CHAPITRE XV
1. Maintenant je vous rappelle, frères, l'évangile que je vous ai prêché, que vous avez reçu , dans lequel vous demeurez fermes,
1. Notum autem vobis facio, fratres, evangelium quod prsedicavi vobis, quod et accepistis, in quo et statis.
chrétiens (aut in vos solos.,.?), pour prétendre faire la loi à l'Église et tout régler d'après leur norme ai'bitraiie. Qu'ils se conforment donc à ce qui a été la coutume des chrétientés les plus anciennes. — Si quis... (vers. 37). Réflexion plus grave encore. Avec la prétention d'agir sous l'inspiration divine, quelques chrétiens auraient pu objecter qu'ils ne relevaient (ftie de l' Esprit- Saint (videtur propheta... aut...). L'apôtre leur répond que ses prescriptions sont celles de Jésus -Christ lui-même : cognoscat quia Domini... Paul avait donc conscience de n'avoir rien réglé de son propre gré sur ces points délicats, mais d'avoir exprimé les volontés de celui dont 11 tenait sa mission. — L'adjectif spiritiialis (rrvc'jjJLaTtxo;) désigne eu cet endroit tous les dons spirituels autres que la prophétie.
— Si quis ignorât (vers. 38). C.-à-d. , si quelqu'un ne veut pas reconnaître que ces injonctions viennent du Seigneur lui-même. — lynoratfitur. Ce sera la peine du talion : Jésus- Christ ne le reconnaîtra pas non plus pour son disciple. Au temps présent dans le texte primitif : àyvoetTat, il est ignoré. C'est déjà un fait accompli. Quelques manuscrits grecs ont la leçon àyvoeiTO), à l'optatif, qui donne aussi un excellent sens : Si quelqu'un l'ignore, qu'il l'ignore! Paul abandonne un tel chrétien à sa propre responsabilité.
P9-40. Résumé de tout ce qui a été dit par l'apôtre sur le don des langues et la prophétie.
— Le vers. 39 condense la partie théorique : semulamini prophetare... Cf. xii, 31 ; xiv, 1-5, etc.
— Le vers. 40 condense la partie pratique : omnia autem... Cf. xiv, 26 et ss. — Honeste : avec toute la décence qui convient dans une assemblée religieuse.