‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 158 sur 873 · Neque tentemus Christum, sicut · texte numérisé non relu

Neque tentemus Christum, sicut

peuple Israélite d'une manière figurée et anticipée, pour le combler de ses faveurs. Telle est en abrégé, d'après saint Jean Chrysostome et d'autres nombreux interprètes, la meilleure explication du détail un peu obscur conséquente eos petra. Quelques commentateurs, protestants pour la plupai't, ont supposé que saint Paul ferait allusion ici à deux légendes rabbiniques. Suivant la première , le rocher de Raphidim se serait détaché de sa base au moment du départ des Hébreux , et , roulant à leur suite pendant quarante ans, n'aurait cessé de les abreuver dans le désert. Selon la seconde, le rocher serait demeuré à sa place; ce sont ses eaux qui auraient accompagné Israël , franchissant les montagnes et les vallées. Mais il est Impossible que l'apôtre ait appuyé son enseignement sur de telles absurdités. Le trait petra... erat Christus contient la clef de ce petit mystère. Le rocher était la flgure du Messie, et c'est celui-ci qui accordait à la nation théocratique , non seuiemeni l'eau nécessaire pour assouvir sa soif, mais toutes les autres grâces dont elle avait besoin. Rien de plus beau et rien de plus réel que cette activité anticipée du Messie dans l'histoire juive. Conip. le vera. 9; Jean, xii, 41, etc. Déjà un écrivain sacré de l'Ancien Testament avait dit (Sap. X, 15 et ss.) que la divine Sagesse était avec les .Juifs dans le désert ; or, le Verbe de Dieu ( t cette Sagesse sont identiques. — Sed non... ( vers. 5 ). Aux bi^^nf aits par lesquels Jého vah voulait conduire les Hébreux jusqu'au repos de la terre promise, le vers. 5 oppose brièvement le triste résultat produit. — In pluribus... est une litote tragique. Sur plus de six cent mille hoaimes qui avaient dépassé l'âge de vingt ans, deux seulement, Caleb et Josué, furent ïldèles et ne déplurent pas à Dieu. Cf. Nura. i, 46; xiv, 20 et ss.; xxvi, 23 et ss.; Hebr. m, 16 et ss. — Saint Paul signale maintenaut à ses lecteurs, vers. 6-11, la leçon qui se dégageait pour eux

de ces faits. Eux aussi, ils seront rudement châtiés, s'ils ne profitent pas des grâces de Dieu. Dans le choix des fautes spéciales qui attirèrent sur les Israélites les coups réitérés du bras divin, notre auteur fut guidé sans doute par la conduite et par les besoins spirituels des Corinthiens. Au vers. 6, la pensée demeure d'abord toute générale : Haso... in figura... «. Par son admirable providence », Dieu a réglé de telle sorte les événements de l'histoire d'Israël, qu'ils fussent le type et comme la prédiction de ceux de l'histoire de l'Église. — Ut non... concupiscentes... La convoitise des choses mauvaises, interdites par le Seigneur, est, en effet, la source de tous les péi-hés, et par suite, de tous les châtiments. — Neque idololatrse... (vers. 7). L'apôtre passe ici à des faits particuliers, par lesquels les anciens Hébreux avaient grièvement offensé le Seigneur. 11 mentionne quatre exemples de ce genre. — En premier lieu, l'idolâtrie à l'égard du veau d'or. Cf. Ex. xxxii, 1 et ss. Quidam ex ipsis est encore une litote. De même aux vers. 8, 9 et 10. - Quemadmodum scriptum.„ Cf. Ex. XXXII, 6. Allusion à la fête sacrilège qui fut associée h l'adoration du veau d'or. — Neque fornicemur... (vers, 8). Second exemple. Voyez Num, XXV, 1 et ss. — Viginti tria millia. Le livre de.î Nombres, xxv, 9, parle de vingt-quatre mille victitues. Oa a allégué plusieurs explications de cette divergence; la plus simple et la meilleure consiste à dire qu'elle est l'œuvre des copistes, qui auront mal compris l'abréviation Tp;(c -à-d., Tr.cTo-apcÇ, quatre) et l'auront traduite par Tpeiî, trois. — Neque tentemus... (vers. 9). Troisième exemple. Mécontents de n'avoir pas d'autre nourriture que la manne, les Hébreux tentèrent Jthovah, c.-à-d,, le mirent à l'épreuve par leurs plaintes vlolente-i ; ce qui leur valut d'être mordus par des serpents brûlants. Voyez Num. XXI, 4 et ss. — Au lieu de Christum, quelques manuscrits grecs ont les variantes tbv

I Cor. X, 10-13.

quidam eorura tenta verunt, et a serpentibus perierunt.

10. Neque murmura veritis , sicut quidam eorum murmuraverunt, et perierunt ab exterrainatore.

11. Haec autem omnia in figura contingebant illis; scripta sunt autem ad correptionem nostram, in quos fines sseculorum devenerunt.

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