que toutes vos œuvres soient faites avec amour
rintiod., p. 117, 4°. — Usque ad Pentecosten, C.-à-d., environ deux mois encore. — Cette prolongation de séjour est aussitôt motivée : Ostium enim... (vers. 9). Cette métaphore marqtie des facilités extérieures très favorables pour prêcher l'évangile avec fruit. Cf. Acr. xiv, 26 ; II Cor. II, 12; Col. rv, 3. Au lieu de evidens, le grec a l'éplthète èvepyr,ç, efficace. — Et adversarii... Car l'opposition ne fera jamais défaut à la prédication évangéllque, même dans les circonstance-i où elle est le plus favorablement reçue. C'était le cas à Éphèse sous ce double rapport, comme on le voit par le chap. xix des Actes.
3° Quelques recommandations et exhortations. XVI, 10-18.
10-11. Timothée, — Si... venerit... D'après iv, 17, saint Paul avait envoyé à Corinthe ce disciple de prédilection pour qu'il travaillât à pacifier les esprits; mais Timothée, accompagné d'Éraste, était d'abord parti pour la Macédoine (cf. Act. XIX, 22). Il était donc possible qu'il n'arrivât pas avant son maître , et c'est en partie l)onr cela que l'apôtre s'était empressé d'écrire cette lettre, ayant appris que la situation s'était encore aggravée. — Ut sine timoré... Timothée était alors très jeune, puisque, plusieurs années après, Paul lui parlait encore de sa jeunesse (cf. I Tim. IV, 12). Cette circonstance et le rôle délicat qui lui avait été confié pouvaient l'intimider en face des factions orgueilleuses de Corinthe. — Opvs enim... Raison pour laquelle on devait le traiter avec prévenance et respect : 11 était, tout aussi bien que saint Paul, l'ouvrier de Dieu et de l'évangile. — Ne quis... spernat (vers. 11). Le grec signifie à la lettre : traiter comme un néant. — Deducite. Comme au vers. G^ : Conduisez -le en avant. — Il est probable que les mots cum fratrilms désignent Éraste et
d'autres compagnons, que Paul avait associés à Timothée pour sa délicate mission. Le sens est donc : Je l'attends, ainsi que les frères envoyés avec lui. Moins bien, selon d'autres : Nous l'attendons, moi et les frères (c.-à-d., les chrétiens de Corinthe mentionnés plus bas, vers. 15 et ss.).
12. Apollos. — De Apollo... Yoyez l, 12 et le commentaire. — Utique non voluntas... Très énergiquement dans le grec : Ce n'était absolument pas sa volonté. On conçoit qu' Apollos, dont le nom servait, quoique malgré lui, de drapeau à l'une des factions chrétiennes de Corinthe, ne voulût pas aller dans cette ville en ce moment (ut nunc...). D'autre part , saitit Paul tenait à dégager sa responsabilité de ce côté, de crainte que les partisans d' Apollos ne l'accusassent lui-même d'avoir mis obsta:cle à sa visite; de là son assertion énergique : multum rogavi... — Cum fratribus. C.-à-d. avec Stéphanas, Fortunatus et Achaïcus, qui se disposaient à rentrer bientôt à Corinthe. Voyez les vers. 15 et ss. — Cum ei vacuum,... D'après le grec : Lorsqu'il trouvei'a le moment convenable.
13-14. Quelques recommandations d'ordre général. — Elles sont brèves, pressantes et s'adressent à tous les chrétiens de Corinthe. En cinq traits rapides , l'apôtre résume presque toute la vie chrétienne. Cette exhortation soudaine lui fut sans doute inspirée par la mention d'Apollos, qui lui rappelait le triste état do la communauté corinthienne. Les quatre premières expressions sont empruntées à la situation « d'une armée toute préparée au combat ». La dernière, omnia... in caritate..,, va directement contre l'esprit de schisme, qui exerçait à Corinthe une influence si funeste.
15-18. Stéphanas, Fortunatus et Achaïcns. — Otsecro autem.,. La construction de la phrase
I Cor. XVI, 15-20.
15. Une prière encore, frères. Vous sav.iz que les familles de Stéphanas, de Fortunat et d'Achaïcus sont les prémices de l'Achaïe, et qu'ils se sont consacrés eux-mêmes au service des saints;
1»]. ayez de la déférence pour de telles personnes, et pour tous ceux qui agissent et travaillent avec elles.
17. Je me réjouis de la présence de Stéphanas, de Fortunat et d'Achaïcus, parce qu'ils ont suppléé à ce que vous ne pouviez faire par vous-mêmes ;
18. car ils ont consolé mon esprit et le vôtre. Sachez donc apprécier de tels hommes.