de Corinihe {hspc est).

4-14. Saint Paul a le droit , comme les autres membres du collège apostolique, de vivre aux dépens de ceux qu'il évangélise. — Numquid...? Nouvelle série de questions vibrantes. La première, au vers. 4, signale le droit spécial qro notre auteur va revendiquer ici ; les autresappuient ce droit sur des preuves multiples. — Habemus. C'est le pluriel dit de catégorie. Il ne désigne ici que saint Paul, en tant qu'il appartenait à la classe des apôtres. — Le sens des mots potestatem manducandi... est déterminé par le contexte (cf. vers. 7 et ss.) : il ne s'agit plus du pouvoir de manger les viandes offertes aux idoles, mais de celui que possède l'ouvrier évangélique de se faire nourrir par les fidèles. — Le droit en question est d'abord démontré , vers. 5 - 6 , par la conduite des autres apôtres, qui, non seulement vivaient aux frais des Églises évangélisées par eux, mais qui faifaient aussi participer à ce privilège la pieuse chrétienne qui les accompagnait pour les servir. L'expression m,ulierem sororem... (l'ordre des mots est renversé dans le grec : àSeXcpriv •yuvaïxa) ne peut pas recevoir Ici d'autre signification que celle que leur a toujours attribuée, et à très juste titre, la tradition catholique. Voyez Clément d'Alex., Strom., m, 6, Tertullien, de Monog., 8, ?aint Jérôme, c. Jovin., i, 26, saint Augustin, de Âp. monach., iv, 5, Théodoret, Théophylacte , h. l., etc. Le choix môme des termes employés montre qu'elle désigne non pas une épouse , comme le prétendent faussement la plupart des interprètes protestants, mais une chrétienne d'un certain âge, dont plïbsieurs apôtres se faisaient accompagner dans leurs voyages de missions ( circumducendi , TtspiaYstv), à l'exemple du Sauveur lui-même (cf. Matth. xxvri, 55 ; Luc. vm, 1 et ss., etc.), et qui les aidait soit matériellement, soit par son concours spirituel. Le titre de sœur représente évidemment une chrétienne (cf. vu, Comment. — VIII.

15, etc.), et si Paul lui associe le mot « femme », c'est pour montrer qu'il ne parle point d'une sœur dans le sens strict. Après ce que l'apôtre a dit plus haut de son état personnel (cf. vir, 7 - 8 ) , il serait pour le moins étrange de lui voir revendiquer maintenant le droit de conduire partout avec lui l'épouse qu'il n'avait pas et qu'il ne voulait point avoir. Il semble évident qu'il a précisément employé à dessein la locution extraordinaii'e « mulierem sororem » pour exclure l'idée d'une épouse proprement dite. « Non ut uxores, sed ut sorores circumducebant mulieres » (Clément d'Alex.). — Fratres Domini. C.-à-d., ceux d'entre eux qui étaient apôtres. Voyez Matth. xin, 55 et le commentaire. — Cephas. Saint Pierre, le chef des Douze. Il y a gradation ascendante dans cette petite énumération. — Aut ego... et Barnabas (vers. 6). Cette mention spéciale de saint Barnabe paraît supposer que les Corinthiens l'avaient vu à l'œuvre parmi eux pendant quelque temps. — D'après la leçon de la Vulgate, les mots hoc operandi désignent le- droit de se faire accompagner d'une pieuse chrétienne, nourrie comme les prédicateurs eux-mêmes aux frais des iidèles. Le grec exprime une autre idée : (le droit) de ne pas travailler. Mais la pensée générale reste la même. Nous savons par plusieurs traits de sa vie (cf. I Thess. ii, 6-\0 ; II Thess. ui, 8-9, etc.), que, même lorsqu'il était occupé à fonder une Église, saint Paul travaillait de ses mains, pour ne pas être à charge à ceux qu'il évangélisait. C'est à cela qu'il fait allusion. Il aurait pu, s'il avait usé de son privilège apostolique, laisser de côté ce travail manuel et ne s'occuper que de la prédication ; les fidèles se seraient chargés de son entretien. — Le vers. 7 démontre ce droit au moyen de trois analogies, empruntées à des faits de la vie ordinaire : Quis militât..., plantât..., pascit... f « Celui qui consacre son travail à une œuvre doit pouvoir vivre de cette œuvre. » Voilà ce qu'enseigne la raison humaine. — La sainte Écriture n'est pas moins explicite, vers. 8-10. Le vers. 8 sert de transition : Numquid secundum...? Paul a narlé « selon l'homme » au vers. 7.

I CoB. IX, 8-12.

8. Numquid secundum hominem hsec dico ? An et lex hsec non dicit?

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