‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 159 sur 873 · Itaque qui se existimat stare, videat ne cadat · texte numérisé non relu

Itaque qui se existimat stare, videat ne cadat

13. Tentatio vos non appréhendât nisi humana. Fidelis autem Deus est, qui non patietur vos tentari supra id quod potestis; sed faciet etiam cum tentatione proventum, ut possitis sustinere.

quelques-uns d'entre eux le tentèrent, et ils périrent par les serpents.

10. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, et ils périrent par l'exterminateur.

11. Or toutes ces choses leur arrivaient en figure ; et elles ont été écrites pour notre instruction , à nous pour qui est venue la fin des siècles.

12. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber.

13. Qu'il ne vous survienne que des tentations humaines. Dieu est fidèle, et il ne souffrira pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation il vous donnera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

xuptov, le Seigneur, ou xbv Gedv, Dieu, introduites après coup par des lecteurs qui ne comprenaient pas comment les Israélites avaient pu tenter le Christ dans le désert. Nous avons vu, à propos du vers. 4, de quelle manière s'explique cette difficulté. — Neque murmuraveritis... (vei's. 10). Quatrième exemple. Il arriva souvent aux Hébreux de murmurer contre le Seigneur après la sortie d'Egypte. Cf. Ex. xv, 24 ; XVI, 2; XVII, 3; Num. xi, 1-3; xr/, 1 et ss.; XVI, 1 et ss. Le trait ah exterminatore nous porte à croire que saint Paul a eu surtout en vue la circonstance mentionnée en dernier lieu, relative à la révolte de Coré, Dathan et Abiron. En effet, le livre de la Sagesse, xviii, 25, rticontant ce même fait, emploie aussi l'expression ô oXoQpeiJwv (ici, 6 oXoepeuTiqc), pour décrire le mode du châtiment. C'est donc par un ange exterminateur que les coupables furent punis, — Esec autem... (vers. 11). L'apôtre condense dans ce verset tous les détails qu'il a énumérés à partir du vers. 6. — In figura, tutcixô); : d'nne manière typique. Les faits cités avaient donc une portée supérieure par rapport à l'avenir. D'après le plan providentiel , ils furent consignés par écrit, pour l'instruction et particulièrement pour la correction des chrétiens : ad correptionem... Au lieu de la locucion inexacte nostram in quos..., il faudrait: <( nostri, in quos... » — Les mots fines sseculorum désignent, comme la formule hébraïque 'a^arit hayyânum (la fin des jours, les derniers jours; cf. Gen. xxxix, 1; Is. Il, 2, etc.), la période qui s'est ouverte avec l'avènement du Messie, par opposition à l'époque d'attente qui existait auparavant. Comp. les expre'-feions analogues : la plénitude des temps, Gai. av, 4 et Eph. i, 10; la consommation des temps, Hebr. ix, 26; le dernier temps, I Petr. i, 5, etc. — Devenerunt. Le grec fait image : Nous que la fin des temps a rencontrés. Les jours du Messie sont censés venir à la rencontre de l'humanité. Ils forment le point central de son histoire; c'est pourquoi l'apôtre affirme que tout ce qui s'était passé

jusque -là avait eu lieu en vue de ses contemporains. Voyez saint Augustin , contr.

Faust., xxii, 24. — Itaque... (v.^rs. 12-13). Grave exhortation, qui conclut tout ce qui a été dit au sujet des tristes exemples donnés par les Hébreux. — Qui se existimat... Être debout, tomber : deux expressions métaphoriques, pour in Jiquer l'état de grâce et l'état de péché. Saint Paul ne dit pas : « qui stat », afin de mieux affirmer qu'une chute est toujours possible, comme ne le prouvait que trop l'histoire des Juifs. — Tentatio vos... (vers. 13). Tout en prémunissant les Corinthiens contre la présomption, l'apôtre ne veut pas les décourager; c'est pourquoi il leur rappelle que, s'ils sont tentés, ils ne le teront que suivant la mesure de leurs forces, et que Dieu leur fournira un secours suffisant pour triompher. — Appréhendât. D'après la meilleure leçon du grec, ce subjonctif doit être remplacé par le prétérit « apprehendit », qu'on lit dans plusieurs manuscrits de la Vulgate. — Humana : une tentation proportionnée à la faiblesse humaine. Ce sens est garanti par les mots suivants : non patietur (dans le grec : Il ne permettra paii). .. supra id... Ainsi donc, jusqu'alors les Corinthiens n'avaient pas été assaillis par des tentations insurmontables ; Paul leur promet au nom de la fidélité divine (fidelis Deus ) qu'il en sera toujours de même. — Proventum. Le mot grec exêao-iç désigne une issue; ici, une heureuse issue , la victoire sur la tentation.

40 Solution directe de la difficulté relative aux viandes qui avaient été offertes aux idoles. X, 14-XI, 1.

Au début de ce paragraphe, viii, 1 et ss., saint Paul a donné ù entendre qu'on pouvaic se nourrir de ces viandes en vertu de la liberté chrétienne, à condition toutefois de ne pas scandaliser les âmes faibles et scrupuleuses. Après la longue digression qui a commencé avec le chapitre ix et qui vient seulement de s'achever, il reprend son sujet, pour faire une importante réserve, x, 14-22, et powr donner

l Cor. X, 14-19.

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