‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 168 sur 873 · Non enira vir ex innliere est, sed mulier ex viro · texte numérisé non relu

Non enira vir ex innliere est, sed mulier ex viro

9. etenim non est creatus vir propter mulierem, sed mulier propter virum.

10. Ideo débet mulier potestatem habere supra caput, propter angelos.

11. Verumtamen neque vir sine muliere, neque mulier sine viro, in Domino.

12. Nam sicut mulier de viro, ita et vir per mulierem ; omnia autem ex Deo.

13. Vos ipsi judicate : decet mulierem non velatam orare Deum ?

de Dieu ; mais la femme est la gloire de l'homme.

8. Car l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme ;

9. et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme.

10. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur sa tête la marque de la puissance de l'homme.

11. Toutefois, l'homme n'est pas sans la femme, ni la femme sans l'homme, dans le Seigneur.

12. Car de même que la femme a été tirée de l'homme, ainsi l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.

13. Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée?

commence derechef par l'homme (comp. le vers. 4), et il signale un autre excellent motif pour lequel il doit demeurer tête nue : imago... Dei... Allusion manifeste à Gten. i, 26-28, et au Ps. VIII, 6, qui est lui-même un écho du récit de la création. Assurément la feœme aussi a été créée à l'image de Dieu, mais d'une manière moins immédiate et moins parfaite. C'est surtout à l'image de l'homme qu'elle a été directement formée (cf. Gen. ii, 21 et ss.), et les anciens auteurs aiment à la nommer pour cela : « image d'une image , gloire d'une gloire. » C'est ce que dit lui-môme l'apôtre, en ajoutant : maïier... gloria viri. L'homme ne doit donc pas se voiler, parce qu'en agissant ainsi il ternirait en quelque sorte l'éclat de la splendeur divine, qu'il est destiné à refléter partout. Au contraire, la femme doit se voiler, en signe de soumission à l'égard de son mari. — Les vers. 8 et 9 font ressortir, d'après le mode et le but de la création de la femme, la nécessité de cette dépendance. D'abord, l'homme est le principe de la femme : Non. . . vir ex..., sed... Elle a été tirée de son être. Cf. 6en. ii, 20 et ss. En outre, l'homme est la fin immédiate pour laquelle la femme a été créée : mulier propter... Elle devait être pour lui un aide semblable à lui. Cf. Gen. II, 18. — Ideo... (vers. 10). Conclusion toute naturelle de ces prémisses. — Potestatem est ime expression abrégée, qui signifie : le signe de la puissance, c.-à-d., le voile, symbole de la puissance de l'homme, à laquelle la femme doit se soumettre. — La locution propter angelos a reçu des explications assez variées depuis l'antiquité. On a vu tour à tour dans les « anges » les ministres sacrés, tous les chrétiens pieux, les démons, les bons anges. Ce dernier sentiment est à coup sûr le meilleur, car il n'y a pas de raison d'abandonner ici le sens propre et littéral. Saint Paul veut dire que, les anges assistant invisiblement aux assemblées religieuses des chrétiens, ces esprits célestes seraient attristés et choqués pour ainsi dire, si tout ne s'y

passait point avec la plus grande convenance (saint Jean Chrysostome, saint Augustin, etc.). — Verumtamen... L'apôtre établit une restriction dans les vers. 11 et 12. Il a mis en relief la dépendance de la femme par rapport à l'homme ; il ne veut pas, toutefois, que cette dépendance soit un esclavage, comme cela n'avait que trop lieu chez les païens : il relève donc maintenant la dignité de la femme au point de vue chrétien. — Neque vir..., neque... L'homme et la femme ne vont pas l'un sans l'autre, et par cela même il existe entre eux une certaine égalité vis-à-vis l'un de l'autre. — In Domino : en Notre - Seigneur Jésus - Christ. Ce irait, ajouté au précédent, signifie que le fondateur du christianisme a confirmé, sous ce rapport, ce qu'avait Institué primitivement le Créateur, à l'œuvre duquel il est de nouveau fait allusion : Nam sicut... ( vers. 12 ). — Ita et vir per... Si la formation de la première femme est une preuve de sa sujétion, comme il vient d'être dit, la propagation subséquente du genre humain rétablit Jusqu'à un certain point l'égalité, puisqxie c'est de la femme que sont nés tous les hommes, excepté le premier. — La synthèse omnia... ex Deo ramène ces divers détails à l'institution divine.

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